TOME I
NOUV. TECH
LES CHEMINS DE FER
dans la chambre F, le ressort tend à ouvrir la soupape et à laisser rentrer de l’air comprimé, jusqu’à ce que l’équilibre soit rétabli.
D’ailleurs, la vis G est reliée à la tige l qui porte les enregistreurs électriques dont il vient d'être question, de manière que les ordonnées des points, obtenus chaque fois qu’un signal électrique est envoyé de l’explorateur, soient, proportionnelles aux pressions de l’air et, par 'conséquent, de la vapeur.
Les tableaux, sur lesquels se fait automatiquement cette inscription, sont animés d’un mouvement alternatif emprunté à l’essieu du wagon, et les transmissions sont réglées de manière à mettre ce mouvement dans un rapport constant avec celui des organes correspondants de la machine : le synchronisme de ce mouvement et de celui des pistons est rigoureusement assuré par une disposition spéciale d’engrenages différentiels , qui garantissent l’égalité des vitesses angulaires des arbres moteurs; l’identité des périodes de mouvement du piston et des tableaux est obtenue par un deuxième train d’engrenages différentiels , qui permet de faire coïncider, pendant la marche, les origines du mouvement des pistons et des tableaux. Enfin, on vérifie le synchronisme en provoquant l’émission d’un signal électrique, visible à l'extrémité de l’une des manivelles des tableaux mobiles, chaque fois que la manivelle motrice correspondante de la machine passe, par exemple, au milieu de sa course : s’il y a synchronisme, ce signal est visible toujours à la même place dans l’espace : s’il y a seulement identité de vitesse angulaire, ce signal est encore visible, mais en un point quelconque de l'espace. On nous dispensera de décrire en détail cette dernière disposition, qui est un chef-d’œuvre de mécanique et d’optique, dû àM. Napoli.
En résumé, on peut dire que chacune des expériences que permet de faire le wagon de la Compagnie de l’Est, est réalisée dans des conditions scientifiques tout à fait nouvelles et d'une précision que l'on n’avait jamais obtenue jusqu’à ce jour. On n’a pu encore relever qu’un nombre très-restreint de diagrammes , parce que le temps a manqué avant l’ouverture de l’Exposition ; mais, à présent, rien n’empêclie les savants inventeurs de recueillir les fruits de leurs recherches et d’en publier les instructifs résultats.
SECTION C. — Résultats commerciaux de l’exploitation des chemins
de fer.
Nous terminerons l’Étude qui précède, par l’exposé d’un certain nombre de renseignements statistiques, concernant l’exploitation des chemins de fer français et de quelques lignes étrangères.
Faute de renseignements qu’en général il est difficile d’obtenir des Compagnies, ces chiffres n'ont pas le caractère d’ensemble qu’il eût été intéresssant de leur donner et ils se rapportent soit à l'année 1873, soit à l’année 1876. Quoi qu’il en soit, ils peuvent avoir leur utilité, en plus d’une circonstance.
1°. — Chemins de fer français
La longueur totale des lignes exploitées, au 15 février 1879, se décompose de la manière suivante :
Réseau de l’État .
Six grandes Compagnies .
Compagnies diverses d’intérêt général. .
Chemins de fer d’intérêt local .
Chemins de fer à voie étroite .
1,579 kilomètres.
Total.
RESULTATS DE L’EXPLOITATION
Les résultats de l’exploitation ont été, pour l’année 1876 et pour les lignes d intérêt général exploitées par les six grandes Compagnies françaises, les suivants :
NOMS
des
COMPAGNIES
LONGUEURS
kilométri¬
ques.