LES POÊLES
d’appel.
Salle Saint-Augustiû , rez-
de-chaussée
Salle Saint- Landry, 1er
étage
Salle Saint-Vincent-de-
Paul, 2e étage
Total
Moyenne par lit
Moyenne rapportée à
76 tours
en 1'
On remarquera que le volume d’air évacué par les cheminées d’appel est un peu supérieur à celui qui est fourni par les poêles, d’après les expériences du même observateur, relatées page 369, ce qui semble indiquer qu’il se fait dans les salles quelques autres entrées d’air que celles qui ont lieu par les poêles. Nous reviendrons un peu plus loin sur cette question importante.
M. Trélat, par des expériences analogues, a trouvé les résultats suivants pour le pavillon n° 2 :
(Pavillon n° 2.)
DÉSIGNATION
des
SALLES
AIR
SORTI PAR HEURE, pour 73 tours de la machine en V,
AIR
INTRODUIT DANS LA SALLE par heure
pour les 19 orifices d’appel.
par lit.
pour
les 4 poêles
parût.
me.
Salle Saint-Louis , rez-de-
chaussée
Salle Saint- Jérôme, 1er
étage
Salle Saint- Charles, 2e
étage
Total
Moyenne
Moyennes rapportées à 76 tours de
On remarque encore ici un accord à peu près parfait entre les volumes d’air évacués par les cheminées d’appel et celui qui est introduit par les poêles; de plus, une expérience directe, faite le même jour par M. Trélat, sur le volume d’air
EXAMEN COMPARATIF
évacué par la cheminée centrale du grenier, a montré que ce volume s’élevait à 6575 mètres carrés, nombre qui s’accorde avec les précédents, autant qu’on peut le désirer.
La moyenne des résultats des expériences de M. Grassi et de M. Trélat donne pour le volume d’air évacué par lit et par heure, pour 76 tours de la machine, 72m,c,45.
Mais cet accord entre les volumes d’air passant par les poêles et ceux qui s’échappent par des cheminées d’évacuation, tout satisfaisant qu’il est, puisqu’il montre que les conditions exigées des constructeurs ont été satisfaites, ne cadre pas avec les idées exagérées que quelques personnes se sont faites des effets de la ventilation par insufflation, et nous nous trouvons à regret obligé de combattre de nouveau ce qui a été dit à ce sujet par M. Grassi.
Nous avons déjà démontré qu’il n’était pas possible d’admettre que l’excès du volume d’air introduit dans les divers branchements sur le volume qui passe par les poêles pût passer par ce que l’on a nommé ouvertures accidentelles , et l’accord que nous venons de signaler et qui se manifeste dans toutes les expériences entre les volumes d’air admis par les poêles dans la saison du chauffage et ceux qui sortent par les orifices d’évacuation, aurait dû, ce me semble, éveiller des doutes sur cette impossibilité dans l’esprit des personnes qui ont traité la question; mais, loin de là, M. Grassi, persistant à regarder comme évident que tout l’air introduit dans les branchements arrive dans les salles, et ne constatant à la sortie par les cheminées d’évacuation qu’un volume beaucoup moindre, admet comme également évident que l’excédant sort par des ouvertures accidentelles, qui sont les joints des portes et des fenêtres. Comment cet observateur n’a-t-il pas été arrêté par cette double hypothèse de l’intervention d’orifices accidentels pour l’admission, et d’orifices accidentels pour l’évacuation , quand il trouvait tout naturellement un accord satisfaisant entre l’admission et l’évacuation réellement constatées par l’expérience ?
En recherchant par un calcul analogue à celui que nous
avons fait au n° 241 pour les prétendues entrées d’air par les joints des caniveaux, et en tenant compte du développement de toutes les portes et fenêtres, qui pour un même pavillon n’est pas moindre que 726 mètres cubes, on trouve que pour la sortie du volume d’air qui, d’après M. Grassi, devrait être de 4992 mètres cubes par heure ou lm,c,39 par seconde, il faudrait, en supposant une vitesse de sortie de 0m,10 en une seconde, que la largeur moyenne des joints de ces ouvertures fût de 0ni,019, ce qui est inadmissible, excepté tout au plus pour le dessous des portes.
Des expériences directes faites par M. Grassi lui-même, et dont nous rapporterons plus loin les résultats, ont d’ailleurs montré que la pression de l’air à l’intérieur des salles était toujours inférieure à celle de l’air extérieur. Il doit donc se faire par les joints des portes et des fenêtres des rentrées d’air, plutôt que des sorties en temps froid.
Il est donc tout aussi impossible d’admettre que le volume d’air de 4992 mètres cubes qui forme la différence entre le volume fourni, dit-on, par le ventilateur et le volume sorti par les cheminées soit passé par les joints des fenêtres, qu’il l’a été d’accepter l’hypothèse de l’admission d’un volume à peu près égal par les joints des plaques qui recouvrent les caniveaux d’arrivée de l’air.
Il faut, en définitive, réduire les résultats de la ventilation par insufflation aux volumes d’air constatés par les expériences faites sur l’admission à travers les poêles, et pour lesquels celles de MM. Grassi, Trélat et Thomas sont à peu près d’accord pour la saison du chauffage, et à ceux des expériences sur l’évacuation par les cheminées d’appel fournies par les deux premiers observateurs, et qui sont aussi sensiblement conformes entre eux.
Les expériences de MM. Leblanc et Ser, faites au printemps de 1861, montrent d’ailleurs que, dans la saison où le chauffage est interrompu, le volume d’air admis n’est guère que de 42 mètres cubes par heure et par lit à la vitesse de 62 tours de la machine.
EXAMEN COMPARATIF
Ce point très-important du débat réduit, il est vrai, de beaucoup les avantages attribués au système de ventilation par insufflation ; mais il était indispensable de chercher à Téclaircir et de montrer dans quelles limites on doit restreindre les résultats que l’on peut en obtenir.
248. Évacuation de V air par les conduits des salles. — Lorsque le temps est calme et que les portes et les fenêtres sont fermées, l’évacuation de l’air vicié se fait régulièrement, ainsi que le montrent les résultats suivants obtenus par MM. Trélat et Peligot :
EXPÉRIENCE DU 5 AVRIL 1856, A 4 HEURES 15 MINUTES DU SOIR. (Temps très-calme.)