POLITESSE AMÉRICAINE
Critique exagérée des États-Unis par les voyngeurs anglaise — Dialecte du pays, — Villes nouvelles
Cet aſlalblissement 1 «zract:re individuel, cette crainte de blesser qui quo nit, cutte :pathie de la conversation, cet assentiment perpétuel et iusignifiant doivent rendre la société aux États-Unis tiède et fatigante. On est doux, on est hospitalier, on se dissimule , on se gene, on cède son droit au droit de tous. On perd ainsi, avec l'âpreté et les saillies aiguës du caractère naturel, la naïveté sauvage, voriginalité et la variété piquante qui résultent des contrastes, Miss Martineau, qui ne cesse d'exalter sa république chérie, s'étonne que les Américains passent leur vie à se flatter mutuellement, et le dégoût que lui inspire cette adulation de tous envers tous lui dicte une comparaison hardie pour une dame anglaise: « J'en suis plus révoltée, dit-elle, que de cette coutume immonde de fumer et de cracher partout, qui laisse des traces dans les salons, dans les boue doirs et dans la chambre des députés. » Le père flatte le fils et le fils flatte le père. A ce défaut de sincérité vient se joindre un mépris général pour les vertus et les éloges que l'on accorde à tous sans y regarder de près. Un misérable chargé de banqueroutes frauduleuses et soupçonné de faux vient-ilà mourir, son éloge funèbre retentit dans toutes les églises. Un méchant livre paraît-il, les journaux débordent de panégyriques. L'orateur flatte le peuple, le peuple flatte l'orateur: Les ecclésiastiques louent leurs ouailles, et les