— Bouche 2
Volume total
Volume total pour les chambres de malades
OBSERVATIONS
Il n’est pas fait mention des chambres à un lit parce qu’elles ne sont pas ventilées.
La température dans les salles était de 16° et sous l’anémomètre de 15° L’on ne chauffait pas.
525. Conséquences des résultats consignés dans le tableau précèdent. — Il résulte de ces observations que le volume total d’air ramené à zéro qui arrivait dans les diverses parties du pavillon de l’hôpital Necker, ventilé par les appareils du docteur Van-Hecke, s’élevait, le 27 avril 1861, à 8650 mètres cubes par heure.
Si l’on en déduit les volumes qui affluent dans les cabinets d’aisances, et qui étaient de 1600m*c, il ne reste plus pour le volume d’air affluent dans les salles ramené à zéro que 7025m*c, qui, répartis entre 177 lits que contient le pavillon, correspondent à 39m c,68 par heure et par lit.
Ce résultat est bien inférieur à celui de 117nl,c qui a été annoncé par M. Grassi comme résultant de ses expériences quand la machine marchait à la vitesse de 51 tours en 1'.
Le volume d’air affluent dans le pavillon le 27 avril, où la température de jour a été de 20°, n’étant que de 8625m,c à zéro ou de 9366m,c à 20° en 1 heure, tandis que le volume d’air qui passait dans le canal souterrain était de 10453m,c, il en résulte que dans les conduits, assez courts d’ailleurs, de ce pavillon il se fait une perte de 10 pour 100 au moins du volume d’air affluent par le conduit souterrain, quoique la pression dans ce conduit doive excéder de très-peu en tous temps celle de l’air extérieur.
La grande différence qui existe entre les résultats annoncés par M. Grassi et ceux qui ont été obtenus par MM. Leblanc et Ser tient au mode d’expérimentation complètement défectueux employé par le premier de ces expérimentateurs. C’est ce que mettent en évidence les observations suivantes de MM. Leblanc et Ser.
52G. Expérience relative au mode d'observation employé par M. Grassi. — L’on a vu, au n° 51 des Considérations générales, que la présence d’une grille placée au-dessus d’un orifice déterminait, de même que celle des piles d’un pont dans le lit d’une rivière, en amont une augmentation de pression, en aval au-dessus des orifices libres un accroissement de vitesse,
et sur les côtés, vis-à-vis des parties pleines, de remous qui ne permettaient pas de faire immédiatement au-dessus de cette grille des observations susceptibles de fournir des indications exactes de vitesse et encore moins des volumes d’air.
Lorsqu’en opérant ainsi l’on a ensuite multiplié les vitesses observées par l’aire totale de l’orifice, on a nécessairement évalué beaucoup trop haut le volume d’air écoulé. C’est ce qui est arrivé à M. Grassi dans les expériences qu’il a faites pour déterminer le volume d’air nouveau insufflé dans les salies de l’hôpital Necker par les appareils du docteur Yan Hecke.
Pour constater l’influence de ce mode d’opérer et avoir une idée de l’erreur à laquelle il conduit, MM. Leblanc et Ser ont fait l’expérience suivante :
Après avoir enlevé la grille qui recouvrait l’une des bouches d’arrivée de l’air, on a placé sur cette bouche carrée un tuyau en zinc à base pyramidale carrée ABED, raccordée avec une partie cylindrique DE ab, et ayant une hauteur suffisante pour que le courant d’air pût dans tous les cas avoir pris vers le sommet ab un mouvement suffisamment régulier. Sur ce sommet ab l’on a placé la grille qui recouvrait précédemment la bouche.
Sur ce dispositif l’on a fait les observations suivantes :
L’on a déterminé le nombre de tours faits par un anémomètre en le plaçant successivement en c à 0nî,15 au-dessous de la grille, en ci à 0m,15 au-dessus de la grille et vis-à-vis d’une partie pleine, et en c2 vis-à-vis d’un vide. L’on a trouvé les résultats suivants :
Emplacement de l’anémomètre. C Ct C,
i lre observation. 540—542 610 1296 — 1212
Nombre de tours, j observation. 625 — 695 » 1455 — 1856
Ces résultats manifestent d’une manière évidente l’énorme
Fig. 42.
accroissement de vitesse qui se produisait au passage de l’air par les orifices de ces grilles, et l’erreur dans laquelle on est tombé quand on a multiplié cette vitesse par l’aire totale de la bouche.
C’est ce qui explique comment les volumes d’air introduits dans les salles trouvées par MM. Leblanc et Ser sont très-inférieurs à ceux qui ont été indiqués par M. Grassi, et qui élevaient à H7ra,c par heure et par malade le volume d’air introduit dans les salles à la vitesse de 51 coups de piston de la machine, tandis qu’à celle de 49 coups MM. Leblanc et Ser n’ont en réalité trouvé qu’un volume moyen de 39m c,72.
327. Expériences de MM. Leblanc et Ser , sur le volume d* air évacué des salles . — En observant successivement les volumes d’air vicié, évacués par les gaines, établies à cet effet dans les salles, ces ingénieurs ont constaté le 27 avril les résultats consignés dans le tableau suivant.
EXAMEN COMPARATIF
EXPÉRIENCES SUR LES APPAREILS ÉTABLIS PAR LE DOCTEUR VAN-HECKE, A L'HÔPITAL NECKER, EXÉCUTÉES PAR MM. LEBLANC ET SER.