‹ Études sur la infusoires et les rhizopodes; (volume 2)Chapitre 7 sur 65 · Aiiiialfs des Sciences iialurelles. 2" si'rie. IWÔ · texte numérisé non relu

Aiiiialfs des Sciences iialurelles. 2" si'rie. IWÔ

3. Treviranus. Verinischle Scliriftjn. Beilrdge ziir PUanzenphysiologie.

Kl LES HHIZOPODES. 17

Les observations de M. Agardh portaient en elles-mêmes un cachet de vérité et d'exactitude. En eiïet, si les deux llagellum qui, comme on l'a reconnu plus tard, sont portés par le rostre des zoogonidies d'Ectocarpus, ont échappé à sa vue, c'est la faute des instruments d'alors. Il fallait bien se résoudre à l'évidence, et voir dans les mouvements des spores des algues, nonobstant les diverses variations qu'ils pouvaient présenter, un phénomène jouant un rôle important dans la nature. L'attention s'éveillait, et le moment était devenu propice pour lancer dans le monde, ainsi que M. Unger le fit alors, un opuscule dont le titre ne promettait rien moins que la démonstration de la transformation des végétaux en animaux'.

Oken " s'était, il est vrai, déjà élevé contre cette idée, pensant que des corpuscules organiques qui germent aussi rapidement doivent posséder en eux des mouvements vitaux, et croyant que dans de telles conditions il n'est pas possible d'admettre, malgré leur nature végétale, qu'ils puissent se comporter tranquillement dans l'eau, aussi longtemps du moins qu'ils possèdent un poids spécifique égal à celui du liquide ambiant. Mais, en 4843, moment où M. Unger publia son opuscule, le monde savant semblait devoir être disposé à accueillir favorablement ces idées de métamorphoses. En effet, l'intérêt général avait été suscité, durant les années précédentes, par les belles observations de M. Lovén sur les Campanulaires, et de M. Sars sur les Méduses et les Cyanées. M. Lovén ^ a,vait reconnu que les embryons de la Campaniiluria geniculata sont des corps allongés, plus ou moins cylindriques, espèces de sacs formés par une membrane couverte de cils à sa surface. Il vit ces embryons infusoriformes se mouvoir avec agiUté dans l'eau, se dirigeant en tous sens à peu près comme le ferait un Paramecium ou un ver turbellarié. Mais il constata que bientôt ces embryons s'arrêtent, se fixent sur une plante marine, et se développent en présentant peu à peu la forme et l'organisation d'une Campanulaire. M. Sars ' avait également vu les œufs de la Medusa aurita donner naissance à de jeunes embryons infusoriformes, animalcules ovoïdes, privés de bouche, se mouvant dans l'eau à l'aide de cils vibratiles. Il constata que ces

1. Dnger. Die Pflanze iiu .Moinenl der Thierwerdung. Wien, I8i5.

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