CHAPITRE XXXII
menl à sa gloire, dans la conscience du lien qui existait entre le peuple et cette gloire, parce que c'était lé peuple de Dieu, le même sentiment le porte actuellement à être zélé pour Dieu auprès du peuple. Car la foi voit plus que le fait que Dieu est glorieux : chacun reconnaît cela. La foi lie le peuple de Dieu à la gloire de Dieu lui-même. Dès -lors, elle compte sur Dieu pour là bénédiction de son peuple en tout état de choses, car celte bénédiction est dans l'intérêt de Sa propre gloire , et elle insiste sur la sainteté, coûte que coûte, conformément à cette gloire, afin que celle-ci ne soit pas foulée aux pieds en ceux qui sont identifiés avec elle. Lévi se rend à Tappel de Moïse ; il dit de ses frères et des enfants de sa mère : « Je ne vous ai point connus,» et se consacre à rÉternel.
Après le châtiment infligé au peuple. Moïse, toujours plein de zèle pour lui, mais. non point selon la connaissance, et agissant d'unp manière que Dieu a permise pour notre instruction, propose au peuple de monter pour lui de nouveau sur la montagne, dans la pensée qu'il lui sera permis, peut-être^ de faire expiation pour ce péché. Il demande à Dieu d'être rayé de son livre, plutôt que de voir le pardon refusé à son peuple. Mais Dieu refuse, et quoiqu'il épargne Israël à cause de la médiation qui lui est offerte , elle çVauÇ.^ ^qk^îi>\^ gouvernement de sa patience e\. à^ ^ç^wVsvn^^^-
port, Il ne Laisse pas de le placer, en même temps, sous le coup de sa responsabilité individuelle, c'est-à-dire , sous la loi * . Ainsi , la médiation de Moïse est valable en ce sens^ que Dieu , comme souverain de son peuple, lui pardonne et le rein- ^ tègre sous son gouvernement, dont nous aurons bientôt l'occasion d'étudier les principes; mais elle est sans valeur pour faire l'expiation du péché des Israélites, les mettre à l'abri de ses effets et les soustraire au glaive de la loi.
Dieu ordonne à Moïse de conduire le peuple au lieu dont 11 avait parlé , et II ajoute que son ange irait avec lui .
Remarquons , en passant , quelle différence sépare l'œuvre de Moïse de celle de notre précieux ,Sauveur. Le Christ descend du lieu de sa demeure dans le sein du Père, pour faire Sa volonté. Il ne détruit point les signes de cette alliance , aux exigences de laquelle l'honune était incapable de satisfaire. Et tandis qu'il garde la loi, c'est lui qui porte la peine de son infraction. Il accomplit l'expiation avant de retourner en haut , et au lieu de monter ayant sur les lèvres un triste peut-être
* C'est pourquoi Tapôtre appelle cette révélation de Dieu (qu'on a si souvent citée comme si elle équivalait à l'Évangile), le ministère de mort et de condamnation. (2 Cor» III, 3.) On voit bien que c'est de cette révélation qu'il s'agit, parce qu'il raisonne sur le voile qui était sur la figure de
Moïse, c/rconstence qui n'avait pas eu lieu lors de la première
décente de ccJui-ci du mont Sinai.