NOMS DES TERRAINS
ARBÉVIATIONS
Terrains cristallisés
T. crist.
Terrain crétacé inférieur. . . .
T. crét. i.
Terrain crétacé supérieur. (2).
T. crét. s.
Terrain tertiaire inférieur (3) . .
T. tert. i.
Grès rouge. . .'
Gr. rou.
Terrain tertiaire moyen. . . .
T. tert. m.
Grès vert
Gr. ver.
Terrain tertiaire supérieur. . .
T. terl. s.
Gr..Vos.
Alluvions anciennes
Ail. an.
Alluvions modernes. .....
Ail. mo.
Terrainsjurassiques inférieurs (1)
T. jura. i.
Tour.
Terrains jurassiques moyens (1).
T. jura. m.
Terrains plutoniques
T. plut.
Terrainsjurassiquessupérieurs(l)
T. jura. s.
Terrains volcaniques anciens (A).
T. Tol. an.
Calcaire à gryphées
Cal. à g.
Terrains volcahiques modernes .
T. vol. mo.
(1) Plusieurs étages du terrain jurassique sont composés de calcaires magnésifères.
(2) Terrain crétacé supérieur , composé de craie blanche (carbonate de chaux impur).
^3) Terrain tertiaire inférieur, formé par le calcaire grossier, avec gypse ou plâtre. |j (i) Les terrains volcaniques anciens comprcnncnllcs trachyles, les dorailes, les phonolilcsjl «t les basaltes.
Analyse d'un travail manuscrit de M. C. Bergoulmîotsx sur l'eau potable de Clernioiat.
De trois séries de rcchcrclics analytiques faites à trois époques différentes par M. Bergoulinioux, recherches qui seront vérifiées et complétées plus tard , il résulte :
l" Que l'eau de Clermonl présente, soit quant aux gaz contenus, soit quant aux prin- <^ipes salins qui la minéralisent, une composition qui varie suivant le moment de l'année où on l'examine.
2" Qu'il est important, surtout à certaines époques, avant de procéder à l'analyse, de laisser longtemps reposer l'eau qui se dépouille ainsi de matières étrangères, organiques et inorganiques , tenues par elle en suspension.
Ces réserves faites, voici d'abord les données les plus constantes fournies jusqu'ici par l'analyse qualitative.
L'eau de Clermont, préalablement additionnée d'acide azotique pur, précipite par le nitrate d'argent. — Prenez deux malras semblables, d'un litre 1/2 à 2 litres de capacité; remplissez l'un d'eau distillée, l'autre d'eau de Clermont; ajoutez à l'un et à l'au-, tre quantités égales d'acide azotique pur, agitez et attendez; puis ajoutez des quantités • suffisantes et toujours égales d'une solution concentrée de nitrate d'argent, presque immédiatement il se formera dans le second matras un louchisseraent très-marqué qui, sous l'influence de l'agitation, d'une faible élévation de température et d'un repos proloiigé, se transforme en un précipité lourd, d'autant plus appréciable qu'on l'expose plus directement à l'action des rayons solaires. Aucun précipité dans le premier matras.
En opérant avec des précautions analogues , M, Bergouhnioux a obtenu des réactions non moins indiscutables à l'aide de l'eau de chaux et de l'eau de baryte.
L'eau de Clermont précipite aussi, après addition d'acide chlorbydrique pur , par le chlorure de baryum ; mais il faut encore, dans ce cas comme dans les précédents, ne pas se contenter d'agir à la bâte , dans, un verre à expérience, avec trop peu de réactif, sans excès comparatif et en dehors de toutes les conditions requises pour la recherche de quantités extrêmement diluées.
Une réaction qui est beaucoup plus facilement obtenue est celle que fournit l'oxalate d'ammoniaque ammoniacal. — Il suffit d'un excès de réactif pour troubler le liquide.
Mais là où un excès de réactif n'est même plus nécessaire , c'est dans le traitement de l'eau de Clermont par l'azotate de plomb, sel dont M. Bergouhnioux préfère le maniement à celui du sous-acétate de plomb.
La potasse, la magnésie sont facilement décélées par les réactifs ordinaires, tandis qu'il faut des soins minutieux pour se convaincre de la présence de l'alumine et de la soude.
Il suffit au contraire de traiter par l'acide chlorbydrique le résidu que laisse à l'évaporation l'eau de Clermont, pour obtenir de la silice en proportion relativement considérable. Et il.est à noter ici qu'une carafe de cristal où de l'eau de Clermonl s'est évaporée lentement, qu'une cornue de verre qui a servi à une distillation prolongée du même liquide, portçnt sur leurs parois des traces peut-être indélébiles du passage de cette eau si faiblement minéralisée.
Préalablement bouillie, l'eau de Clermont donne, par l'acide sulfhydrique pur et lavé, un louchisscment dont M. Bergouhnioux n'a pu encore trouver l'explication.
L'iode a été recherché avec le plus grand soin et sur des quantités d'eau considérables; les réactions ont été douteuses.
L'eau de Clermont est fort souvent , surtout à l'époque des irrigations , chargée d'une Ircs-notable quantité de détritus où l'examen microscopique décèle des traces d'organisation. Ces petits corps , do volume très-variable, flottent avec persistance dans une carafe d'eau et y restent suspendus longtemps encore après le dépôt des subtanccs limoneuses ,
86 ANALYSE DE l'eAU POTABLE DE CLERMONT.
des grains siliceux et ocrcux dont l'eau de Clermont peut être séparée soit par le repos , soit par la filtralion. Des expériences en cours d'exécution permettront plus tard d'apprécier , au moins approximativement, les proportions de ces diverses matières accidentellement entraînées, tenues en suspension et si peu dissoutes que , dans aucun des résidus fournis par l'évaporation de quantités même considérables d'eau suffisamment reposée, il n'a pas été jusqu'ici possible de démontrer trace de matière organique.
Voici , en ce qui concerne l'analyse quantitative, la moyenne des résultats obtenus par M. Bergouhnioux :
Acide carbonique 0,025b
Chlore. 0,0007
Iode Traces douteuses.
Acide sulfurique Quantité minime.
Chaux 0,0251
Magnésie ' 0,0092
Soude 0,0049
Potasse 0,0081
Alumine ?
Silice .• 0,0677
Fer (1) Il
Matière organique (1) ■ "
Total des subtances pesées 0,1392
Ce total représente, à peu de chose près, la moyenne (0, 1361) des poids trouvés pour les résidus des diverses évaporations.
Cl) Lo fer a été trouvé dau» le dépât obtenu par un repos prolongé de l'eau; la matière organi(jue trouble, à certaines épot^ues, la transparence de l'ean.