‹ Études sur la littérature et les moeurs des Anglo-Américains au XIXe siècle [microforme]Chapitre 74 sur 138 · JEUNESSE DE L'AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

JEUNESSE DE L'AMÉRIQUE

à l'élite des citoyens des États-Unis leur goût pour l’Europe, od « c'est chaque jour davantage la mode, dit-it, d'aller faire élection de domicile. Les Am” ‘tains ont le droit de répendre que cette vie préparatoire et sans repos, cette sristence d'artisan harassé et nomade, cette course haletante vers In fortune et les entreprises, offrent peu de charmes au philosophe, et de loisirs pour In réverie. Une société dans l'enfance marche beaucoup et étourdiment, aime l'exereice pour l'etérciée”et l'action pour l'action! elle ménge vite, eourt vite, brole le pavé, ne reconnait point de passé, et ne säit-ni donner aux femmes leur place, ni élever leur esprit, ni raffiner leurs mœurs.

Aussi ’Auiérique du Nord est-elle pléngée dans une admiration dé Chérubin devant le sere féminin, admiration privée de discertiement, instinct plutôt que preference. Ceue situation des femmes en Amerique a fort préoccupé les voyageuts. Elles sont honorées et isô!ées, almables et sans inſſoence; elles ont beaucoup de lecture et peu d'idées; mis Marneau ne s’expliqué point cette énigme,

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