‹ Etudes sur l'Espagne (volume 5)Chapitre 66 sur 212 · LE COMTE HODITZ IH · texte numérisé non relu

LE COMTE HODITZ IH

lettre n'était autre que le comte de Guibert, plus connu chez nous par l'amour violent qu'il inspira après Mora et même du vivant de ce dernier à M^^® de Lespinasse, que par ses talents militaires, fort distingués d'ailleurs et fort appréciés des contemporains. Guibert avait rencontré Fernan Nunez à Vienne et le retrouva à Breslau dans la première quinzaine d'août. A la date du 15 de ce mois, il écrit, à ce propos, dans son journal : « Rencontre « d'un grand d'Espagne, colonel d'un régiment (( d'infanterie, que j'avois vu à Vienne et qui venoit (( aussi aux revues : un capitaine de son régiment « l'accompagnait ; liaison formée fort vite, nos objets (( étant communs ; j'étois bien aise de voir comment (( les Espagnols observent *. » Fernan Nuîiez et Guibert ne se quittèrent pour ainsi dire pas tant que durèrent les manœuvres et firent très bon ménage ensemble. Tous deux, invités par Hoditz, le comte allemand dont parlait tout à l'heure Don Carlos, se rendirent à Rossw^alde, en Moravie, résidence de ce curieux personnage. Séparé de sa femme et sans aucun goût pour le militaire, quoique Frédéric l'eût nommé commandant d'un régiment de hussards, le comte Albert Joseph de Hoditz s'était retiré dans son domaine de Moravie qu'il avait orné, embelli et attifé à sa façon. Admirateur fanatique de Frédéric, il l'y recevait quelquefois et l'y fêtait comme un dieu ; mais sa fortune ne put résister longtemps à un

1. Journal d'un voyage en Allemagne fait en 1773, Paris, 1803, t. II, p. 122.

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tel train de dépenses. Hoditz, reçut du roi — qui compatit à u sentait en quelque manière respoi et une maison à Potsdam, oîi il 1778, dernier de sa race'. Fern plaisir à cette excursion qui le < gante qu'il menait depuis piusi s'amusa fort de ce bizarre person « un jour chez un comte qui a

« d'extravagance II y a tren

H tiré à sa maison de campagne K trichienne, où il vit en petit p ([ opéra, orchestre et jardins :

u ordonné par lui, car il instrui « fait apprendre trente mille m Dans une autre lettre du 27 ami. Don Carlos rend compte dt accordée Frédéric à Naisse. « J « Majesté par un général qu'El a effet, car il n'y a ici ni cérémo « Le roi me reçut fort bien et « demi-heure, me questionnant a il s'est formé une bonne idée j « il traite fort honnêtement le une longue description des i intéressant de comparer aux i Gnibert et que nous reproduin ginal, en appendice, pour évitei

1. Allgemeint deutscke Biograpki HodiU, voir aussi les curieux détaih (t. II, p. 181).

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