British Muséum, Ms. Add. 10252, fol
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leur cour au souverain et témoigner ainsi du prix qu'ils attachent à cet emploi de si grande confiance. Don Carlos, simple brigadier, mais grand d'Espagne et chef de sa maison, croit devoir, tout comme un autre, postuler la place ^ qui fut accordée, un peu plus tard, au comte de Bou mon ville, capitaine général d'Aragon et frère du défunt ^. — Fernan Nunez part décidément avec son premier bataillon le 9, puis reviendra seul coucher à Madrid et en repartira le 12 avec sa sœur et le deuxième bataillon. — Muniain s'est adouci quand Fernan Nunez lui a dit que le motif sérieux de la demande de Salm était d'aller voir son père et, auparavant, de passer quelques jours auprès de sa sœur. La permission sera accordée ; il suffît d'écrire par la voie officielle.
Dix-huit mois se passent, pendant lesquels diverses circonstances ont séparé les deux amis, que nous retrouvons, au commencement de 1771, l'un, Fernan Nunez, avec son régiment, à Carthagène, l'autre, Salm, auprès de sa famille, en Allemagne et en France. Une lettre de Don Carlos, datée de Carthagène, le 15 janvier 1771, rétablit la correspondance que l'éloignement et les voyages avaient rendue fort intermittente, sinon tout à fait suspendue. Après une courte saison aux bains d'Archena (province
1. La minute de sa pétition au ministre se trouve dans les papiers de Salm (Bibl. Nat., Ms. Esp. 407 «", fol. 39).