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Positions respectives des tuyaux d'évacuation et des

Fig. 18.

* La réussite de cette addition montre que, dans ce dispositif, l’évacuation de l’air vicié n’a pas assez de stabilité.

INTRODUCTION

orifices d'admission. — Les positions relatives des conduits d’évacuation et des orifices d’accès de l’air, que nous

sion du courant d’air nouveau de se produire dans la masse générale de l’air de la chambre, de manière que toute la capacité de celle-ci soit à un état moyen de salubrité, mais, par suite de la direction que prennent les courants d’air dans une chambre, il nous a paru préférable de placer le conduit d’évacuation de l’air vicié d’un côté ou de l’autre du foyer et non directement en face.

« D’après ces dispositions, le renouvellement de Pair dans une chambre de caserne se fera ainsi qu’il suit :

« Supposons une chambre, contenant dix hommes dans un espace de 6000 pieds cubes ou 168 mètres cubes, ventilés au moyen d’une cheminée, d’un conduit d’évacuation et de deux orifices d’admission. Il y entrera par heure environ 12 000 pieds cubes ou 336 mètres cubes d’air extérieur par les orifices d’admission. Cet air se mêlera avec celui de la chambre, en le maintenant à un certain état de pureté, quant à l’acide carbonique, à la vapeur aqueuse et aux matières organiques. La moitié environ de l’air s’échappera par la cheminée et l’autre moitié par le conduit d’évacuation et la qualité, ainsi que la température de l’air, seront à peu près uniformes dans toute son étendue.

« Les différentes parties de l’appareil n’agiront pas toujours avec la même efficacité, mais les variations n’auront

Fig. 19.

avons adoptées pour les chambres de casernes , sont indiquées en plan et en coupe dans les figures ci-contre.

« Il est important que le conduit d’évacuation et les orifices d’admission soient placés aussi loin que possible les uns des autres, afin de permettre la diffu-

pas une importance assez grande pour modifier le résultat moyen.

36. « Chauffage de Vair admis. — Il est évident qu’une si grande quantité d’air traversant l’hiver une chambre de caserne la maintiendrait à une basse température, si, par quelque moyen simple, l’on ne pouvait chauffer au moins une partie de l’air introduit. Notre attention s’est spécialement portée sur cette question et nous avons examiné les meilleurs foyers à présent en usage. Aucun, cependant, ne nous a semblé à la fois convenable, pour l’usage des casernes, et disposé de manière que la chaleur qu’il fournit pût être utilisée pour la ventilation. Le foyer actuel des chambres de casernes, dont nous avons déjà parlé, permet à la plus grande partie de la chaleur qu’il développe de s’échapper par la cheminée, et c’est au moyen de ce courant constant de chaleur perdue que nous nous sommes décidés à chauffer l’air nouveau admis dans la chambre. Après plusieurs essais, nous avons adopté un foyer qui, autant que nous pouvons en juger par l’expérience de deux hivers, remplit le but proposé. Mais dans un problème qui présente tant de difficultés, il est probable qu’il y aura lieu d’introduire quelques perfectionnements, à mesure que les essais continueront.

57. « Nouveau modèle de foyer. — Les principes d’après lesquels l’on a construit ces nouveaux foyers sont les suivants :

a La grille doit être placée aussi en avant que possible dans l’intérieur de la chambre; la partie qui doit contenir le combustible est en briques réfractaires, le fond est en partie plein pour restreindre la consommation de charbon. Une prise d’air est ménagée par derrière la grille et amenée audessus du feu, pour aider à empêcher le foyer de fumer. Les parois latérales sont inclinées de manière à envoyer, par radiation, dans la chambre, la plus grande quantité de chaleur possible. L’ouverture dans la cheminée n’a pas de regis-

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tre. Derrière la plaque de fond est ménagée une chambre dans laquelle l’air arrive de l’extérieur, est chauffé par son contact avec les larges surfaces postérieures de la plaque, augmentées par des appendices, jusqu’à une température de 56 à 700f ou 130c,33 à 210c,ll, puis passe dans la chambre par un conduit établi dans le mur et qui se termine par une ouverture garnie de persiennes, au-dessus de la position des hommes. La chambre à air est ménagée aussi grande qu’il est possible.

« Les croquis ci-joints montrent comment on a réalisé cette idée.

« A, B, C sont l’élévation, le plan et la coupe transversale du foyer.

« La maçonnerie qui entoure le feu autour de la grille est représentée dans les fîg. B et C où elle est indiquée par des hachures. La maçonnerie de fond porte des rainures termi-

nées par des ouvertures qui forment des canaux pour l’admission de l’air en arrière et au-dessus du combustible. Le corps est fait en plaques de fonte.

« Ces foyers ont été construits de trois dimensions, selon la contenance des chambres. Aussi un foyer avec grille de lp,3in ou 0m,38 est destiné à des chambres de 3600 pieds cubes ou 100m c,8 au plus, un foyer avec grille de lp,5inou 0m,43, l’est à des chambres de 3600 à 7800 pieds cubes ou 100m c,8 à 218m*c,4. Le plus grand foyer, dont la grille a lp,9in ou 0m,52 d’ouverture, sert à des chambres de 7800 pieds cubes à 12 000 pieds cubes ou 218m-c,4 à 336 mètres cubes; capacité au delà de laquelle il convient d’employer deux foyers.

« Le plan montre en outre les dimensions de l’ouverture ordinaire du foyer d’une chambre de soldats, ainsi que la manière de l’établir dans la chambre à air.

« Le mode d’admission de l’air extérieur dans cette chambre dépend de l’emplacement du foyer. S’il est établi dans un mur extérieur, l’ouverture pour l’admission de l’air nouveau peut être pratiquée en arrière ; mais s’il est dans un mur intérieur ou de refend, il est nécessaire de construire un conduit prenant l’air à l’extérieur dans l’épaisseur du plancher, ou par un tuyau passant au-dessous du plafond de la chambre inférieure. Dans tous les cas, ces conduits horizontaux doivent avoir une section de pouce quarré ou 6cent,q,3 pour 100 pieds cubes ou 28 mètres cubes de capacité de la chambre. La grille, qui forme l’ouverture d’admission de l’air extérieur, ne doit pas être aussi grande que l’aire totale de la section de conduit, de façon que l’aire libre de passage soit environ la moitié de la section du conduit. Si ce conduit doit avoir une longueur considérable, l’aire de la section sera faite plus grande, mais si, au contraire, il y a une communication directe avec l’air extérieur, cette section pourra être moindre que la proportion ci-dessus, L’on doit avoir bien soin que la prise d’air soit établie dans un endroit où il n’y ait aucune cause d’infection et qu’elle

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soit placée aussi haut que possible au-dessus de la surface du sol.

« De la chambre à air, située derrière le foyer, l’air est amené dans la chambre par un conduit, que l’on voit en élévation dans la figure, et passe à travers une ouverture garnie de persiennes, placée aussi près que possible du plafond. L’aire libre entre ces persiennes est beaucoup plus grande que la section du conduit et les persiennes sont inclinées vers le haut afin d’empêcher les courants d’air froid d’être ressentis quand il n’y a pas de feu. Cette grille est fixée avec des vis, pour qu’il soit possible de l’enlever pour le nettoyage.

« Si le conduit est construit en briques , il doit être enduit de ciment à l’intérieur. Le minimum de sa section doit être de 1 pouce quarré ou 6cent,<*,3 pour 100 pieds cubes ou 2m,c,8 de capacité delà chambre*.

a S’il y a quelques inconvénients à pratiquer ce conduit dans le massif de la cheminée, ou si cela est plus économique, l’air , qui provient de la chambre chaude, peut être introduit dans la pièce par un tuyau en tôle de forme demicirculaire fixé au mur et dont le sommet serait coupé en arrière en biseau et couvert d’une feuille de zinc percée de gros trous. Ce tuyau communiquerait avec la chambre postérieure du foyer par une ouverture ménagée dans la partie antérieure, ou dans le conduit de la cheminée.

Le foyer est fait en deux pièces séparées, afin que celle de devant puisse, au besoin, être détachée, pour nettoyer la chambre à air, les parties en métal et le conduit.

« L’adoption de ce modèle de foyer a montré que l’on pouvait introduire un volume d’air suffisant, modérément chauffé, dans les chambres pour en assurer la ventilation,

* La capacité de la chambre devant être de 600 pieds cubes ou 1 6m*c, 8 par homme, cela revient à 37c-q,8 par homme, et si l’on suppose que la cheminée doit évacuer la moitié ou le tiers de l’air alloué, 16m,c,8 à 1 lm,c ,2 par heure, cela correspondrait à des vitesses d’introduction de lm , 20 et de 0™,82 en une seconde, ce qui n’a rien d’exagéré.

tandis que la forme du foyer et le système d’échauffement de l’air assuraient une économie considérable de combustible*.

« Quand le feu est allumé et que l’air est échauffé, il en entre un grand volume dans la chambre : mais lorsque le feu est éteint, la longueur horizontale des conduits dans lesquels l’air doit quelquefois circuler, tend à ralentir le courant; de sorte qu’il est à désirer que les orifices d’admission de fair froid dont on vient de parler soient établis aussi directement que possible.

Fig. 23-

« La figure ci-contre montre la disposition complète pour la ventilation et le chauffage d’une chambre de la caserne de Wellington. II sont les orifices d’admission de l’air froid masqués par des corniches en bois, recouvertes de feuilles de zinc perforé ; Q est un orifice d’accès de l’air, qui doit être chauffé dans l’espace réservé derrière le foyer ; cet air passe ensuite dans le conduit pratiqué dans le mur et est introduit

1. Pendant que ce rapport était sous presse, la rigueur exceptionnelle de l’hiver de 1860-61 a donné lieu à des plaintes sur le défaut de puissance calorifique de quelques-uns de ces foyers. L’expérience a conduit à adopter certains perfectionnements qui préviendront, on l’espère, de semblables plaintes.

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dans la chambre par les persiennes 3. Le conduit d’évacuation de l’air vicié est indiqué en 4 ; mais dans la pratique ce conduit doit être placé le plus loin possible du foyer.

58. a Nécessité d'une surveillance responsable de la ventilation des casernes. — Ainsi que nous l’avons dit, il nous a paru nécessaire de placer des valves mobiles aux orifices d’admission, et il est aussi désirable d’avoir des moyens de fermer en partie les orifices d’évacuation, afin de pouvoir modérer la ventilation, quand il fait froid. Mais comme aucun système de ventilation, si parfait qu’il soit, ne peut être considéré comme agissant automatiquement dans toutes les circonstances, nous pensons qu’il est absolument nécessaire que quelqu’un soit chargé du service de la ventilation dans chaque caserne, ainsi que des autres dispositions relatives à la salubrité, et que ce fonctionnaire soit responsable de leur efficacité.

« Dans les nouveaux règlements du service médical, il a été sagement ordonné que le médecin militaire de service au régiment se rendît compte lui-même de l’état de la ventilation dans chaque chambre de caserne, le jour et la nuit, et fît rapport sur les défauts observés à l’officier commandant.

« Il nous semble qu’un supplément très-nécessaire à ce règlement serait de rendre le commandant de la caserne, qui doit être compétent pour cet emploi, ou quelque personne spécialement désignée, responsable de l’état d’entretien et de l’usage de ces appareils de chauffage et de ventilation. Nous nous sommes attachés à disposer le tout de la manière la plus simple et la moins compliquée, de sorte que tout le monde peut comprendre l’appareil. Mais il n’en faut pas moins que quelqu’un soit chargé de voir s’il n’est pas obstrué et s’il n’est pas dégradé ou mis hors de service. Il est aussi possible que par un temps très- froid, la température des chambres ventilées tombe au-dessous de 50° F. ou 100c, et en pareil cas, nous conseillerions d’accorder aux soldats un supplément de chauffage, plutôt que de diminuer ou d’arrêter la ventilation. »

Hôpitaux militaires.

39. Extraits du rapport sur les dispositions à employer dans les hôpitaux . — La commission dont nous analysons le travail en ce qui concerne plus spécialement la question de la ventilation, a procédé pour les hôpitaux avec le même soin qu’elle avait apporté à l’étude de l’amélioration sanitaire des casernes.

Cette question présentait pour les hôpitaux militaires du Royaume-Uni une différence fondamentale avec celle qui concerne les établissements de la France. Tandis que chez nous il n’y a dans chaque caserne qu’une petite infirmerie, où Ton traite les indispositions passagères, et que pour les maladies ou les accidents plus graves les hommes sont conduits dans des hôpitaux militaires communs à toute la garnison ou à leur défaut dans les hôpitaux civils de la localité, le service des soldats malades en Angleterre appartenant à chaque corps ou portion de corps, en garnison dans une ville, est fait dans un hôpital spécial dépendant de la caserne même, et qui, presque toujours, est compris dans la même enceinte. De là résulte un nombre considérable de petits hôpitaux, de médecins et d’employés qui fort souvent n’ont rien à faire , quand la caserne est vide, ainsi que le fait remarquer la commission.

La plupart de ces petits hôpitaux sont l’objet de sévères et justes critiques de la part de la commission sous les rapports de la construction, de la disposidon vicieuse des salles, de l’encombrement et du nombre excessif des agents qui y sont attachés.

Sans nous arrêter à cette partie du travail de la commission, nous nous bornerons à faire connaître les principes qu’elle a admis pour l’amélioration des hôpitaux existants et pour la construction de ceux qui seraient à créer.

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