Gatlunsjen einzelliger Algon. p
.T. La même cliose pourrait se dire de la lopiilalion des Diatonui";. Aussi est-il ividentipie si la co|)ulation a pour liul la conservation el la reproduction de l'espèc(*, la muUiplication toitilie iMitii lemenl à la eliarge des générations lissipares (Note subséquente)
•>. Dans les « liritish Desmidicf » ûe M. Halls. IK^D, p. II.
que les cellules reproductrices des Closterium se distendent et produisent une espèce de mucilage dans leur intérieur, mucilage au sein duquel se développent une foule de petits Closterium. Ceux-ci finissent par percer l'enveloppe commune et restent libres au dehors.
Il est des cas où la conjugaison de deux Closterium donne naissance à deux cellules reproductrices et non pas à une seule. C'est ce que M. Morren avait déjà vu, mais interprété faussement, comme étant de prime abord une copulation de quatre Clostéries à cônes inégaux. M. Smith ' montra que lorsque deux Closterium Ehrenbergii (CL Lunula Ehr.) se conjuguent, ils commencent par s'envelopper d'une substance gélatineuse commune. Chacun se divise alors spontanément en deux, et la membrane interne (vaisseau primordial de Mohl) faisant saillie à la place où la déhiscence a lieu, donne naissance à ce que 5K Morren nommait des Clostéries à côiœs inégaux. Les sacs délicats {vaisseau primordial) qui renferment l'endochrôme, sortent alors de chacun des demi- Closterium. Chacun des sacs provenus de la division d'un des individus fonctionne comme un vrai Closterium, et s'unit avec l'un des sacs provenus de la division de l'autre. Les deux masses ainsi formées s'arrondissent en deux corps sphériques : ce sont les cellules reproductrices. M. Braun % qui a vu également la production de deux cellules reproductrices chez le Closterium lineatum, y a constaté des faits semblables. Là aussi, il y a une division préalable de la membrane interne de chaque Closterium et de son contenu, de sorte que, lorsque la déhiscence a lieu, il y a de fait quatre individus en
présence.
Cette esquisse du développement des Closterium peut servir de type à celui de
toutes lesDesmidiacées, les Pediastrum exceptés. M. Braun ^ a, en eflet, tout dernièrement montré que ces derniers trouvent leurs affinités réelles non pas chez les Desmidiacées. ni chez les Diatomacées, mais chez les algues proprement dites. Ils ont des zoogonidies (macrogonidies), découvertes d'abord par Turpin ' et par Meyen '.
1, Smith. Observalioiis (in llio conjugation ot Closti'iiiun lihrenlterQii . Aniials aiid Magazine ot Natiiral History. 183(5.
i. Verjiingung. p. 31^-315. •
5. Algaiiini uiiicelliilaiiuin gênera nova et minus eogiiita, aiiclore Al. BianiL. Llpsiie, mdccclv.
4. Mémoires du Muséum d'Histoire naturelle, t. 16, IS'37, p. 520.
5. Aeta Acad. C;es. Leopoldin. natura' curiosoruni. Vol, i i. Pars 2. 1829, p. Tii.
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M. Braiiii vient, également de décrire leurs microgonidies '. Or, on ne rencontre ni les unes ni les autres chez les Desmidiacées, pas plus que chez leurs proches parentes les Zygnémées, ni chez les Diatomé.es. M. Braun croit, par conséquent, devoir rapprocher les Pediastrum des Hydrodictyon. Ce fait ne semble guère en faveur de l'animalité des Pediaslrum, encore soutenue à l'heure qu'il est par M. Ehrenberg. Le rapprochement fait d'un autre côté entre les Zygnémées et les Desmidiées, est également peu favorable aux opinions de ce savant relativement à ces dernières. M. Nœgeli dit positivement que la seule différence entre ces deux groupes consiste en ce que les individus de l'un sont unicellulaires, et ceux de l'autre multicellulaires ".
Il est cependant des faits qui semblent permettre de supposer que les Desmidiacées oiTrent d'autres modes de génération, par lesquels elles se rapprocheraient des Pediastrum et des autres algues. — M. Moiren rapporte, en elfet, avoir observé chez le Clostermm Lunula ce qu'il nomme une reproduclion par propagules ^ Ces Closterium sont produits dans l'intérieur d'un Closterium isolé non copule. Lorsqu'ils sont formés, on voit se dessiner un tiait non-circulaire, qui délimite exactement la base des deux cônes dont le Closterium se compose. Ce Irait est l'indice de la déhiscence qui s'opérera plus tard. Cette déhiscence a lieu en eflet : les propagules percent la membrane commune (endochrôme, vaisseau primordial, etc.) qui les enveloppe et se trouvent libres. Ils s'allongent peu à peu, et suivant M. Morren, prennent la forme de vrais Closterium. ■ — M. Ralfs * mentionne également la production d'une foule de petites zoogonidies chez les Desmidiacées, en ajoutant que ce phénomène n'est pas fort rare, et il est probable que les prétendus animalcules que M. Ehrenberg trouva dans un Closterium, et qu'il baptisa du nom de Bocio viridis, n'étaient pas autre chose que de telles zoogonidies. Nous-mêmes, nous avons observé une fois un Closterium Lunula dont le contenu était remplacé par des corpuscules verts, arrondis, munis chacun d'un seul cil flagelliforme et d'un point rouge. Ces corpuscules s'agitaient vivement dans l'intérieur du Closterium ; toutefois, nous n'avons pu observer leur sortie.