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INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE ET DE LA PRESSION

Comme l'indique la formule théorique, nous avons en effet constaté, que la température de la réaction modifiait, dans le sens prévu par le calcul, l'allure de la courbe. La remarque faite au sujet du point d'inflexion des lignes obtenues, a été vérifiée dans tous les cas. L'abseisse du point en question est donné par

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Fig. 24. — Comparaison des périodes initiales de réduction d’un même poids d’oxyde de cuivre à deux températures différentes.

Done pour les valeurs croissantes de Ja température absolue T, le point d’inflexion se rapproche de l'axe des volumes. La courbe semble, dans ces conditions, se redresser. En tous cas, la période initiale, qui parait être d'induetion, diminue de plus en plus. En réunissant, à ce propos, les courbes tracées dans des conditions iden-

liques de pression, de masse de produit à réduire, et en opérant à des températures T, variables, nous avons obtenu les résultats que nous présentons sous forme de graphiques. Les enregistrements ont été superposés, et leur combinaison met largement en lumière, l'influence de la température.

Sur la figure 2% on a tracé simultanément les courbes correspondantes à la réduction de T gramme d'oxyde de euivre, de même provenance, à deux températures différentes. À 150° C. la courbe se dessine suivant A B C D E...; à 180° C. elle se transforme selon a be de. Les points d'inflexion Let i ont bien des abscisses en rapport avec la température de la réaction.

Fig. 25. -- Réduction du phosphate d’argent à différentes températures.

De même les ordonnées sont aussi dans le sens de la variation prévue par la théorie: elles diminuent quand T augmente. Enfin, on peut également apercevoir l’adsorpüon des gaz par les produits solides. Cette dernière est croissante quand T diminue. Nous voyons que la courbe ABCDE. tend vers une direction asymptotique, dont l'ordonnée est supérieure à celle de Ia courbe abede.….

Sur la figure 25 nous avons identiquement le même résultat sur les courbes d'enregistrement de la réduc-

lion du phosphate d'argent. On constate, en effet, que le palier intermédiaire s'amoindrit quand la température s'élève, Ainsi à 180° C., le composé signalé, a une existence de très courte durée.

Les variations de la pression entraînent des modifications de la vitesse et de la courbe de réduction des oxydes, semblables à celles provoquées par la température.

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Fig. 26. — Courbes de réduction de l’oxyde d’argent

Sur la figure 26, où j'ai réuni un certain nombre de réductions sur l'oxyde d'argent on voit nettement le point d'inflexion de la courbe faite à 182° C. et 789 mm. de pression se rapprocher de l’axe des volumes, alors que celui de la courbe iracée à 182° C. et 787 mm. 7 s'éloigne. Enfin, sur le même graphique, le rôle de la température est visible; j'ai tracé à 789 mm. une deuxième courbe de réduction faite à 150° C. On note les mêmes influences de la température.

On a conduit deux séries d'expériences comparatives dans le but de mettre, si possible, en évidence les modifications dans la courbe de réduction lorsque on traite

d'une part l’oxyde d’argent en poudre et d'autre part quand on étudie la réduction de l’oxyde initial comprimé sous forme de pastille.

On dispose une demi-pastille 0 gr. 9310 d'oxyde d’argent dans une nacelle. La température de réduction dans le four est stabilisée à 110°C. La pression d'hydrogène

172 mm. de mereure. (Température du volumètre : HEC)

Temps Volume se po 1 — 75sec. Core ( (0) il 13,3 0,000 1,124 2 53.3 301 1,726 3 88.8 477 1,948 D 137,7 698 2,138 6) ANT 903 2 249 10 195,5 1,000 2,291 13 213,3 113 2,328 n7 222,2) 230 2,346 21 231,0 322 2,363 28 239,9 147 2,380 32 244,4 505 2,388

Planche VI - Fig. (c).

L'examen des courbes, courbes de réduction et transformée logarithmique, indique une réduction se faisant très rapidement au début. Peu de temps après elle diminue énormément pour être pratiquement très lente environ 30 à 40 minutes après la mise en présence de l’hydrogène. Sur la courbe logarithmique, nous ne rencontrons pas d’anomalie. Quand la réaction semble s’arrêter, on retire la demi-pastille, on constate que son poids

a diminué de 0 gr. 0280. Donc la réduction a été partieile. C’est bien ce que montre la pastille examinée. La réduction s'est faite complètement à la surface, mais à l'intérieure on trouve encore de l’oxyde d'argent non réduit, Ceci confirme ce que nous avons admis au début de notre exposé théorique: les molécules d'hydrogène adsorbées, finissent par former une gaine, si le produit est suffisamment comprimé. C'est le cas iei. Une section de la pastille montre très nettement la progression de la réaction (voir fig. b planche IV).

Dans les mêmes conditions (rigoureusement) on réduit 0 gr. 9330 d'oxyde d'argent identique au premier, mais sous forme de poudre.

Temps Volume s log. t log. v 15 Sec. SO 0 0 1 0 0,000 2 8,887 301 0,948 3 EAU 477 1,249 4 31,10 602 1,492 8 75,54 903 1.878 10 OT 1,000 1,990 13 15379 113 2,124 7 APT 230 2,249 22 222,2 342 2,346 28 266,64 447 2,425 39 311,0 044 2,492 10 D3852 602 2,522 45 355,5 653 2,950 90 377,7 698 PO 59 399,9 770 2,601

Planche VI - Fig, (c)

La courbe €, planche VI, représentative de cette réduction indique une absorption plus grande d'hydrogène. En effet, le produit obtenu est uniformément de même teinte. La réduction se produit dans tout l'oxyde. La courbe logarithmique indique une légère anomalie au départ. La vitesse de réduction est plus faible au début que dans le cas précédent. On peut aussi admettre la présence temporaire du sous-oxyde dans toute la masse. Tandis que, dans le cas précédent, l'hydrogène attaquant la surface, et pénétrant plus difficilement dans toute la masse, moins de substance est en réaction et on à une formation moins grande de sous-oxyde. Cette réaction secondaire était vite éliminée. Du moins elle peut passer inaperçue dans ce cas.

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