‹ Etudes sur l'Espagne (volume 5)Chapitre 94 sur 212 · ABAJ4DA PREMIER MINISTRE · texte numérisé non relu

ABAJ4DA PREMIER MINISTRE

Le mariage consommé, Aranda retourna à Paris mais il n'y £t pas grande figure . Presque unique ment occupé de la santé de sa femme dont le temp^ rament délicat ne s'accommodait pas de notre climat et souvent obligé de l'accompagner aux eaux, il n résida plus à Paris que d'une façon intermittente Vers la fin de 1786, persuadé que sa femme ne s< rétablirait complètement qu'en Espagne et, s an doute aussi, assez fatigué de son ambassade qui n lui procurait plus les mêmes jouissances d'amout propre qu'autrefois, il résolut de demander soi rappel, qui lui fut accordé. Nous ne savons pas que accueil lui fit sa cour ; mais, à Paris, il ne parait pa qu'on l'ait vu partir avec regret . h M . d'Aranda nou , « quitte enfin », disent des nouvelles à la main di - temps, « après avoir tourmenté nos ministres pa « des prétentions ridicules et par une volonté tenac

L'ambition qu'avait toujours nourrie Aranda d ; devenir premier ministre ne se réalisa qu'après 1 mort de Charles III, en 1792, dans des circonstance fort périlleuses pour l'Espagne et sous le trist règne de celui qui, prince des Asturies, avait, pa 1 esprit d'opposition à sou père, favorisé Aranda et le Aragonais. Au reste, les moyens assez peu digne employés par le comte pour renverser Floridablanc ne lui portèrent pas bonheur. Simple jouet de 1

1. Correspondance secrète, pab\. par M. de Lcscure, Pari: 1866, t. II, p. 112. Aranda ne prit oQiciellement congé c Louis XVI que le 23 septembre 1787 (Gazitle de France d 2S eeptembre 1787).

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