‹ Études sur la réforme à MontpellierChapitre 21 sur 110 · MAI T · texte numérisé non relu

MAI T

BACCAL.

Barthélémy de Combe

Ind

manquent

Brémond Doumergue

Idem.

Jean de Montfaucon

Jean Doumergue, futur cha-

noine de la Cathédrale

Gratien Bandinel, futur chanoine de la Cathédrale. . . .

Guillaume Arquier, chanoine

Pierre de Trinquaire, cha-

noine de la Cathédrale. . . .

Guillaume Pelet de Lavérune, chanoine de la Ca thé-

lô. 17-58. .

Nicolas Compaing, chanoine

Jean Trial, futur chanoine de

Milon Gavaudan, chanoine de

Pierre Ratte, chanoine de la

Elle lui doit enfin son chef officiel, le chancelier, qui, de «huit et encore de t'ait, est l'évêque de Maguelone-Montpellier. Ici donc l'influence de l'Eglise est entière : la Ville ne se montre que pour subventionner les chaires ou réparer les auditoires : deux de droit canonique, deux de droit civil.

Pour ce que je viens de dire sur leur recrutement, les étudiants en droit sont des hommes graves : moines, clercs pourvus ou en chasse de bénéfices, magistrats de demain. Chez eux les fêtes du carnaval ont été interdites des 1339. la joyeuse corporation des béjaunes a été proscrite en L465. Enfin le rayon de leurs lieux d'origine est restreint au lias- Languedoc, car Toulouse, Aix et Valence drainent les régions

voisines. Esprit, mœurs, coutumes demeurent par conséquent tiges comme un texte des Clémentines ou du Digeste. Quoi d'étonnant que de médecins à légistes l'antagonisme se trahisse de bonne heure, et qu'il s'exacerbe lorsque la Réforme viendra mettre en jeu ces oppositions latentes ?

La Faculté de Théologie avait été, des son érection en 1421, adjointe àl'Université de Droit sous un recteur commun, mais avec doyen particulier. Au temps de la splendeur des ordres monastiques, quand, par exemple, le couvent des Carmes était dit des Cent-Frères, cette Faculté s'était montrée prospère. Elle se trouvait bien déchue à l'époque qui nous intéresse, comme on en jugera par le chiffre dérisoire des matricules et des grades dans le tableau qui précède.

La Faculté des Arts était ancienne, puisque, en 1242, elle reçut des règlements qui s'adressaient aussi bien aux maîtres de Montpellier qu'à ceux de Montpelliéret. Elle participa au privilège du Studium générale, aux bienfaits d'Urbain V, qui lui envoya des professeurs du nord et des étudiants de Provence, de Languedoc et du Gévaudan, à ceux d'Anglic (jrimoard, son frère, qui réserva aux artistes quatre bourses au Collège Saint-Benoit, six au Collège Saint-Ruf. Néanmoins elle ne parait jamais avoir été bien florissante.

Au XVe siècle il avait fallu régénérer son enseignement et l'assurer. Dans ce but, en 1462, la Ville acquit des immeubles à la rue de la Blanquerie, sur le sol, agrandi considérablement par la suite, qu'occupe aujourd'hui l'Université de Montpellier. Ce fut l'Ecole-Mage, ainsi dite de son importance, dont le nom est particulièrement lié à l'histoire de la Réforme a Montpellier. Désormais l'administration consulaire choisit les professeurs, paya leurs gages, l'entretien des locaux et prit ses garanties. Voilà pourquoi les comptes des clavaires m'ont fourni des noms, des engagements détaillés, même un intéressant programme d'études1. Des juges compétents oui

1 L. Guiraud, Les Fondations du pape Urbain V, etc., t. II, p. 256. - Le document a été reproduit par .Marcel Fournier (Les Universités françaises, t. II, p. 278; et son importance soulignée par MM. Ch. Revilloul [Les Promoteurs, etc., p. 222) e1 Imbai-i de La Tour (Les Origines de la Réforme, t. II, p. 35<3j.

bien voulu apprécier l'importance de celui-ci comme manifestation île la diffusion de l'humanisme dans la région méridionale par l'introduction dans les manuels classiques des ouvrages de Laurent Valla et de Perrotti. Déjà le prédécesseur immédiat de Jean Denis, auteur de ce programme, un certain Jean de Beaufort, acceptait, en 1494, d'enseigner la poésie et la philosophie aussi bien que la logique et la grammaire '. J'ajoute qu'à tout cela il n'y avait rien de bien surprenant, car les régents de l'Ecole-Mage venaient du dehors. C'étaient pour la plupart des maîtres ès-arts ou de simples bacheliers, qui s'inscrivaient, pour la médecine presque toujours ou le droit, au Studium de Montpellier, et se défrayaient ainsi de leur entretien d'étudiants. Par le renouvellement constant, souvent même annuel, de tels professeurs, la propagation des méthodes nouvelles était favorisée; mais le système, par un autre de ses côtés, nuisait aux élèves, le maître-étudiant se trouvant acculé à négliger l'un ou l'autre des buts qu'il cumulait. La logique, la psychologie humaine portent à croire que la jeunesse montpelliéraine était ainsi sacrifiée. Déjà en 1494, les Consuls, qui voyaient l'inconvénient, liaient à ce point de vue Jean de Beaufort, en lui interdisant de suivre aucun cours- ; en 1510 ils promulguèrent à ce sujet un statut formel 3. Mais aucun règlement ne tient contre la nécessité, et le tableau qui suit le prouvera bien. J'y ai indiqué, chaque fois que je l'ai pu, la patrie des régents, et, pour qu'il serve aussi dans un autre ordre d'idées, j'ai marqué d'une astérisque les noms de ceux qu'il a été possible de rattacher pertinemment au culte réformé. Les lacunes d'années proviennent du manque de registres municipaux 4.

1 Contrai du 2 octobre 1494, par moi communiqué à M. Marcel Fournier {Les Universités françaises, i. Il, p. 273 .

- Ibidem.

:1 Le Pclii Thalamus de Montpellier, \>. '-'12.

4 Arch. niun. de Montpellier, CC, commandements de l'époque, |iassiin. — Par la publication de ces noms, j'espère apporter à l'histoire générale de la Réforme des indications que je ne puis toujours utilemenl adapter ici.

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ANNÉES

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