‹ Études sur la maladie des vers à soieChapitre 23 sur 97 · NOMBRE DES OEUFS EXAMINES · texte numérisé non relu

NOMBRE DES OEUFS EXAMINES

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* Vendue 2 fr. le gramme à M. Filhol, à Alais.

Je pourrais prolonger considérablement la liste de ces lots de graines corpusculeuses. Si je me borne à ceux qui précèdent, c’est

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que J'ai élevé moi-même en 1568 une pincée de graine de chacun de ces lots, et que tous, sans exception, ont péri de la maladie des corpuscules. |

Voici d’autres observations qui méritent d'autant plus d’atürer l'attention du lecteur qu’elles ont été soumises à un contrôle rigoureux et impartial dont le résultat a été publié en son temps.

À la fin du mois de juin 1866, je fis un voyage à Saint-Hippo- Iyte-du-Fort (Gard); c'était au moment des grainages. Malgré les insuccès si nombreux et toujours renouvelés qui frappent depuis vingt années les graines faites dans les départements de grande culture, particulièrement celles des belles races à cocons jaunes et blancs, une foule d’éducateurs s’obstinent à faire de petits grainages toutes les fois qu'ils ont une bonne réussite. Ils ont peine à se persuader que des vers en apparence robustes, qui montent prestement à la bruyère et font de beaux cocons, ne puissent donner naïssance à de bons papillons reproducteurs. A Saint-Hippolyte, je visitai, en compagnie de M. Jeanjean, maire de cette ville, quatorze grainages de diverses races faits dans la ville même. Je prélevai sur chacun d’eux des papillons que J'emportai à Alais pour les examiner au microscope, en promettanit à M. le maire de Saint-Hippolyte de lui adresser, avant l'époque des éducations de l’année suivante, un pronostic anticipé au sujet des graines de ces divers lots. Le 13 février 1867, j'écrivis à M. Jeanjean la lettre suivante :

« Me voici de retour à Alais pour la continuation de mes recherches sur la maladie des vers à soie. Conformément à la promesse que je vous ai faite l'an dernier, et pour mettre à l'épreuve mon jugement, sujet néanmoins à certaines réserves, puisque je sens le besoin de poursuivre à nouveau mes études, je vous adresse sous le pli cacheté ci-joint, que vous ne devrez ouvrir qu'après les éducations de cette année, les pronostics de tous les grainages dont j'ai prélevé un certain nombre de papillons en votre présence au mois de juin 1866.

» Dans les jugements que je porte, il m'a été impossible, par les conditions mêmes des observations, de tenir compte de l’époque à laquelle les chrysalides des papillons sont devenues

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corpusculeuses. C’est un élément d'appréciation que je crois très-utile. Il se pourrait done à la rigueur que quelques-uns des grainages que j'ai condamnés fussent moins mauvais que je ne l’affirme. »

M. le maire de Saint-Hippolyte se conforma rigoureusement à mes instructions. On trouve dans le Courrier du Gard, numéros des 2 et 3 juin 1867, une lettre de M. Jeanjean dans laquelle il rend compte en ces termes des faits qui précèdent et de leurs résultats.

« Le 26 mai 1867, après avoir dressé, la veille, à Saint-Hippolyte, sur les renseignements fournis par les éducateurs eux-mêmes le tableau des résultats des éducations des graines auxquelles fait allusion la lettre ci-dessus, nous avons ouvert le pli cacheté renfermant les jugements de M. Pasteur, et nous avons eu la satisfaction de constater que, sur 14 grainages, les résultats de l'éducation de deux seulement n’ont pas coïncidé entièrement avec les pronostics tirés de l’examen des papillons. Ces deux grainages de race Japonaise étaient annoncés comme devant échouer, tandis qu'ils ont donné demi-récolte c’est-à-dire 15 kilogrammes de cocons par once de 25 grammes. »

« En résumé, dit M. le maire de Saint-Hippolyte, si l’on compare les résultats des éducations avec les divers pronostics de M. Pasteur, et qu’on tienne compte de la réserve qu'il a faite, au sujet de l’absence obligée de l’examen des chrysalides, on sera frappé de l’exactitude de ses pronostics. »

Les faits suivants donnent une autorité particulière à ces appréciations anticipées de la valeur des graines d’après l’examen des papillons. J'en trouve encore le récit authentique dans la lettre adressée au Courrier du Gard, par M. le maire de Saint- Hippolyte :

« Le Comice agricole de l’arrondissement du Vigan a fait cette année quatre éducations expérimentales. Deux des graines élevées ont été, d’après l’examen des papillons, déclarées saines par M. Pasteur avant le commencement des éducations. Les vers d’une de ces deux graines, élevés sur les montagnes qui dominent Valleraugue, ne sont encore qu’à la troisième mue; mais l’autre

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graine, originaire du département de l'Aude, et élevée à Sauve sous la surveillance de MM. Delettre et Conduzorgues, membres du Comice, a donné un excellent résultat; les cocons ne sont pas encore pesés, mais ils occupent neuf tables ordinaires et les tables sont bien garnies. Nous avons été nous-mème étonné de la beauté de cette petite chambrée, et nous comprenons très-bien qu'un pareil succès inspire de la confiance dans la valeur du procédé de M. Pasteur. »

Voici les résultats de mes observations sur les papillons des grainages dont il vient d’être parlé. Les éducations correspondantes aux cocons de ces grainages avaient fourni de 33 à 40 kilogrammes de cocons par once de 25 grammes, et elles avaient paru assez belles pour qu’on les crüt bonnes pour la reproduction. Afin de ne pas allonger outre mesure les tableaux, je me bornerai à rapporter seulement les dix premières observations de chaque lot. J’y joins quelques indications sur l’état corpusculeux des graines que M. le maire de Saint-Hippolyte eut l’obligeance de m'adresser au mois de mars 1867.

GRAINAGE DE M°° DELAPORTE,

portant sur r kilogramme et demi de cocons dont GRAINAGE DE M. VALOUBIÈRE, la graine avait été envoyée de Strasbourg en | portant sur r kilogramme de cocons jaunes de 1865. L'éducation à Strasbourg en 1865 avait été pays et verts du Japon croisés.

faite avec des feuilles de salsifis.

Examen des papillons

ee Examen des graines. Examen des papillons. | Examen des graines, ps .

1. 1000 corp. |Sur ro œufs exa-| 1. 500 corp. [Sur 10 examinées 251 5. r000 1 : » minés un à un, | 2. 100 » une à une, 1 Cor- J. 500 2 sont corpuscu- | 3. 300 » pusculeuse.

4. 500 » leux. 4. 500 » Sur 6 groupes dero, LE 200 » Sur 6groupesder0o, | 5. 200 » 3 corpusculeux. 6. 300 » 3 sont corpuscu- | 6. 100 » 53 grammes de %. 0 » leux. e 500 » graine ont fourni 8. 500 » Échec de la cham- | 8. 100 » seulement 20 kige 500 » brée en 1863. ge 200 » logrammes de 10. 400 LUS 500 » cocons en 1867.

NS

oo q

GRAINAGE DE M. VALOUBIÈRE,

croisement de cocons jaunes et de cocons blancs du Japon.

Examen des papillons.

1e 400 corp. s È 5001146 4) 2900»

Examen des graines.

Sur 10 examinées une à une, » COrpusculeuses.

Sur Ggroupes de 10, 4 corpusculeux.

Échec absolu en

GRAINAGE DE M. LAMARQUE,

portant sur x kilogramme de cocons de race jaune.

Examen des papillons.

200 Corp.

Examen des graines.

| Sur

une à une, 6-cor- |

10 examinées

pusculeuses.

'SurGgroupesde 10,

Gcorpusculeux. |

EE Echec absolu

en |

GRAINAGE DE M. CALMETTE,

portant sur > kilogrammes et demi de cocons d'une graine à cocons blancs de la Côte-d'Or.

RER moe — NS ne UNS NN

Examen des papillons.

30 Corp.

Examen des graines.

portant sur x kilogramme de cocons blancs de la Côte-d'Or.

GRAINAGE DE M. BRUGEROLLES,

Examen des papillons.

Examen des graines.

Sur 10 examinées une à une,0 Corpusculeuse.

Sur 6groupes de 10, 1 corpusculeux.

Echec absolu en

400 corp.

6oo

Sur 10 examinées

| uneàaune, ! COr-

pusculeuse.

1 corpusculeux,

Echec absolu en

SurGgroupesde 10,

LA PÉBRINE.

GRAINAGE DE M. BOISSIER,

purtantsur r kilogramme et demi d’une deuxième | reproduction de japonais à cocons verts.

Examen des papillons.

me 50 corp.

M& Li r0c0 »

mue 500 »

Examen des graines.

Sur 10 examinées une à une, I COrpusculeuse.

Sur6 groupes de 10, 1 corpusculeux.

| L'éducation a four-

ni en 1867 15 kg.

de cocons pour

29 gr. de graine.

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