DU CIRQUE
DE LA GAIÉTÉ
Nombre de places
Mètres cubes de gaz à brûler par
heure
Charbon équivalent
589'. Avantages et inconvéments de l’éclairage par un plafond i vitré. — Ainsi que je l’ai dit précédemment, le moment n’est j peut-être pas encore venu de juger définitivement le mode | d’éclairage qui a été introduit dans les nouveaux théâtres, et il faut laisser au temps le soin de le faire apprécier. j
Cependant il y a lieu d’appeler l’attention sur quelques |
circonstances importantes. |
Lorsque cet éclairage est complet, que tous les becs sont j alimentés en plein, la lumière répandue dans la salle est vraiment splendide ; sa diffusion générale ne gêne la vue d’aucun rang de spectateurs. Mais cette lumière est un peu j »
rougeâtre, et, comme elle éclaire tout à fait d’en haut, il en ^ résulte sur le visage des ombres allongées d’un effet peu i agréable. |
La chaleur considérable développée par le gaz donne à ' l’appel de l’air vicié une activité très -favorable à l’assainisse- ; ment de la salle et pour laquelle il n’est pas nécessaire d’en pousser la consommation à sa limite supérieure, comme nous l’avons indiqué ; elle n’ést pas d’ailleurs utilisée de la manière I la plus favorable. Mais cette chaleur, dont une partie tra- I
verse le plafond vitré, cause aux spectateurs, à presque tous |
les étages de loges, une sensation très-désagréable et assez ' incommode à percevoir à la tête, et qui cependant n’a qu’une influence indirecte sur l’élévation de la température. |
Sous ce rapport et sous celui des ombres portées, la dis- !
position adoptée au théâtre de la Gaîté, et par laquelle la j
AUX DIFFÉRENTS ÉDIFICES
lumière est projetée par des foyers disposés sur le contour extérieur du plafond, paraît plus favorable que celle des deux autres théâtres.
Ces divers inconvénients et la dépense considérable qu’occasionne la consommation d’un énorme volume de gaz s’opposeront probablement à la généralisation des dispositions essayées dans ces théâtres, et l’on trouvera sans doute des moyens plus économiques, tout aussi efficaces, d’éviter les désagréments des anciens lustres, tout en répandant dans les salles une lumière abondante et bien distribuée, et en utili-' sant mieux au profit de la ventilation la chaleur développée.
590. Comparaison des températures observées dans les anciens et dans les nouveaux théâtres. — Bien que la modération seule de la température ne soit pas l’unique indice d’une bonne ventilation, runiformité des températures aux différents étages de places dans un théâtre peut servir à en apprécier au moins les effets généraux.
Pour pouvoir comparer sous ce rapport les deux théâtres de premier ordre, l’Opéra et le théâtre Italien, avec le théâtre Lyrique, j’ai fait observer pendant un certain nombre de soirées les températures en différents points de ces deux salles. M. Martin, secrétaire général de l’Opéra, qui m’a prêté son concours pour ces observations, avait eu aussi l’obligeance de me communiquer des résultats d’observations recueillies un jour d’été, en 1859, par ses soins, par M. Neumann.
DISPOSITIONS PARTICULIÈRES
TEMPÉRATURES OBSERVÉES DANS UNE LOGE DES PREMIÈRES A UNE REPRÉSENTATION DES VÊPRES SICILIENNES, LE 22 JUILLET 1859.
HEURES
des
observations.