‹ Études sur la maladie des vers à soieChapitre 38 sur 97 · oo · texte numérisé non relu

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Le lot témoin a donné 95 pour 100 de papillons exempts de corpuscules.

Cinquième expérience. — Le 12 mai, je prélève sur un lot de vers sains, race Jaune de pays, 20 vers que Je contagionne au huitième repas après la quatrième mue au moyen d’un petit ver corpusculeux (1).

La montée à la bruyère a commencé le 18, comme dans le lot normal servant de terme de comparaison, et s’est terminée le 21.

(1) Tous les lots de vers sains qui ont servi aux expériences de contagion de ce Chapitre et des Chapitres suivants provenaient de graines pondues par des papillons exempts de corpuscules.

Les expressions de vers sains, vers exempts de maladie, éducations saines ont été employées maintes fois par divers auteurs avant le commencement de mes recherches, mais le plus souvent c'était à tort, parce qu’on n'avait pas de critérium pour reconnaitre la santé des vers. II ne suffit pas du tout qu’un ver fasse son cocon pour qu’il soit déclaré sain. Un ver sain, ou, pour préciser davantage, un ver exempt de pébrine est un ver qui non-seulement fait son cocon, mais dont la chrysalide et le papillon sont, en outre, exempts de l'organisme, cause de la pébrine, c’est-à-dire des corpuscules. On sait également que, si le ver est malade, l’intensité du mal peut se mesurer, jusqu’à un certain point, par l’époque plus ou moins ancienne de l'apparition des corpuscules dans la larve, la chrysalide ou le papillon. En d’autres termes, c’est depuis mes recherches qu’on a pu instituer réellement des expériences comparatives, sans lesquelles la maladie serait probablement restée longtemps encore enveloppée d’obscurité.

LA PÉBRINE. 193

Le 26, on dérame et on examine 15 des chrysalides au microsCOpe :

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