PHILIPPE LE BEAU EN ESPAGNE
« leux. Je donne au roi de Gastille un présent « et amasse de la sorte une fortune incompa- « rableV « Les Espagnols avaient donc vu des Flamands chez eux avant le xvi" siècle. Leurs marins aussi, surtout des Biscayens, avaient visité quelques-unes de vos villes où ils apportaient les fruits de l'Andalousie, vin doux orenades, oranges, citrons, olives, câpres, figues et raisins ; en outre, à Bruges, existait une colonie espagnole, vouée au commerce des laines de Gastille, qui, au xvi'' siècle, émigra presque tout entière à Anvers '. Mais ces relations commerciales étaient superficielles. Les deux peuples, si dissemblables, restaient, malgré ces rencontres fortuites, étrangers et indifférents l'un à l'autre.
Pour que cette indifférence cessât, il fallut la venue, à deux reprises, de Philippe le Beau en Espagne. Philippe le Beau, héritier de la couronne de Gastille du chef de sa femme, passa avec elle dans la péninsule une première foisenl502, pour s'y faire proclamerprince des Asturies ; une seconde fois, en 150G, pour v