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But en QUE
Le spectre de l’hématine alcaline est constitué par une seule bande qui varie aussi de position suivant la nature du dissolvant ; ce spectre diffère complètement de celui de la méthémoglobine alcaline, ce qui permet de distinguer facilement ces deux substances.
Les solutions de méthémoglobine traitées par le sulfure ammoniquese transforment en solutions d’hémoglobine réduite, tandis que l’hématine se transforme en hémochromogène (caractère distinctif).
Les spectres des solutions sanguines traitées par les acides se distinguent de ceux de l’hématine en solution dans l'alcool acidulé et diffèrent bien plus que ces derniers du spectre de la méthémoglobine acide.
Il est probable que dans l’action de la plupart des acides sur le sang il ne se forme pas seulement de l’hématine, à moins toutefois qu’on ne se place dans des conditions spéciales, qu'on ne fasse, par exemple, intervenir la chaleur.
La méthémoglobine se forme dans l'organisme sous l’action de plusieurs substances toxiques ou médicamenteuses.
L'oxyhémoglobine du globule rouge offre une plus grande résistance à l’action de ces divers agents que l’oxyhémoglobine dissoute dans le plasma.
La transformation de l’oxyhémoglobine dissoute est définitive, tandis que celle de l’oxyhémoglobine globulaire n’est que passagère, la méthémoglobine globulaire repassant assez rapidement à l’état d'hémoglobine.
La méthémoglobine étant un composé plus stable que l’oxyhémoglobine, et ne pouvant céder facilement son oxygène ou le reprendre, il en résulte que les agents qui provoquent dans
le sang la formation de méthémoglobine définitive causeront
une anémie grave ou la mort suivant les doses administrées.
La mort pourra également être causée par les agents qui ne forment que de la méthémoglobine globulaire, s'ils sont donnés en proportion telle que la transformation d’hémoglobine en méthémoglobine soit trop considérable ou plus rapide que la transformation inverse.
La méthémoglobine formée dans le plasma peut donner les mêmes produits de décomposition que l’hémoglobine, mais elle peut sans doute aussi être éliminée par les reins et passer en nature dans les urines.
Contrairement à l'opinion de Hoppe-Seyler, les urines hémoglobinuriques ne contiennent pas toujours et uniquement dela méthémoglobine ; elles peuvent aussi ne renfermer, et c’est souvent le cas, que de l’oxyhémoglobine.
De plus, les urines peuvent contenir de la méthémoglobine sans qu'il en existe dans le sang: il peut y avoir méthémoglobinurie sans méthémoglobinhémie. La méthémoglobine se serait alors formée dans les reins ou dans la vessie.
Le procédé indiqué par Hoppe-Seyler pour la recherche de la méthémoglobine à l’aide du sous-acétate de plomb est inexact; le sous-acétate précipite aussi bien l’oxyhémoglobine que la méthémoglobine.
Le spectrophotomètre permet d'affirmer l'existence dans un mélange d'oxyhémoglobine et de méthémoglobine de quantités de ce dernier composé qui ne pourraient se reconnaître au spectroscope.
Le speetrophotomètre permet en outre de doser assez exactement la proportion de méthémoglobine contenue dans un mélange de cette substance et d’oxyhémoglobine.
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