CHAPITRE XYI
porté les péchés de ceux dont il avait embrassé ^ô cause , leur délivrance était pleine , entière et ^âle.
Le premier bouc était le lot de FÉternel ; il ^'agissait de Son -caractère et de Sa majesté; le second était celui du peuple , il représentait définitivement le peuple dans ses péchés. Il est important de bien distinguer ces deux aspects de la mort de Jésus, du sacrifice expiatoire accompli par le Sauveur. Il a glorifié Dieu , et Dieu agit selon la valeur de ce sang envers tous ; il a porté les péchés de son peuple, et le salut de son peuple est accompli.
Dans un certain sens , c'est le premier de ces deux aspects qui est le plus important. Le péché étant intervenu, la justice de Dieu aurait pu, il est vrai, se défaire du pécheur. Mais alors, où auraient été son amour et ses conseils de grâce, le pardon et le maintien même de sa gloire ? Car il ne s'agit pas ici des personnes qui devaient être sauvées, mais de la propre gloire de Dieu. Mais la mort parfaite de Jésus, son sang placé sur le trône de Dieu ont établi et mis en évidence, comme nulle création n'aurait pu le faire, tout ce qu'est Dieu, toute sa gloire, sa vérité, sa majesté, sa justice contrôle péché, son amour infini. Dans cette mort. Dieu a trouvé moyen d'accomplir ses conseils de grâce en maintenant entière la. \sv^\<^^\fe de sa justice et de sa divine di^iùlè, Ca^^^ o^^'^v
ce qui aurait pu les glorifier comme Ta fait la mort de Jésus? Aussi ce dévouement de Jésus, du fils de Dieu, à la gloire de son Père, son consentement à être entièrement anéanti pour que Dieu fût maintenu à la pleine hauteur de ses droits, a fourni un objet à Tamour de Dieu qui n'a rien de pareil, et des titres sur cet amour, auxquels nous avons part par un effet de cette grâce : «C'est pourquoi mon Père m'àime, parce que je laisse ma vie, ' afin que je la reprenne. »
On parle avec révérence de telles choses, mais il est bon d'en parler, car en elles se trouvent établies et manifestées la gloire de notre Dieu et celle de Jésus-Christ qu'il a envoyé.
Il n'y a pas un attribut, pas un trait du caractère de Dieu qui ne soit pleinement manifesté et pleinement glorifié dans toute sa perfection, par ce qui a été fait entre Dieu lui-même et Jésus. Que dans ce. même sacrifice nous ayons été sauvés , rachetés, et que nos péchés aient été expiés selon les conseils de la grâce de Dieu, c'est, j'ose le dire, quelque précieux et important que cela soit pour nous, la partie inférieure de cette œuvre, si quelque chose peut être appelé inférieure, là où tout est parfait. L'œuvre est parfaite en elle-même, de quel côté que ce soit qu'on l'envisage, mais l'effet, puisque cet objet c'est nous pécheurs , est d'un ordre inférieur au maintien du caractère et de la gloire de Lien lui-même.