‹ Etudes sur la fronde des ZygoptéridéesChapitre 34 sur 119 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

plusieurs assises de cellules. Extérieurement;, elle est formée par un épiderme à grandes cellules carrées, à parois épaissies, beaucoup plus grandes que les cellules épidermiques des fines ramifications ; il faut remonter au moins j usqu* aux gros pétioles pour trouver des cellules épidermiques présentant des dimensions comparables en section transversale. La fig. 51, pl. Vil, représente une fine ramification au meme grossissement que les sporanges des fig. 52 et 53.

intérieurement, l’épiderme est tapissé d’une couche épaisse de cellules à parois minces, formant plusieurs assises concentriques régulièrement empilées. Cette couche constitue un tissu nutritif^, fig. 52 et 53) destiné à alimenter les spores pendant leur développement; sur les sporanges jeunes, il occupe un espace beaucoup plus considérable ; il diminue de volume et s'écrase à mesure que les spores approchent de leur maturité. La paroi du sporange ne présente pas d’anneau, mais seulement un stomium, qui n'est pas exactement opposé au point d'attache, mais plu tôt un peu excentrique ; au voisinage de ce point, les cellules épidermiques diminuent progressivement de taille, tandis que le tissu nutritif s’amincit et s’interrompt. Le stomium est formé pardeuxpeti tes cellules plus étroites que leurs voisines sL (fig. 52). C'est du moins l’aspect présenté par une section à peu près méridienne du sporange, c’est-à-dire transversale du stomium ; en réalité il y a probablement là une courte ligne de déhiscence bordée par deux rangées de petites cellules. La fig. 53 représente un gros sporange où les deux lèvres du stomium se sont séparées et ont glissé l'une sur l'autre ; mais le sporange ne s'est pas ouvert et est encore rempli de ses spores ; dans la plupart des cas, le sporange baille largement et est presque vidé.

Les spores très nombreuses sont d'une seule sorte, elles sont tétraédriques, arrondies ; la paroi est fortement ^colorée et en général déchirée.

Dans une nouvelle note publiée en j uillet 1906 (32), M. le D1' Scott annonce avoir trouvé des spores en germination dans certains sporanges. Chaque spore émet un tube gerini-

STAUROPTKRIS OLDHAMIA.

nateur, un rhizoïde, qui comprend seulement deux ou trois cellules. L’auteur avait déjà décrit en 1904 un sporange contenant des spores en germination, mais de taille beaucoup plus grande que ceux de S . oldhamia , et qui appartient probablement à une nouvelle espèce de Stauropteris encore inconnue.

Comme M. le Dr Scott l’a remarqué, la position des sporanges de S. oldhamia , de même que la structure de la paroi, composée de plusieurs assises de cellules, rappelle ce que l’on connaît chez les Zygoptéridées. L'absence de l’anneau large et multicellulaire propre à cette famille etauxBotryoptéridées est toutefois un caractère distinctif très net; avec plus de raison, M. le I)r Scott a comparé les sporanges de S. oldhamia à ceux de Diplolabis , également dépourvus d’anneaux [Studies, 1908). M. le Dr Scott se demandait s’il ne fallait pas voir dans le sporange de S. oldhamia un sac pollinique ; l’existence de spores en germination, comme aussi la structure anatomique de la fronde lui ont fait abandonner cette idée ; mais la simplicité du sporange l’amène à considérer S. oldhamia

comme un membre primitif de la famille des Zygoptéridées.

Nous verrons au contraire que par la structure de sa fronde, S. oldhamia doit être regardé comme une Zygoptéridée très différenciée et très spécialisée.

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