VOLUME D’AIR FOURNI
)êle.
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par poêle.
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par poêle.
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Total.
Total.
Total.
Des anomalies telles que celles que signale ce tableau ne peuvent être, comme nous l’avons dit, que l’effet d’un mauvais règlement de la circulation d’eau ou d’un défaut de surveillance dans le service de l’entretien.
On sait, en effet, d’une part, que, dans les appareils de ce genre, il est facile de régler la circulation de manière que la température soit à très-peu près la même dans tous les récipients. Cela est d’abord la conséquence implicite de l’égalité de température généralement observée à tous les étages et dans tous les pavillons; et d’ailleurs les expériences spéciales que j’ai fait exécuter au bâtiment d’administration du chemin de fer du Nord, et dont il sera parlé au chap. IX, mettent le fait en complète évidence.
D’une autre part, tous les observateurs ont signalé, soit
dans les poêles, soit dans les conduits de circulation de l’air dans cet hôpital et ailleurs, l’influence de simples toiles d’araignée, qui suffisent pour arrêter presque complètement le passage de l’air.
Enfin, l’examen des plans montre que les conduits d’arrivée d’air extérieur sous les poêles ne gont ni également ni convenablement disposés partout.
La conséquence générale de ces réflexions, c’est que si les poêles bien réglés où l’air arrivait convenablement ont donné des volumes d’air aussi considérables qu’on peut le désirer, il suffirait d’une visite exacte des prises d’air et peut-être de quelques légères modifications dans les conduits, pour les amener tous au même degré de régularité.
Or, les observations de MM. Trélat et Péligot, multipliées, comme on l’a expliqué au n° 291, par 1,40, ont donné, parmi beaucoup d’inégalités, les résultats suivants, que je choisis exprès parmi les plus favorables, et que je compare aux surfaces de chauffe des poêles, qui sont * :
Pour les poêles des salles 7m,<t,536 de surface.
Pour les poêles des chambres à deux lits 2m,(i,355 —
Les volumes d’air maxima obtenus ont été pour les poêles des salles :
pavillon n° 1.
1er étage, poêle n° 2... 562lu,c,90
— poêle n° 3 530 00
2e étage, poêle n° 1 611 10
— poêle n° 4 498 00
* Les poêles des salles ont lm , 50 de hauteur et sont traversés par 12 tubes de 0ra,10 de diamètre intérieur, et par un tube central de 0m,40 de diamètre intérieur. La surface d’échauffement de l’air appelé de l’extérieur est donc égale à
3,14 (12x0m,10 + 0m ,4)x lm,50 = 7,m*q536.
■Les poêles des chambres à deux lits ont Jm,50 de hauteur et sont traversés par cinq tubes de 0m,10 de diamètre intérieur. Leur surface d’échauffement de l’air appelé de l’extérieur est donc égale à
3,14x5x0m,10Xlm,50=2“"i,355.
VENT. I
EXAMEN COMPARATIF
1er étage, poêle n° 3 567 00
— poêle n° 4 442 00
Moyenne des maxima 533m,c,
ce qui, pour la surface de chauffe de 7m î,526, correspond à
— — = 70m,c, d’air introduit par mètre carré de surface de 7.5ob
chauffe.
Les poêles des chambres à deux lits ont donné pour volumes maxima d’air introduit :
1er étage 164miC,13
2e étage 215 79
pavillon n° 3.
1er étage 150 00
2e étage 192 00
2e étage.... 284 24
Moyenne des maximas 203 23
Ce qui, pour leur surface de chauffe de 2m*i,355, correspond à 172 8
• — = 86mc,33 d’air chaud introduit par mètre carré de sur-
A • oOO
face de chauffe.
On doit faire remarquer que les grands poêles des salles ont au milieu un conduit de 0m,40 de diamètre, moins favorable à réchauffement et par conséquent à l’introduction de
l’air que les tuyaux de 0m, 1 0 de diamètre dont les petits poêles sont exclusivement composés, ce qui peut expliquer l’avantage que ces derniers paraissent avoir sur les premiers.
Quoi qu’il en soit, les résultats précédents montrent que, dans la saison du printemps, où le chauffage est nécessairement très-modéré, si tous les poêles des salles avaient des arrivées d’air bien disposées et dégagées de tout obstacle, on pourrait obtenir une introduction d’environ 70 mètres cubes d’air par mètre carré de surface de chauffe, ou par salle, pour les quatre poêles :
4 X 7m,cf,53ô X 70 = 2110 mètres cubes par heure,
ou — — — = 65m,c par heure et par lit.
Si ce volume d’air nouveau n’est pas atteint dans cette saison, cela ne tient donc ni au système, ni même aux proportions des poêles, mais simplement aux proportions insuffisantes des conduits de prise d’air, et surtout à des négligences dans l’entretien, défauts auxquels il serait facile de remédier.
On verra d’ailleurs plus loin que l’hiver, quand l’air extérieur, plus froid et plus dense, favorise encore davantage l’introduction, les volumes d’air admis dépassent notablement les chiffres déduits des observations du printemps.
294. Expériences de M. Grassi sur la ventilation avec chauffage. — M. Grassi a fait sur la ventilation avec chauffage des expériences analogues et sujettes, quant au volume d’air fourni par les poêles, à la même correction que les précédentes, sauf qu’alors l’air fourni parles poêles étant à une température moyenne de près de 40°, tandis que la température des salles était de 16° environ, pour ramener le volume d’air sorti des poêles à celui qu’il occupait dans les salles, il faut
le réduire dans le rapport dei+Q)00366 X4Q = 0,92,
et que dès lors, pour obtenir la vraie valeur du volume d’air
EXAMEN COMPARATIF
fourni par les poêles, il faut multiplier le résultat des observations de M. Grassi par 1.40X0.92 = 1.29.
Au moyen de cette observation, les résultats généraux obtenus par cet expérimentateur se ramènent aux suivants * :
Volume d’air entrant par les poêles par
heure et par lit 41m c,32
Volume d’air sortant par les dix-neuf cheminées d’évacuation 85 70
Volume d’air sortant par la cheminée d’appel 101 82
Ces chiffres, en ayant égard aux difficultés des expériences et à l’influence des températures, s’accordent assez bien pour montrer que la ventilation produite par les appareils dépasse de beaucoup ce qui avait été demandé par les marchés, et assure largement les besoins.
29o. Expériences de MM. Trèlat et Péligot. — Ces expérimentateurs, en observant successivement les volumes d’air sortis par toutes les cheminées d’évacuation dans chaque salle, ont obtenu les résultats suivants :
* Annales d'hygiène, tome V, n° 6, page 207.
EXAMEN COMPARATIF
296. Conséquences des résultats précédents ., — L’examen de ce tableau signale, dans les résultats observés dans les trois pavillons, dans les trois étages d’un même pavillon et dans les divers conduits d’évacuation, où tout est à peu près identique, des divergences, des anomalies qui ne peuvent être attribuées qu’à des défauts partiels d’exécution, et bien plus probablement encore, pour la plupart, à des défauts de soins, de surveillance et d’entretien.
Ainsi le pavillon n° 3 fournit toujours, et non-seulement dans ces expériences comme dans les précédentes, mais dans toutes celles dont il sera parlé plus loin, des résultats trèsinférieurs à ceux des pavillons n° 1 et n° 5, dont toutes les dispositions sont les mêmes que celles de ce pavillon et qui sont desservis par le même chauffeur.
D’un même côté du bâtiment, les volumes d’air évacués varient soit à un même étage, soit d’un étage à l’autre, dans des proportions énormes qui, évidemment, ne peuvent être influencées que par des circonstances accidentelles de l’ordre de celles que nous avons déjà signalées.
Il en est de même pour les chambres à deux lits, qui sont toutes identiques, et où les volumes d’air évacués ont varié depuis zéro jusqu’à 253m,c,73 à l’heure.
Il ne semble donc pas permis de prendre une moyenne parmi tant de résultats si divergents, et quand la moyenne des volumes d’air évacués, par heure et par lit, est pour le
pavillon n° 1 80m,c,l8
n’est-il pas rationnel de conclure que si le pavillon n° 1 , malgré ses anomalies propres, a donné une évacuation moyenne de 80m*c,l8par heure et par lit, les deux autres, qui ne diffèrent en rien quant aux appareils et aux détails auraient dû fournir le même résultat.
L’on verra d’ailleurs plus loin, qu’en tenant la main à ce que les appareils soient bien conduits, on peut, malgré une certaine infériorité permanente du pavillon n° 3, arriver à une plus grande uniformité.
Quoiqu’il en soit, la moyenne générale des résultats de ces expériences accuserait, malgré toutes les anomalies et toutes les négligences, une évacuation de 66m,c,24 par heure et par lit, et comme rien n’est plus facile que de maintenir les appareils et le service à un état normal et régulier, il est évident que les dispositions actuelles, malgré leurs défauts, peuvent assurer une évacuation d’air vicié de 80m,c,00 au moins par heure et par lit.
L’on ne saurait donc trop engager l’administration à faire examiner avec soin les dispositions de détail qui doivent être corrigées, et surtout à faire régulièrement visiter et nettoyer tous les conduits d’évacuation aussi bien que ceux d’introduction de l’air.
297. Influence de V ouverture des portes et des fenêtres. — Dans le système de ventilation par appel , l’on pouvait regarder a priori comme évident que l’ouverture^ des portes et des fenêtres ne pouvait qu’accroître considérablement les effets de l’aspiration par les cheminées, mais qu’en même temps l’introduction de l’air par les poêles devait être sensiblement diminuée. En confirmant la seconde prévision, l’expérience a montré que l’influence de l’ouverture des portes et des fenêtres, loin de nuire à la ventilation et aux effets de l’aspiration par les cheminées d’évacuation, paraît au contraire l’activer d’une manière notable.
Les résultats suivants des expériences de MM. Trélat et H. Péligot, faites par un temps de pluie et de grand vent, mettent ce fait en évidence :
456 EXAMEN COMPARATIF
VOLUME D’AIR SORTANT PAR HEURE PAR LES ORIFICES D’ÉVACUATION DU PAVILLON N° 3.
NUMÉROS