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V. — Artères

Les artères du rein ne sont pas, comme le croyait autrefois Cohnheim, des artères terminales. Elles reçoivent, au contraire, d'assez nombreuses anastomoses. Ludwig avait déjà montré, il y a longtemps, qu'on pouvait injecter le rein par l'aorte même après la ligature de celle-ci au-dessus des artères rénales.

Cohnheïim et Litten, après la ligature simultanée de l’artère et de la veine rénales, ont vu le rein se gonfler et devenir énorme.

M. Germont a fait les mèmes remarques. C'est, qu’en effet, le rein reçoit du sang, non seulement des artères rénales, mais aussi des artères spermatiques au niveau du hile (Litten) ‘, des artères lombaires (Ludwig) et par l'intermédiaire de la capsule.

« C'est à une circulation collatérale, et non à un courant rétrograde du sang veineux qu'il faut rapporter la congestion qui accompagne la ligature de l’artère rénale (Germont)?. Ce courant rétrograde ne se produit pas lorsqu'on lie, comme l’a fait Litten, simultanément l'artère rénale et l’uretère près du hile, et que l’on enlève la capsule adipeuse du rein, c’est-à-dire lorsqu'on supprime toutes les anastomoses artérielles. L’expérience suivante, que j'ai répétée avec le même résultat que Litten, est également contraire à l'existence d’un courant veineux rétrograde. Si on lie l'artère rénale, et si on sectionne le rein dans toute son épaisseur, on constate que l’hémorragie qui se fait sur la surface de section n’est pas arrêtée par la liga-

uurie dans les néphrites, nous en reparlerons dans le chapitre intitulé : Troubles de sécrétion et formation des cylindres.

M. Lépine n’admet plus cette opinion, on pourra s'en assurer en lisant la note additionnelle II bis annexée à la traduction de Traité de Bartels (1884).

4. Lirren, Üntersuchungen uber hæmorrhagischen Infarct. Zeitschrift für klinische Medicin, Bd. I, Heft, I.

2, GerMonT, Contribution à l'étude expérimentale des néphrites, thèse de Paris, 1883,

ture de la veine rénale, tandis qu'elle s’arrète immédiatement dès que la capsule adipeuse est enlevée et que l’uretère est lié. »

Nous verrons que ces données anatomiques ont leur importance et qu’elles permettent, jointes à cerlaines données physiologiques, d'expliquer d’une façon assez satisfaisante la pathogénie des infarctus du rein.

Le complément nécessaire d’une étude anatomique du rein doit avoir pour objet la topographie exacte des différents éléments de l’organe. On sait tout le parti que M. Charcot‘ a tiré de cette étude, déjà ébauchée dans la thèse de M. Gross.

Il faut étudier la topographie des divers éléments du rein sur des coupes longitudinales et sur des coupes transversales faites à différentes hauteurs.

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