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404. Conséquences des résultats consignés dans les tableaux précédents. — L’on voit par le premier tableau relatif à la ventilation de printemps de ce premier groupe que, malgré des différences assez considérables d’une observation à l’autre, les résultats ont offert une assez grande régularité.
Le volume d’air moyennement évacué des chambres 33 et 52 du premier et du deuxième étage pour lesquelles la ventilation était activée par la chaleur de la fumée des poêles envoyée dans leurs gaines au printemps est de 36"'*®, 820 par heure et par lit.
Pour la chambre n° 71, dont la ventilation n’était produite que par la seule différence des températures intérieure et extérieure, le volume n’a été que de 34”'-%847.
La différence assez faible de ces deux résultats semblerait indiquer que l’effet de la chaleur de la fumée est peu sensible, mais il faut remarquer que celte fumée devant trouver place dans la gaine en même temps que l’air évacué, il en résultait nécessairement pour les chambres 31 et 52 un effet équivalent à une diminution de section de leur gaine.
La moyenne générale du volume d’air évacué par lit et par heure a été, pour ce groupe, de 35”"-®, 833.
L’introduction d’air nouveau à 9 ou 10® ne se faisait, dans le cas actuel, que par les fissures des portes et des fenêtres et elle occasionnait aux hommes voisins de ces ouvertures une sensation très-désagréable.
Les vitesses d’évacuation observées pendant le printemps s’étant élevées généralement au-dessus de 1“,50 et même jusqu’à 2”\80, l’on voit qu’avec des gaines plus nombreuses ou de plus grande section il aurait été possible d’obtenir l’évacuation de volumes d’air beaucoup plus considérables, sauf à employer les moyens convenables pour diminuer l’inconvénient des arrivées d’air telles qu’elles se produisaient.
Quant aux expériences d’été, la différence de la température intérieure et extérieure ne s’étant élevée qu’à 1° seulement, les vitesses observées ont été beaucoup plus faibles que
DES SALLES D’ÉCOLE, ETC
dans les expériences du printemps, mais elles n’ont été cependant que deux fois égales à 0"\70 ou l" et se sont généralement élevées à ou 1".
Le volume d’air moyennement évacué par heure et par lit ne s’est élevé qu’à 18™*% 159, mais il est évident qu’avec des gaines plus nombreuses ou plus grandes il eut pu devenir plus beaucoup considérable.
De ces résultats moyens il suit que le volume d’air écoulé par les cheminées de ventilation, par décimètre carré de section, était, au printemps :
En une heure 70”‘%13 60'"*%84
En une seconde 0 ,0195 0 ,0169
Vitesse en une seconde 1“ ,95 1 ,69
par une différence moyenne de température intérieure et extérieure de 9® à 10®, augmentée, pour les chambres 33 et 54, par la chaleur de la fumée. En été :
Chambres S3-52 et 71.
En une heure 34™-% 59
En une seconde 0 ,0096
Vitesse en une seconde 0™ ,96
par une différence de température de 1®.
L’on remarquera que, dans les expériences de printemps, les volumes d’air introduit et évacué, par décimètre carré et par lit, ont été à peu près les mêmes, ce qui montre que ces effets de ventilation n’étaient dus en réalité qu’à la différence des températures intérieure et extérieure, et que la chaleur produite par les tuyaux de fumée n’y participait que pour fort peu, comme nous l’avons déjà dit. Mais cela prouve aussi que, si les orifices d’accès avaient eu une surface double, le volume d’air admis au printemps par ces orifices eût été à très-peu près égal à celui qui était extrait.
Il n’en a pas été de même pendant l’été, où le volume évacué, par heure et par lit, par décimètre carré, a été, en
moyenne de
28™ %65, tandis que celui de l’air in-
troduit n’a été que de ^ ^ - = 18“-®, 68 ; ce qui montre qu’il
faudrait, pour l’été, avoir des orifices auxiliaires d’introduction, ce qui est facile.
Enfin, puisque si l’on allouait pour chaque lit un décimètre carré de section aux orifices d’admission ou d’évacuation, l’on procurerait à chaque homme une ventilation de 60 à 70 mètres cubes au printemps ; il s’ensuit que, si le volume d’air nécessaire n’est fixé qu’à 40 mètres cubes par homme, il suffirait de donner à ces orifices 0““i,0066 par lit, en y ajoutant, toujours pour l’été, des orifices auxiliaires d’admission présentant encore la même section ou à peu près.
403. 2® groupe. — Ventilation des chambres au moyen decheminées pour l'évacuation de l'air viciée et de canaux spéciaux pour l'introduction de l'air neuf. — Cette disposition a été appliquée aux chambres n°' 34, 53 et 72. Le chauffage y a été aussi produit au moyen de poêles de casernes, dont le tuyau de fumée était, comme pour le groupe précédent, engagé dans la gaine de ventilation de la chambre inférieure. L’évacuation de l’air se fait donc de la même manière, mais l’introduction de l’air nouveau a lieu par une ouverture carrée de 0“,25 de côté, ou 0““i,063 environ de superficie, pratiquée au niveau du plancher, dans le mur Est de la chambre.
Dans les tableaux suivants, qui contiennent les résultats des abservations de printemps et d’été, je séparerai encore, pour les premières, celles qui concernent les chambres 34 et 53 des premier et deuxième étages de celles qui sont relatives à la chambre 72, dont la ventilation était naturelle ; mais pour les expériences d’été, faites sans chauffage, je réunirai les résultats relatifs aux trois chambres.
De même que pour le premier groupe, les vitesses observées dans les gaines d’évacuation ont dû être multipliées :
Pour les 1®^ 2® étages, par 18,90
Pour le 3® étage, par 20,62
DES SALLES D’ÉCOLE, ETC. 15
pour en déduire les volumes d’air évacués par heure et par lit.
Quant aux volumes d’air nouveau introduits, les sections des orifices d’introduction étant de pour avoir les
volumes introduits par heure et par ht, on a dû multiplier les vitesses observées ,
Pour le P** et le 2® étage, par
Pour le 3® étage, par
Dans la chambre 53 du second groupe, M. le capitaine Mengin avait fait entourer le poêle d’une enveloppe en tôle dans laquelle venait aboutir le conduit de prise d’air nouveau, qui s’échauffait ainsi entre le poêle et son enveloppe et se répandait ensuite dans la salle. Il n’a pas été possible de constater le volume d’air ainsi introduit, et l’on n’a d’ail leurs pas remarqué que cette disposition ait contribué à augmenter la température des salles. Elle a eu seulement pour effet de diriger le courant d’air chaud plus loin des individus que la bouche ouverte à fleur du plancher.
EXPÉRIENCES SUR LA VENTILATION DES CHAMBRES DE CASERNE , 2® Groupe. — Ventilation des chambres au moyen de cheminées pour l’évacuation
DATES
NUMÉROS des chambres.
HEURES
des expériences.
SECTION
des
orifices
d’éva-
cuaiion.
VITESSES
observées
VOLUMES d’air évacués par heure et
par lit.
MOYENNES
TEMPÉR
extérieure