GRAINAGE DE M. DE BOUSQUET
portant sur des cocons jaunes provenant d'un carton du Japon.
Examen des papillons.
!. 800 corp.
la 200 »
Fe. 800 »
Examen des graines.
Sur
une à une, 2 COr-
10 examinées pusculeuses.
Sur 6 groupes de 10, 6 corpusculeux.
de graine ontfourni
en 1867 3 kilo-
37 grammes
grammes de co-
cons.
LA PÉBRINE. 87
Telle a été l’effrayante proportion de corpuscules dans tous ces grainages faits à Saint-Hippolyte en 1866, et dont j'avais condamné par avance les graines qu’ils ont fournies. Par contre, voici le tableau de lexamen de cent des papillons du grainage qui à produit la graine élevée à Sauve, en 1867, par les soins du Comice du Vigan, et qui a fourni 46 + kilogrammes de cocons pour une once de 25 grammes.
CRAINAGE PROVENANT DE COCONS RÉCOLTÉS DANS L’AUDE, département de petite culture.
Graine élevée à Sauve en 1867, par le Comice du Vigan. ©" "À nn — RES Examen des papillons. Nombre de corpuscules par champ 1% 0 Pa 0 J: 0 4. 0 D. 0 vd 0 100. 0
On peut se convaincre, par la lecture de ces tableaux, que plusieurs des graines produites dans ces grainages très-corpusculeux contenaient elles-mêmes peu de corpuscules et que, néanmoins, elles ont échoué comme les autres, sans doute par la flacherie résultant de l’affaiblissement de vers issus de tels reproducteurs. Que de désastres n’aurait-on pas conjurés à Saint-Hippolyte, en 1867, par l'application de la méthode d’examen des papillons, outre l'avantage qu’on aurait-retiré de la livraison à la filature de ces cocons, qui n étaient mauvais que pour la reproduction !
J'ai pensé qu'un des meilleurs critériums de la diffusion actuelle de la maladie corpusculaire consisterait dans l’étude des graines livrées annuellement aux établissements d'essais précoces.
Ces graines représentent d’une manière assez fidèle la nature, la qualité, les origines diverses de toutes celles qui alimentent les éducations de la contrée où fonctionne ce genre d'établissements.
En conséquence, si, pour une année quelconque depuis l’époque de la maladie régnante, je prouve que les graines de ces établissements sont en majorité corpusculeuses, j’aurai démontré par là même que, cette année-là, une multitude de chambrées ont eu à souffrir de la pébrine. On sait d’ailleurs que les marchands de graines ne placent aux essais précoces que les lots sur la réussite desquels ils comptent le plus, parce que les résultats des essais sont généralement destinés par eux à servir de montre pour la vente de leurs graines.
En 1867, j'ai eu recours à l’obligeance de MM. Jouve et Méritan, Jeanjean et de Rodez, directeurs des établissements d'essais précoces de Cavaillon (Vaucluse), de Saint-Hippolyte (Gard) et Ganges (Hérault), à l'effet d'obtenir ce qu'on nomme les couvailles des diflérents lots de graines, qui avaient été élevées dans les serres dont je parle. Les résultats généraux de l'examen microscopique ayant été du mème ordre pour les trois établissements, je me bornerai à faire connaitre ceux qui correspondent à Ja serre
de Saint-Hippolyte.
NUMERO de l'essai.
pas .