‹ Études sur la infusoires et les rhizopodes;Chapitre 11 sur 108 · Annals and Mag. of nat. Historj, 1836, p. Ilfi · texte numérisé non relu

Annals and Mag. of nat. Historj, 1836, p. Ilfi

fibreuse particulière qui a été reconnue simultanément par M. Lieberivùhii et par nous. Toutes ces extrémités montrent une grande propension à se fendre longitudinalement dans la direction des fibres; si bien que, dans certaines circonstances, chacune d'elles se trouve remplacée par un faisceau de fibres susceptibles de se mouvoir chacune pour son propre compte. Il ne faut donc point se représenter, ainsi que M. Dujardin l'a fait, ces extrémités comme étant de simples prolongements de la substance charnue (sarcodel) de l'infusoire. Elles ont une structure fibreuse toute particulière, qui s'accuse déjà par la circonstance que, chez certaines espèces, l'extrémité des pieds-rames est comme échevelée.

Une autre espèce d'organe appendiculaire se trouve chez les Dystériens, sous la forme d'un pied articulé unique, excessivement mobile dans tous les sens. L'animal se sert de ce pied pour se fixer aux objets étrangers, comme un rotateur le fait avec sa queue, et il se tourne en tous sens, cherchant sa pâture , tantôt à droite, tantôt à gauche, sans pour cela changer la position du pied.

Enfin, nous avons à mentionner des appendices, en général longs et fins, qu'on pont désigner sous le nom de soles. Les soies sont en général immobiles, bien que la plupart d'entre elles paraissent jouir de la faculté de se mouvoir très-vivement à certains moments. Nous rencontrons ces soies, soit chez les infusoires flagellés (Mallomonas, etc.), soit chez les infusoires ciliés (Pieuronema, Cyclidium, Haltei'ia, Campylopus, Euplotes, Stylonychia. etc.). Tous les infusoires chez lesquels nous avons reconnu l'existence de ces soies jouissent, à l'exception des Stentor et des Lembadium, de la propriété do faire des bonds, et nous ne connaissons pas un seul infusoire sauteur qui en soit dépourvu. Cette circonstance permet bien de relier la fonction du !-aut avec les soies en question- et, en eflet, il est possible de s'assurer chez certains infusoires, cliez VHaUeria (jrandinella par exemple, que les soies entrent en mouvement au moment où se produit le bond; mais ce mouvement est rapide comme l'éclair. Les soies terminales des Lembadium u'oiTrent, du reste, pas la roideur propre aux véritables soies saltatrices, et paraissent devoir être plutôt comparées au groupe de cils, plus longs, que Ton trouve à l'extrémité postérieure du Paramecium Aurélia et de quelques autres infusoires ciliés.

ET LES RIIIZOPODES. 2.1

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