‹ Études sur la circulation et les banques (volume 2)Chapitre 2 sur 40 · AVERTISSEMENT. TH · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT. TH

tous ceux qui se sont livrés à de consciencieuses recherches sur la circulation et les banques, à produire au grand jour le résultat de leurs tra- ■ vaux, comme un témoignage de plus dans le solennel débat qui va s ouvrir. G est cette coiisidé-, ration qui nous a déterminé à publier les études contenues dans ce volume.

Ces études se divisent en deux parties : la première, composée à une époque déjà fort éloignée, e^t Cûiisacrée à la recherche des principes qui, suivant les temps, les lieux et le milieu social, doivent guider Thomme d*Ëtat et le législateur dans Torganisation du système circulatoire d'un grand pays. La seconde, plus récente, a pour objet de signaler les inconvénients de lorganisa- Hioa qui a prévalu parmf nous, et d'indiquer les r^PIfJl^s (|ui pourraient y être apportés, sans conipromottre les conditions de stabilité et de kéeurité de ia circulation, qui sont plus nécessaires eu France que partout ailleurs. Qu il nous soit permis d'indiquer rapidement les circonstances dans iesqueUes ûit écrite la premièie partie, consacrée aux principes généraux de la matière.

L'Académie des sciences morales et politiques.

Yllf AVERTISSEMENT.

section d'économie politique et de statistique, avait proposé, en 1845, la question suivante :

«Déterminer, d'après les principes de la « science et les données de lexpéi ience, les lois « qui doivent régler le rapport proportionnel de a la circulation en billets avec la circulation mé* « tallique, afin que l'État jouisse de tons les ( avantages du crédit, sans avoir à en redouter a Tabus ? »

Le programme joint à la question, après avoir rappelé les opinions contradictoires des partisans exclusifs du numéraire métallique et de la monnaie fiduciaire, ajoutait :

« Ces deux opinions sont-elles également ex- <( cessives? Peut-on, sans nuire à la sûreté des (c transactions et au développement de la pro- « duction, concilier dans une certaine mesure les et deux moyens de circulation, qui sont le métal a monnaye et les billets ? Quelle est cette mesure? " ti Est-elle la même pour tous les temps et tous (des pays? La théorie éclairée par les faits a peut-elle la déterminer? Ou fliut-il l'abandona ner aux tâtonnements de l'empirisme ? »

C'était là unegranile et belle question qui, par la généralité de ses termes et le terrain nouveau

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