Études sur la infusoires et les rhizopodes;
Diverses circonstances ont retardé la publication de cette troisième et dernière partie de nos Etudes sur les Infusoires. Cependant, c'est la partie de notre travail dont la rédaction remonte à l'époque la plus ancienne, puisqu'elle forme le Mémoire envoyé en 1855, par M. Lachmann et moi, à l'Académie des Sciences de Paris. Pendant l'intervalle, la science a marché, des découvertes saillantes et nombreuses ont enrichi le domaine de nos connaissances, et, par suite, il eût été peut-être à désirer que ce Mémoire fût refondu dans quelques-unes de ses parties. Toutefois, la permission qui nous a été accordée par l'Académie de Paris de publier le présent travail, nous imposait le strict devoir de publier le texte même que sa commission avait eu sous les yeux. Je me suis conformé à cette exigence morale; mais j'ai suppléé aux lacunes par quelques notes insérées au bas des pages, notes que j'ai toujours soigneusement distinguées des autres, en indi- (piant d'une manière expresse leur date récente. Les seules modifications que j'aie fait subir à notre rédaction primitive ont consisté dans quelques corrections de style et dans la suppression de certains passages, rendus inutiles par la publication des deux premières livraisons de nos Etudes. J'ai dû aussi, pour mettre plus d'harmonie dans notre travail, remplacer, lorsque cela était nécessaire, les nonis de l'ancienne nomenclature par des dénominations conformes à la classification nouvelle que nous avons proposée. Je ne puis terminer ces quelques lignes préliminaires sans signaler au lecteur l'on-
vrage reinar(}uable que M. Steiii publie en ce moment, sous le titre : Der Organismns der Infusion sthiere nach eigenen Untersuchmigen- bearbcitet, ouvrage dont la première livraison vient de paraître à Leipzig. L'organisation des infusoires a été étudiée à nouveau par M. Stein avec un soin scrupuleux; et je suis heureux de dire que les résultats essentiels auxquels il est arrivé, concordent parfaitement avec ceux que nous avons fait connaître dans les doux premières parties de nos Etudes. Sans doute il existe encore bien des divergences sur certains points de détail; mais, en somme, une heureuse concordance dans les résultats caractérise nos recherches, bien qu'elles aient été faites d'une manière parfaitement indépendante, sans même qu'il existât aucune relation quelconque entre nous. C'est là un fait heureux en regard des différences fondamentales qui séparaient jusqu'ici les appréciations de l'organisation des infusoires, publiées par divers auteurs. Nous aurons l'occasion de revenir sur certains points des nouvelles recherches de M. Stein dans quelques notes de ce Mémoire.
Ed. CLAPARËDE.
Genève^ janvier 1860.
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