RATURE
OBSERVATIONS
29 mai 1863. — Oheron. — Température extérieure moyenne , 19®, 50; à 6 h. 30, 23», 00; à minuit, 16», 00.
11 13 11 20 Il 20 11 22
1®'' acte..
Id
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Entr’acte.
2® acte. . .
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3® acte. . .
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Côté du square
Sur un décor
Côté du square
Côté de la rivière
Id
Sur un décor
Au fond
Côté de la rivière
Côté du square
Sur un décor.
Côté du square
Sur un décor
Côié de la rivière. . . .
Côté du square
Id :
Id
Sur un décor
Therm. à alcool fixe
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Moyenne 23,30
Au commencement des observations , le régisseur du théâtre s’est plaint de l’élévàtion de la température qui était de 21», 5, et a ajouté qu’il faudrait obtenir 17 à 18» seulement; à ce moment même, celle de l'air e.xtérieur était encore de 22 à 23». "
30 mai 1863. — Faust. — Température extérieure moyenne, 21», 00; à 6 h. 30, 23», 00; à minuit, 16», 00.
1®'' acte
Id
Côté de la rivière
Côté du square
Id
Sur un décor
2® scte. . . .
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Id.
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Id
Id
Id
Côte de la rivière
Fin
Côté du square
3‘ acte. . . .
Id
Id
Id •.
Id
Sur un décor
Moyenne
Therm. àalcoolfixe.
Id.
Id.
Id.
Id.
A 10 h. 50 une porte ouverte, et comnauniquant avec une pièce dont les fenêtres l’étaient aussi , a donné lieu à un courant d’air.
A la fin du deuxième acte, vers 10 heures, la première cantatrice et le régisseur se sont plaints de l’élévation de la température qui était alors de 23»; celle de l’air extérieur était encore à ce moment de 21 à 22».
NOTES
Résumé. — Si nous comparons les températures extérieures à celles de la scène, nous pouvons résumer les résultats des observations précédentes dans le tableau suivant :
NOTES
L’on voit par ce résumé que, tandis qu’à l’extérieur les i
températures ont varié pendant Ja durée du spectacle de |
4° à 7°, celles de la scène, toujours renfermées entre des I limites convenables, n’ont varié dans le même intervalle que de 2°, 5 au plus, et le jour le plus chaud. Il faut remarquer que ce même jour, où la température extérieure était au commencement du spectacle de 23° et à la fm de 19°, ou en moyenne de 21°, la température moyenne sur la scène a été de 22°, 81, c’est-à-dire supérieure seulement de l°,81 à la température extérieure moyenne et inférieure à celle de l’air * extérieur au commencement du spectacle.
En présence de tous ces résultats d’observations, recueillis en grand nombre en divers endroits de la scène, et dont chacun pouvait vérifier l’exactitude, puisqu’ils ont été en partie relevés sur les thermomètres placés à demeure en certains endroits par la direction du théâtre, et en se rappelant que des observations bien antérieures, faites à l’Opéra, ont constaté que la température s’élevait parfois à 25° et à 26°, alors que la température extérieure n’était que de 17® (observations faites en 1862 à l’Opéra par M. Martin, secrétaire général), l’on a peine à comprendre que des personnes qui ont l’habitude de la scène et des artistes de talent se laissent, par des préventions irré • fléchies, aller à formuler des plaintes comme celles jqui ont été exprimées le 28 mai, où le directeur trouvait une température de 21®, trop basse à dix heures vingt minutes et le 30 mai, où la première cantatrice se disait incommodée par celle de 23°, alors qu’à la même heure celle de l’air extérieur était de 21° à 22°.
Les préventions, les jugements irréfléchis, les oppositions intéressées, dont nous venons de citer des exemples, se i rencontrent malheureusement partout et sont la difficulté la plus réelle, on pourrait même dire la seule qui s’oppose au succès complet et permanent des tentatives faites pour assurer l’assainissement des lieux de réunion de quelque genre qu’ils soient. Le seul moyen de surmonter ces obstacles réside dans
NOTES
une volonté ferme et dans la stricte observation de règlements bien faits. C’est à l’Administration qu’il appartient d’y pourvoir.
Expériences d’été exécutées en juin 1863, an théâtre de la Gaité.
Si le directeur de ce théâtre n’a pas établi le service des appareils de ventilation mis à sa disposition de manière à faire jouir le public des avantages qu’ils peuvent lui procurer, il ne se refuse pas à l’améliorer, et il s’est prêté de bonne grâce aux expériences que nous avons voulu faire pour constater les résultats que l’on peut obtenir, en faisant fonctionner convenablement ces appareils.
Dans l’état habituel du service, les orifices de prise d’air nouveau, établis au nombre de douze sur les deux murs longitudinaux qui limitent le théâtre, sont fermés l’été, comme l’hiver, et l’air ne peut affluer dans les conduits qui doivent le diriger vers les entrevoux des divers étages de loges que par les grilles qui recouvrent les trottoirs du passage des voitures de l’Empereur. Il en résulte qu’il n’arrive point d’air par les gaines verticales que l’architecte avait eu la précaution d’établir à cet effet ; ce qui est encore plus fâcheux l’été que l’hiver, par suite de l’élévation de la température extérieure.
Quant à l’évacuation de l’air vicié, elle est réduite à celle que produit la chaleur des appareils d’éclairage dans la coupole, et l’appel de l’air à extraire de l’orcbestfe et du parterre est à peu près annulé par l’entrepreneur du chauffage, qui se dispense d’allumer les foyers d’appel, quoiqu’il en ait contracté l’obligation vis à vis du directeur.
Le service de la ventilation n’étant pas non plus surveillé avec le soin convenable dans ce théâtre, une partie considérable des effets que la chaleur des appareils d’éclairage pourrait produire y est perdue. Des fenêtres ouvrant à l’extérieur.
NOTES
des portes donnant sur les ponts de la scène, laissent affluer sur les conduits d’évacuation, en tôle mince, non recouverts, des courants d’air froid, dont une partie est même appelée à l’intérieur de la coupole par les portes, qui sont constamment ouvertes, au lieu d’être fermées.
Pour constater les conséquences de toutes ces causes et de ces défauts de surveillance, j’ai commencé par faire déterminer les effets de ventilation obtenus dans l’état habituel du
service le 16 et le 17 juin ; puis nous avons fait des observations analogues le 18 et le 19 juin, après avoir fait ouvrir toutes les prises d’air nouveau et allumer les foyers d’appel de l’air vicié de Torchestre et du parterre.
Je reproduirai séparément les résultats de ces deux séries d’observations.
Répartition des places au théâtre de la Gaîté. — Cette répartition, avec laquelle les dispositions prises pour la ventilation doivent être mises en rapport, est faite de la manière suivante :
Rez-de-chaussée.
1®' étage.
3® étage.
4® étage.
/ Loges d’avant-scéne
20 places
i Baignoires ...
< Fauteuils d’orchestre
1 Stalles d’orchestre
Parterre
/ Loges d’avant-scène
1 F® galerie ■
1 Loges de F®
/ Loges d’avant-scène
) Fauteuils de la 2® galerie
( Amphithéâtre des 2**®“. . .
Stalles de la 3« galerie . .
Loges d’avant-scène
Amphithéâtre
i Stalles du 4®
1 Amphithéâtre du 4®
541 places.
Total.
1748 places.
au lieu du nombre de 1800 que l’on avait primitivement indiqué.
Les loges dites baignoires et les loges d’avant-scène du
rez-de-cbanssée n’ayant pas de communication directe avec les conduits d’évacuation du rez-de-chaussée, ces conduits ne desservent en réalité que 464 places.
Insuffisance des prises d'àir nouveau pour la saison d'été. — Au théâtre de la Gaîté, comme au Théâtre-Lyrique, on ne s’est pas ménagé, pour l’été, le secours de prises d’air auxiliaires, de sorte que, par suite de l’élévation de la température extérieure, dans cette saison, le volume d’air qui afflue par les entrevoux et qui, après avoir parcouru les gaines descendantes, doit remonter dans de longs conduits verticaux, devient très-faible.
De plus, les orifices libres au débouché de ces entrevoux, ainsi que ceux qui sont pratiqués dans le cadre du rideau, sont beaucoup trop petits et restreignent le passage. Ici encore la décoration l’a emporté sur les besoins du service.
Il convient même d’ajouter que, contrairement au conseil que nous avons donné de faire affluer Tair nouveau dans des directions où les courants fluides ne puissent rencontrer les spectateurs, une partie des orifices des entrevoux débouchent au-dessus de la tête des personnes placées aux premiers rangs de certaines loges, ce qui peut devenir gênant, si l’air est trop frais.
Il serait donc nécessaire d’améliorer l’introduction de l’air dans cette salle, principalement pour le service d’été :
l°En ouvrant des prises d’air extérieur pour l’amener directement dans les entrevoux.
2" En disposant au-dessus du tympan du cadre du rideau une chambre à air qui serait alimentée Tété par des prises directes et pourrait l’être l’iiiver par les chambres de mélange des calorifères.
3® D’augmenter le nombre ou la superficie des orifices des grillages placés au débouché des entrevoux des différents étages de loges.
380 , NOTES
VOLUMES d’air VICIÉ EXTRAITS DE LA SALLE DU THÉÂTRE DE LA GATTÉ • PENDANT LES 16, 17, 18 ET 19 JUIN 1863.
DÉSIGNATION