LES DEUX CHAPEAUX
Tous les autres voyageurs se parlant l’un à l'autre, dans l'intérieur de la voiturel: — Oui, messieurs.
Le cocher se retournant, et d'un ton de mécontentement très-vif: — Non, messieurs,
LE CHAPEAU DE PAILLE, s'adressant au cocher, et avec un certain respect: — Oui, monsieur ; mais il me semblait que les derniers milles nous avaient coûté un assez bon bout de temps; c’est un fait et un calcul.
Comme le cocher ne voulait pas ent as cette controverse, dont le sujet ne s'accordait ec ses idées, un autre voyageur prit la parole et s
« — Oui, monsieur ! »
Le chapeau de paille, par politesse , lui répondit de meme, et le chapeau gris répéta les susdits mots sacramentels ; enfin le chapeau de paille demanda au chapeau gris si cette voiture n’était pas neuve. Il reçut la réponse accoutumòe.
LE CHAPEAU DE PAILLE, — Je m'en doutais. Elle répand une forte odeur de vernis, monsieur ?
LE CHAPEAU GRIS, — Oui, monsieur.
Tous les voyageurs, du fond de la voiture: — Oui, mon- LE CITAPEAU GRIS, s'adressant en génèral et en particulier à él acun des voyageurs : — Oui, messieurs!
Enfin la capacité de chacun pour la conversation se trouyant épuisée, le chapeau de paille , qui était évidemment le plus actif comme le plus bavard de ces citoyens de l’Amérique, ouvrit la porte, s'élança de la voiture sur la grande route, et de la grande route dans la salle à manger. »
ET