‹ Études sur la numismatique du Berry: notes et documents sur la Monnaie de BourgesChapitre 6 sur 38 · Arch. Cher. B · texte numérisé non relu

Arch. Cher. B

» Claude Guinochet, ajusteur.

)) Jean Valladon, idem.

» Pierre Iloijau, idem.

n Pierre Margot, idem.

)) François Luneau, idem.

1) Jean Reuillard. idem.

1) Michel Tixier, idem.

)> Anthoinc Baudon, ajusteur.

)) F''ierre Raboin. ideui.

» Jean Crestin, idem.

n Jacques Labbe, idem.

» Louis-Pierre Lefebvre, idem.

» François Loreau. idem.

» Jullien Bachellier, idem, n'y est plus.

» Claude Courtabitasse. fondeur.

» Pierre Ribier. mousleur, décédé.

)) Silvain l-'ebvre Lesné. idem.

» Etienne l'^ebvre le jeune, idem.

» Jean -Baptiste Bruneau. idem.

Ainsi le personnel de la Monnaie se composait en 142Î de 28 officiers et ai^ents divers, en 14S0 de 18, en i v|0 de 15, en 1579 de 2-1 dont N sont indiqués comme ne travaillant pas. ce qui les réduit d'autant, en 1 S'^^ç de m- en 1690 de 14 et en 1718 de ^o : on peut donc dire qu'en résumé, à en juger par le nombre des agents qui en dépendaient, son importance avait été toujours diminuant.

Que faut-il entendre par /t'.s (^/]icieis ne /rjv.iill.inl pas? Deu.x interprétations se présentent à l'esprit : ou il s'agit d'une sorte d'olticiers honoraires, n'ayant en réalité rien à lairc. mais bénéficiant des privilèges et des exemptions attachés au titre, sans que l'exercice réel des fonctions fût nécessaire, ou il s'agit de titulaires des offices de la juridiction, par opposition aux oltices de la fabrication, qui seuls étaient appelés à participer au travail manuel, soit en l'ordonnant et en le diri-

gcant. soit en l'exécutant. C'est ainsi que Georges Lamoignon et Nicolas de la I^oue, simplement qualifiés de bourgeois de Bourges, étaient greffiers de la -Monnaie et cependant sont inscrits dans la catégorie des officiers ne travaillant pas: par contre, Nicolas Alabat, qui est dit monnayeur, y figure également, ce que l'on ne s'explique pas. Dans tous les cas, pour être reçu à faire partie du Corps et Collù^'e Je l.i Munuoye\ même en la qualité d'officier ne travaillant pas, il semble qu'il fallait présenter un «chef d'œuvre», ce que fit Ktienne Julliard.

Parmi les personnes attachées à la .Monnaie on trouve un certain nombre de femmes, ce qui est un fait déjà connu, dont on pourrait citer bien des exemples dans tous les ateliers de France. A l'origine les femmes étaient employées dans la fabrication à un travail compatible avec leur forces physiques : on en cite qui furent recuiteresses, taillcresses ou ajustercsses.

On les vit plus tard poursuivre leur affiliation à la .Monnaie, non par désir d'y venir besum^'iui-, mais pour jouir des privilèges qui y étaient attachés. Cette affiliation était indispensable pour permettre à leurs fils de conserver le droit de s'y faire recevoir un jour, mais pour être admis à bénéficier de cette faculté, il fallait être fille de compagnon, les titres de veuve ou de sceur étaient insuffisants pour donner un droict au mextier'.

On connaît les noms de huit femmes qui ont appartenu à la .Monnaie de Bourges et pour l'une d'elles, Anne Alabat, femme de Jean Lamoignon, on possède le procès-verbal de sa réception au serment de France qui porte la date du i6 mars 15 13. Fille de Louis Alabat, monnoyer en lad. ino7ino\e de Bourges, comme dict est, de droite ligne de monnaye, elle fut reçue mai/resse par devers les ouvriers dud. serment de France pour jouyr et user des franchises, droicts et hbertez accoutumez et quil appartient en la faisant ouvrière en lad. monnaye dud. serment de France'.

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