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LES HALLUCINATIONS TOXI-INFECTIEUSES

AUTO-OBSERVATION

Le rêveur passe maintenant aux rêves de sa veille, les hallucinations toxi-infectieuses et les hallucinations toxiques volontaires. Fastidieusement fréquentes pour les uns, rarissimes ou inexistantes pour d’autres, leur type est l’onirisme alcoolique, et leur idéal les visions précises survenues un jour dans la vie de quelques observateurs. Dans la veille la plus normale, par la vue, l’ouïe, le tact, également intéressés et concordants, ils auraient regardé, écouté, palpé, observé des merveilles de complexité objective, de parfaits équivalents d’objets.

Mais ces miracles hallucinatoires sont exceptionnels, et exposés, d’après certains, à de graves doutes. On reproche au visionnaire de romancer, sans le savoir, quelques perceptions ou phosphènes confus et ambigus ; on prétend qu’il présente comme infiniment compliquée, parfaite, et confirmée par l’accord des sens, une apparition qu’il ne peut pourtant pas décrire et ne peut que nommer, on soupçonne chez lui des troubles de la perception, un appauvrissement des images, un fléchissement de sa « gnosie », une réduction des données et des actes auxquels nous devons de discerner la qualité, les traits et caractéristiques de nos perceptions, images, lueurs endoptiques, métesthésies.

On peut ainsi accumuler les cas de prétendus visionnaires, intoxiqués et infectés divers, dont l’apparent onirisme n’est qu'attitude ou conduite, mentisme pseudoonirique ou, plus simplement, imaginatif, interprétation

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