I. Arch. Cher, B
» serment au cas requis, et, pour le bien du service, de nommer un I) prévôt des ajusteurs, dont il offre comme un des plus anciens, de » faire les fonctions au lieu et place du S^ François Xoel... n
Ce que l'on dit dans cet acte, de la vie malheureuse qui était celle des ouvriers de la .Monnaie, n'avait rien d'exagéré et se trouve d'ailleurs confirmé par cette appréciation du directeur Bertrand, qui déclarait n'avoir presque plus d'ouvriers, parce que leur misère et leur caducité en avait conduit le plus grand nombre à l'hôpital '.
Telle était la médiocrité de l'état auquel ils étaient réduits, que l'on était parfois obligé d'y remédier : c'est ainsi qu'en 173-1, le directeur particulier Roger de Serry porte de lui-même à 3 sols au lieu de 2, le salaire des ajusteurs par marc d'or pour le travail de la frappe des (laons*.
Une semblable décadence ne s'explique pas seulement par la diminution considérable d'activité qui s'était produite à la .Monnaie de Bourges par suite de la réduction de la tabrication et dont naturellement son personnel éprouvait le contre-coup : le peu de zèle et le laisser-aller toujours croissant des ouvriers dans l'exercice de leur profession, enfin le peu d'exactitude que l'on rencontrait chez eux pour l'accomplissement des devoirs de leurs fonctions, ne furent pas étrangers non plus à cet état de choses. Dès 1577. on est obligé de les mettre en demeure de venir travailler à la .Monnaie qu'ils désertaient sous peine de perdre leurs privilèges'. Et justement à la même époque on trouve dans une liste de personnes attachées à la .Monnaie toute une catégorie d'officiers dont l'emploi était de ne pas travailler, abstention que les ouvriers qui devaient un travail etlectif, n'étaient que trop disposés à imiter'.
Si la profession d'ouvrier et de monnayeur avait bien baissé au point de vue de la considération et si elle était trop insuffisamment rétribuée, par contre, elle était soumise à une discipline de plus en