‹ Études sur la ventilationChapitre 18 sur 131 · MOIS DE · texte numérisé non relu

MOIS DE

au /îord, à l’abri de la

radiation solaire, àlm au dessus du sol.

de l’air, à I6ra au-dessus du sol, à la radiation solaire.

de l’air, à21m au-dessus du sol, à la

surface d’un gros arbre.

Juin, — Juillet, — Août

Septembre, — Octo-y bre , — Novembre

Décembre , — Janvieé, — Février /. .

Moyenne. . . /

« Ces résultats indiquent qu’en moyenne, pendant trois saisons, de 1860 A 1861, la température de l’air à 16 mètres audessus du solSous le rayonnement solaire a été de 0°,4, supérieure à celh de l’air au nord, qui n’était pas exposé à ce rayonnement. La température à 21 mètres de hauteur et à la surface d’ua arbre n’est supérieure à celle de l’air que de 0°, 1 6 à celfe de l’air à 16 mètres de hauteur, loin de l’arbre. Dans le coirs de la journée, vers trois heures de l’après-midi, au momeat du maximum de température, la différence est de 2° à 3 /. Cela tient à ce que les arbres, ou du moins leurs parties certes, ayant un grand pouvoir absorbant, s’échauffent beniicoup sous la radiation solaire et élèvent d’autant la température de l’air ambiant.

« L?j nuit, quand le ciel est clair, le rayonnement céleste

* Tnité de physique terrestre et de météorologie, pages 112 et suivante/, par MM. Becquerel et Éd. Becquerel.

DANS LES LIEUX HABITÉS

produit un effet contraire. C’est pour ce motif que la moyenne diurne diffère peu de celle de l’air, loin de l’arbre. »

Il résulte des observations contenues dans cette note, dont la dernière partie se rapporte plus spécialement aux phénomènes de la végétation, que M. Becquerel étudie avec tant de succès, que la température de l’air, depuis la surface du sol jusqu’à 16 mètres, est sensiblement la même, l’été comme l’hiver, et qu’elle tendrait plutôt à croître qu’à diminuer jusqu’à ces limites, qui sont à peu près celles des cheminées d’appel que l’on pourrait établir, et que, d’ailleurs, au delà de ces hauteurs, il faudrait s’élever à 130 ou 150 mètres pour observer un abaissement d’un degré.

79. Observations faites au Conservatoire des arts et métiers .— Quoique les résultats précédents prouvent d’une manière incontestable qu’à l’air libre et loin des habitations, la température est sensiblement la même à la surface du sol et à 15 ou 20 mètres au-dessus, il m’a semblé utile de faire des observations analogues au milieu d’une ville et près d’un bâtiment.

À cet effet, des thermomètres, préalablement comparés, ont été placés extérieurement : au rez-de-chaussée, à 3 mètres ; au premier étage, à 8m,25; au deuxième étage, à 15m,73 au-dessus du sol, le long d’une des faces de la tourelle gauche de la façade de la grande galerie d’expérinentation du Conservatoire, et l’on en a observé les indications deux fois par jour, le matin à huit heures et le soir vers quatre heures. Les résultats de ces observations sont consignées dans le tableau suivant.

VENT. I

OBSERVATIONS DES TEMPÉRATURES DE L’AIR FAITES AU CONSERVATOIRE DES ARTS ET MÉTIERS.

DATES

REZ-DE-CHAUSSÉE, à 3m,53

au-dessus du sol.

1er ÉTAGE à 8m,25

au-dessus du sol.

2e ÉTAGE à 15m,73 au-dessus du sol.

Août.

. 29 00 fort.

16 00 faible

8 h. my

8 h. mf

8 hin.

Moyennes.

Ces résultats, soit qu’on examine les observations journalières, soit mon en prenne la moyenne générale, montrent que dans le/ villes, le matin comme le soir, la température à 15 ou 16 mètres au-dessus du sol est plutôt supérieure qu’inférieure à celle que l’on observe à la surface.

80. Obàrvations faites à l'hôpital Lariboisière. — Enfin, pour constater/ les températures au lieu môme où l’on prétend qu’il exi/te des différences sensibles . à une certaine hauteur et à la /urface du sol, j’ai fait; faire des observations à l’hôpital Lariboisière, dans la cheminée qui fournit l’air aux ventilateurs destinés à produire l’insufflation.

DANS LES LIEUX HABITÉS. 147

L’on sait qu’au sommet de la tour de la chapelle de cet hôpital, il existe des salles voûtées à l’abri de l’action solaire directe, et dans lesquelles l’air arrive par toutes les faces de cette tour. De là il descend par une cheminée dans la chambre des ventilateurs, où se trouvent aussi les machines à vapeur motrices.

Le 22 août 1861, à 4 h. 1/2 de l’après-midi, on a constaté les températures suivantes :

Température intérieure sous les voûtes du som-

met de la tour. . . 22°, 00

Température extérieure au nord, au sol, près de la chapelle 2l°;50

Température intérieure au bas de la cheminée, à son débouché 22°, 00

Température de l’air à son arrivée dans les salles au premier étage 24°, 00

Température des salles du premier étage 24°, 00

Il résulte de ces observations que non -seulement l’air qui arrive par la cheminée d’appel n’est pas à une température plus basse que celle de l’air à la surface du sol, mais encore que cet air, par son passage dans la chambre des machines à vapeur, s’échauffe de 2 degrés et arrive dans les salles plus chaud que de l’air qui serait puisé directement dans les cours de l’hôpital.

Des résultats tout à fait analogues avaient été observés le 14 août 1856 par MM. E. Trélat et H. Péligot, dans le même

hôpital. Ces ingénieurs ont trouvé :

Température extérieure, au sol, à l’ombre 14°

Température à la base du clocher 14°

Température à la sortie du ventilateur 19°

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