‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 175 sur 198 · MORT DE DUROY · texte numérisé non relu

MORT DE DUROY

vondra, on ne fera jamais que le Maximum n'ait pas mis fin à une concurrence éhontée et à des dilapidations incroyables. »

< n faut ajouter qu'en Tabolissant sans aucune des précautions qui pouvaient atténuer Teffet de Tabolition, qu'en s'exposant ou en exposant le pays, ce que voulaient ces gens-là, aux soubresauts d'une brusque transition, il y eut un moment où l'ancien mode ne fonctionna plus, tandis que le nouveau n'avait pas encore rétabli la circulation. Le manque presque absolu des denrées en fut la conséquence. Paris se trouva non-seulement sans pain, mais sans eau (27 ventôse, hiver de 1794-1795): quarante-cinq jours de gelée, rivières, fontaines gelées, moulins arrêtés, routes impraticables; les provisions n'arrivaient pas. Un les pillait en route, on les volait. Les représentants dépêchés par la Convention pour faciliter l'arrivage des subsistances d coururent le risque d'être étranglés par la populace, à Evreux et à Amiens. » Les gens riches obtenaient à prix d'or et en cachette la farine dont ils se faisaient confectionner secrètement du pain blanc; les autres obtenaient avec peine leur part d'une pftte noire et mal cuite. ^

Le 19 brumaire, la jeunesse dorée entreprenait une expédition à main armée contre les Jacobins. Plusieurs centaines de ces mtiscadins se ruent à l'improviste par toutes les issues du club; a tout-à-coup des vitres éclatent avec fracas et des pierres tombent dans la salle; les Jar oobins effirayés s'écrient qu'on les assassine, se précipitent vers la porte d'entrée, et tombent entre les mains d'une soixantaine de jeunes gens, venus du Palais-Egalité, pour assiéger les Jacobins dans leur repaire. Au bruit dee

cris, des rtr«« et rteii imprtWtion», lês Jkrieê de fi totine Hont HaieieH et fonettôeB; les Jacobins fol viginirt-uae sortie ponr di^livrer leurs sœitrs; nne l (xiujw (ie poing et ii cniips de bâton ^'eugo^ enl d«ax p&rtis : des prisonniers sont faits de p (l'autre; cepCDdniit lp« assiégées sont obligés de bat nrtraite dans l'inti^nenr du olnb. Kafin divers nrf des c<»milcs du ^ouvernoraeut et du comité militai riTPUt à Is t»?t« de dtHacheinentB armés ; le H a'hpaise A leur voix . , .

s Le lendemain, les conventionnels jacobinA l3 Knarops, et*. . . sf plaignent virement, k la Com^ tir. kt t«Tdatite tfannoMinat organise ctndre aux p inmtrgh. Rewbetl, qnî a présidé les comit^^ pend nuit, leur ri^pond en luxtisant la aociiîté des JaoOl vouloir rétablir la tyrannie qo'elie exer4;«it M » themiidOT. <

« La jennefiee dorée se rénnît alors en colonne (I maire ; Il novembre), et, suivie d*nne foale imi etie te dirige vers le clnb qui est bientôt entoitrj moltitode criant ; « Vive la Oonrenlion! A bas lee binsl > L'ancienne église a été oc6Qpée d« boBW pn Bon public Mdinatrej mais Im oMteun ont petti fkoonde et leur audace ; ils rappellent d'an ton atM ftitt qtt'tm Journal de l'épOque a plaisamiment ftp] It flagellation, la baatonnade, le bombai^tnent ■ violations dei Jacobins et les JacobiOfiB (Aiuialei f Hquéi). Chaonn raconte les tflûts isolés de pe/êk dont il a été victime, loreqoQ le btnit des voeifëMti< dehors iqtpiMd «tut aseistoota qtte les agreMM l'a^M^veille Mtft reTenas è ta cbaegè. Lw H

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eridnt, lès tribunes se vident; les Jacobins sortent ponf appréciée l'imminence du péril; des injures et des me* naees sont échangées entre les deux partis } malgré touten les recommandations, pluBieuTs jacobines cherchent leur si^nt dans la faite, et subissent encore la flagellation } quelques coups sont échangés entre tes assaillante et lei9 assiégés; deux jeuneÉ gens, saisis par ces derniers sont entraînés dans l'intérieur du club et, pour toute pnnitikxn^ plaoés coilterts du bonnet rouge. Arrivent des détadto^ mente de garde nationale . . . Mais les chefe thermidor riens ont atteint leur but : la réunion qu'ils veulent dissoudre est, en dépit de leurs efforts apparents^ une eausir de perturbations continuelles. Un décret des odnrités prononce la fermeture du club, contre lequel on peut dàs lonf agir légalement A trois heures du matin, Merliif' (dé Thionville) et d'autres députés, pénétrèrent aveo lé finfee armée dans la salle des délibérations; les meiiibres pvésents^ invités à se retirer, s'éloignent en butte aujt în^^ jures de la multitude ; le scellé est mis sur les papieré de la société, et la porte de l'enceinte est murée. »

Cette échaoffourée réactionnaire, le rappel des soixantetreist députés arrêtés pour avoir protesté contre le 81 itaat ef surtout l'acquittemmit des co-acousés de Carrier ; pèr<» mirent à la coniare-révolution toutes les audaces t aussi les {Protestations courageuses de quelques députés res^ tèirtent-elles vaines. Le lâche Fréron, ce € calomniateuf héréditaii^, 9 dénonçait chaque jour avec violence, ainsi que TUQien^ les hommes qui avaient appartenu à l'andeu gouvernement. Leurs journaux, F Ami des Gtcyens e% r Orateur du Peuple, excitaient au triomphe de la £0ico tnntale cette Jeunesse dorée, qui, se sentant appuyée^ a

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