‹ Études sur la circulation et les banquesChapitre 3 sur 130 · VIII AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VIII AVERTISSEMENT

section d'économie politique et de statistique, avait proposé, en 1 845, la question suivante :

« Déterminer, d'après les principes de la « science et les données de l'expérience, les lois « qui doivent régler le rapport proportionnel de « la circulation en billets avec la circulation nié- <« tallique, afin que l'État jouisse de tous les « avantages du crédit, sans avoir h en redouter « l'abus? »

Le programme joint à la question, après avoir rappelé les opinions contradictoires des partisans exclusifs du numéraire métallique et de la monnaie fiduciaire, ajoutait :

« Ces deux opinions sont-elles également ex- <i cessives? Peut-on, sans nuire à la sûreté des <t transactions et au développement de la prou duction, concilier dans une certaine mesure les « deux moyens de circulation, qui sont le métal « monnayé et les billets ?*Quelle est cette mesure? « Est-elle la même pour tous les temps et tous «les pays? La théorie éclairée par les faits « peut-elle la déterminer? Ou faut-il l'abandon- « ner aux tâtonnements de l'empirisme ? »

C'était là une grande et belle question qui, par la généralité de ses termes et le terrain nouveau

AVERTISSEMENT. TX

sur lequel elle était posée, semblait ouvrir un vaste champ aux recherches. Elle invitait à soustraire le problème de l'organisation des banques au domaine des considérations abstraites et absolues dans lequel , comme beaucoup d'autres questions d'économie politique, il avait été trop longtemps retenu, pour le rattacher à l'ensemble des faits sociaux qui constituent le milieu dans lequel les établissements de crédit sont appelés à fonctionner. Elle conviait à montrer l'influence que la distribution de la propriété, l'organisation industrielle et commerciale, la situation politique, doivent, selon toute apparence, exercer sur la nature des instruments de circulation.

Quatre mémoires furent envoyés à l'Académie; mais aucun ne fut jugé satisfaisant. La question fut remise au concours, et accompagnée, cette fois, de l'explication suivante :

« Tout en laissant aux concurrents le soin de « fixer la direction et l'étendue de leurs investi- « gâtions, l'Académie les invite cependant à por- « ter principalement leur attention sur cette « partie du crédit dont les gouvernements sont ( libres de déterminer l'usage. Ce qu'elle de- « mande, c'est l'examen des règles à imposer à

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