‹ Etudes sur l'Espagne (volume 5)Chapitre 11 sur 212 · IDÉES DE DON FRANCISCO · texte numérisé non relu

IDÉES DE DON FRANCISCO

le latin qui se parle dans les écoles de TEurope entière, sert à rédiger soit les traités et actes publics, soit les inscriptions commémoratives de faits glorieux ou notables et qui, enfin, est la langue de notre sainte religion. Quant au français, il convient de le savoir « en perfection », tant à cause des livres excellents écrits dans cet idiome que parce qu'il se trouverait difficilement une capitale de monarchie ou de république où le français ne se parlât, sinon mieux, au moins aussi bien que la langue indigène. L'italien n'a cours qu'en Italie ; mais les bons auteurs de cette nation méritent d'être lus : Vhombre prâctico l'apprendra donc tout de même que l'allemand, « peu nécessaire dans les cours, mais (( très utile à la guerre et dans les camps où les « Allemands abondent ». — Citons encore une diatribe assez violente de Don Francisco contre le théâtre de son pays, surtout contre ces comedias de capa y espada ce qui se réduisent la plupart du temps à des a aventures fantastiques de livres de chevaleries ou (c à des amours illicites ». Son esprit discipliné et pondéré de militaire et de diplomate ne s'accommode pas du tout de ces galants qui rossent les alguazils, de ces damas qui courent les rues sous leurs mantes comme de simples prostituées, de ces pères et de ces frères bernés par les amants de leurs filles ou de leurs sœurs. Il lui répugne aussi que les auteurs dramatiques profanent les plus nobles noms d'Espagne, appelant, par exemple, Don Pedro de Mendoza ou de Guzman les ferrailleurs et les séducteurs de leurs comédies. « Les choses, dit-il gravement.

GRANDS D ESPAGNE

ie passent point ainsi dans la réalité. » En I, ce livre, sans être ni bien original ni bien ant, dénote toutefois chez son auteur une ;tion et un amour du progrès fort rares chez les iS de son monde et de son temps ; il méritait pas tomber complètement dans l'oubli et l'on voir gré à la piété filiale d'une duchesse de tado, petite-fille de ce Fernan Nufiez, d'en afraichi la mémoire en prescrivant de le réim-

du, après tant d'années de vie active, aux paioccupations de grand seigneur terrien et à (nce quasi champêtre de son manoir de Fernan , situé au sommet d'une colline peu élevée et es douces dans la belle campagne des envie Cordoue, Don Francisco en profita pour rer le sort de ses vassaux. Ayant longtemps le monde et contemplé dans ses voyages l'él'activité et l'industrie des pays du nord, il le fonder dans ses domaines quelques étalents industriels et de fournir au travail agris colons du lieu des instruments perfectionnés, enir des Flamands, construisit des fabriques 1 et de soie, des moulins à blé et & huile, des

Maria Francisca de Silva, onzième duchesse del'Infit faire k Madrid, en 1762, une première réimpression nbre prdctico qui ne fut pas mise en veote. Une destiaée au public, porte l'adresse : Madrid, Ibarra, laraît que le sixième comte de Fernan Nufiez forma ir le projet de donner une nouvelle édition de Tceuvre rand-père (Espiiialt, Atlante espanol, t. XII, p. 13).

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