‹ Études sur la ventilationChapitre 48 sur 131 · VA · texte numérisé non relu

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2 ga-

(t — T) H 1 -}-aT

en ne tenant pas compte de la ventilation naturelle, ou

si l’on déduit des vitesses observées celles qui sont produites par la ventilation naturelle.

481. Application aux expériences faites sur la cheminée d'un lustre au Conservatoire des arts et métiers . — Le numéro des Annales du Conservatoire du mois d’avril 1861 contient les résultats généraux des expériences exécutées sur l’écoulement de l’air par une cheminée cylindrique de 0m,21 de diamètre, qui surmontait un chapiteau tronconique placé audessus d’un lustre de 34 becs de gaz. Cette cheminée, qui avait dans sa partie cylindrique 5 mètres de hauteur, a reçu à son sommet des ajutages coniques dont les génératrices étaient inclinées à 45° sur l’axe, et dont les ouvertures ont

varié, de sorte que l’orifice du débouché a eu successivement les diamètres de :

0m, 1 15, | 0m,095 et 0m,082

et par conséquent les surfaces Ai 0mq, 03462, | 0m,q, 03142, | 0m*i, 02545, | 0m <ï, 01960, |

0m>q, 01495, | 0m,q, 01040, | 0m*q, 00710, | 0mq, 00528 |

Par suite de la présence du chapeau qui recouvrait les becs, le coefficient de contraction à l’entrée du gaz dans la partie cylindrique de la cheminée était assez grand pour que le

terme

du dénominateur de la formule du numéro

106 pût être négligé.

Par conséquent, elle se réduit, pour le cas actuel, à

8 Lg

Nous adopterons pour la valeur m1 = 0,85 et attendu que dans ces expériences on avait T = 6°,H = 5 mètres, L = 5 mètres, D = 0m,25 et p = 0, 00315

2gaR

1+ÔT

et

la formule devient pour ces expériences

Pour la comparaison des résultats de la formule avec ceux de l’observation, nous admettrons pour la température ambiante, la valeur T = 6°.

Dans ces expériences , qui avaient un but spécial, outre la question dont nous nous occupons aujourd’hui, l’on n’a pas, comme dans les précédentes, déterminé la vitesse produite par la ventilation naturelle. Il n’a donc pas été possible delà déduire de la vitesse totale observée, ce qui a dû augmenter assez sensiblement le rapport de la vitesse réellement produite à celle que l’on déduit de la formule. Les résultats du calcul et ceux de l’observation sont consignés dans le tableau suivant :

EXPÉRIENCES FAITES AU CONSERVATOIRE DES ARTS ET MÉTIERS, LE 8 MARS 1861 SUR LA CHEMINÉE D’UN LUSTRE DE BECS.

182. Conséquence des résultats précédents. — Oïl voit par l’examen des rapports inscrits dans la huitième colonne du tableau précédent que les résultats de l’expérience suivent, avec une assez grande régularité, ceux de la formule , surtout si l’on tient compte des incertitudes que présente l’expérience elle-même.

Les rapports consignés dans la huitième colonne, obtenus sans tenir compte de la ventilation naturelle ont pour moyenne 0,864, de sorte que les résultats des expériences pourraient être représentés avec l’exactitude désirable par la formule

185. Concordance des résultats des trois séries d'expériences sur les tuyaux en zinc. — La discussion des trois séries d’expériences précédentes faites sur des cheminées cylindriques, sans ou avec ajutage, et où la température de l’air dans la cheminée a varié dans ces limites étendues de 6° à 132°, montre que, dans tous les cas, les effets suivent la marche indiquée par la théorie.

Quant au rapport des vitesses observées aux vitesses calculées ou au coefficient qu’il faudrait appliquer à la formule théorique pour en déduire les vitesses réelles d’écoulement, il a été trouvé pour la cheminée sans ajutage, déduction faite de la ventilation naturelle égale à 0,822

La cheminée avec ajutage allongé 0,716

La cheminée des lustres avec ajutage court, sans

déduction de la ventilation naturelle .<* 0,864

Ce dernier coefficient est très-probablement un peu trop fort, mais on s’éloignera néanmoins assez peu de la vérité en adoptant pour la formule théorique dans des cas analogues le coefficient 0,800.

184. Volume d'air écoulé par mètre cube de gaz brûlé , et par unité de chaleur développée. — Les deux séries précédentes d’expériences nous ont permis de constater l’influence simultanée du rétrécissement de l’orifice et de l’accroissement de température qu’il occasionne.

Connaissant la vitesse d’écoulement, la section A4 de l’orifice et le coefficient m — 0,90 de la dépense pour l’ajutage allongé et ^ = 0,85 pour l’ajutage à 45° , on a d’abord déterminé Je volume d’air écoulé à la température observée t , et on l’a réduit à celui qu’il occupait à celle de T = 6°, puis l’on a déterminé le volume d’air à cette température qui correspondait à chaque mètre cube de gaz brûlé; et enfin en divisant ces derniers volumes par 6000, nombre d’unités de chaleur correspondant à la combustion d’un mètre cube de gaz, on a obtenu le nombre de mètres cubes d’air évacué par unité de chaleur développée.

C’est ainsi qu’ont été formés les tableaux suivants, relatifs le premier à la cheminée en zinc avec ajutage conique allongé, le deuxième à la cheminée du lustre de 34 becs avec ajutage à 45°.

VENT. I

PORTION de la chaleur développée conservée par l’air écoulé.

’air a 6° ulé

par

unité

de chaleur développée

VOLUME 1

éco

par

mètre cube de gaz brûlé.

iii. Ci »

lIR écoulé ieure

réduit k la température

ambiante de 6°

VOLUME d’/ par h

à la

tempéra-

ture

observée.

EXCÈS

de

température produit par le gaz t— T

in o o

Si un en

TEMPÉRA-

TURE

de l’air à la sortie.

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