D. M., IV, VIL
TAINE. — C’est surtout avec Taine que les inévitables imagessensations et sensations-hallucinations arrivent à la toutepuissance, et prétendent régenter psychologie et métaphysique. Spinozisme et Leibnizianisme ont toute leur vitalité; mais la philosophie de Taine, qui n’est certes pas morte, est en sommeil. Ne prétendant pas la réveiller, nous aurions voulu la négliger ici. Ce n’est guère possible, puisqu'elle est le type, et peut-être l’unique représentant viable, des systèmes où la pièce maîtresse est l’hallucination. La pensée de Taine sur ce point n’étant pas toujours présentée dans toute sa netteté et sous sa physionomie actuelle, en voici un bref résumé.
Décidé à réduire toute vie psychique aux variations quantitatives d’un élément unique, Taïne n’a eu que çà et là des velléités qualitatives, et elles n’esquissent même pas une résistance au mouvement associationiste et atomiste qui emporte « l’Intelligence ».