‹ Études sur l'hallucination: II La cliniqueChapitre 51 sur 422 · PERSPECTIVES ET VRAISEMBLANCES · texte numérisé non relu

PERSPECTIVES ET VRAISEMBLANCES

sous nos yeux : c’est malgré toutes nos représentations, images et idées de la chose. La perception contredit tout ce que nous savons de l’objet, et même, semble-t-il aussi, la raison.

Soit le schéma d’un vieux et désuet poste de T. S. FI. Aux yeux de beaucoup de sujets, il paraît d’abord grossièrement fautif. Le parallélogramme, le trapèze, l’ellipse, peu importe, est la base d’un entonnoir; il est vu par sa face supérieure, le côté AB est en arrière, le côté DC est en avant; et voici que les grands pylônes, les pylônes anté-

rieurs, portent les angles postérieurs, et les petits pylônes, les pylônes postérieurs, portent les angles antérieurs. Le pylône P, le grand pylône, nécessairement antérieur, ne peut pas, ne doit pas porter l’angle À, puisque l’angle A est en arrière; et le pylône P’, le petit pylône, fatalement en arrière, ne peut pas soutenir l’angle C, puisque l’angle C est en avant. Le dessin est incohérent, la perception est incohérente,

Chez quelques-uns des sujets qui voient d’abord la base de l’entonnoir par le haut et le côté AB en arrière, les choses ne s’arrangent jamais, Le plus souvent, si on insiste, tout

10. CI. Note sur les Illusions géométriques. Assoc, Franç. p. l’avanc. des Sciences, Congrès de 1921, p. 1246-1951.

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