II. V
^ Pans., À rend., XIV .
^ Nam memini Hesionae visentein le^'na sororis I.aoniedontiaden Priamiim, Salamiiia petenleni I^iotiniis Arcadi* gelidos invison' (ines. Tiiiii iiiilii prima gciias voslibal fli)ie juvenla ,
17G AUCADIE.
Ce voyage de la com iroyenne eu Aicadie semble au premier abord une fiction du poëte, procédé em[)Ioyé si souvent par Homère, lorsqu'il veut établir entre ses béros un lien d'bospilalité. Mais, comme Evandre était de Pnllantiiun , n'est-il pas vraisemblable que Virgile s'est appuyé sur une tradition qui nous est inconnue, pour réunir Anchise et Evandre dans les murs de Pbénée? Autrement, pourquoi choisir celte ville peu célèbre phitôt que Pallantium même, qui eu était assez éloignée et qui était située du côté de Tégée ?
C'est encore dans le pays de Pbénée qu'Ulysse, après avoir parcouru en vain la Grèce, retrouva ses couisiers peidus. Dans sa joie, il éleva un temple à Diane qui trouve les chevaux ', et une statue à Neptune Hippius. Comme Itba(|ue n'était qu'un rocher^, il laissa ses cbevaux à Pbénée, de même qu'il entretenait ses troupeaux de bœufs sur le continent, en face d'Itbaque. Les Pbénéales
Mirabarfjiie duces Teucros, mirahar et ipsiini Laomedontiaden , sed cunctis altior ibat
Anchises
Atcessi et cupidus Plienvi sub mœiiia diixi.
' 'Ev û' 'lOoix/-, out' àp Spo'fJioi eùpéeç oute ti Xsipiwv. AiytêoToç, xai [xaXXov sT^T^paTOç 'lUTCoéoTOto.
« Non est aptus equis Ithace locus, » dit Horace.
PHÉNÉK. ni
moiitraienl même, sur la base de la statue de Nej)tune, une inscription contenant quelques ordres que donnait Ulysse à ceux qui étaient chargés de ses chevaux, comme s'il instituait le dieu son intendant et leui" gardien suprême.
Pausanias remarque (jue la statue de ^eplune ne pouvait avoir été érigée par Ulysse; car elle était de bronze et coulée d'un seul jet. «L'art, « ajoute-t-il avec raison, « n'était pas encore si avancé, tant s'en faut , à cette épotjue. »
Ces liaditions de l'Arcadie sont si singulières parfois, leur naïveté leur donne en même temps un tel air de viaisemblance, qu'on ne sait quel mode de doute et de critique leui- appliquer. Comme au fond elles n'ont (jue peu d'importance, le uiieux est d'y croire aveuglément : cela donne aux lieux le charme et la poésie. Les fables sont la vie des ruines, comme les ruines sont la vie du paysage.
Il est difficile aujourd'hui de concilier l'aspect des lieux où fut Fhénée et la description qu'en donne Pausanias. « L'Acropole, » dit-il ', « était « escarpée de tous les côtés, et fortifiée seulement « dans quehjues parties plus accessibles. C'était « là que se trouvaient le temple de Minerve Tri- « tonia, ruiné dès l'antiquité, et la statue de
■ Paus., .-//•(■«./., \ IV.
178 ARCADIK.
« Neptune Hippius. En descendant de la citadelle, a on trouvait le slade et le tond)eàu d'l[)liiclès; a dans la ville, un temple de Mercure, vénéré à « Pliénée par-dessus tous les dieux » (le voisinage duCyllène explique cette vénération ), « et sa « belle statue, ouvrage d'Euchir, Athénien. Près « du temple de Cérès Éleusinienne, on voyait le « Pétrôma, c'est-à-dire deux grosses pierres ajus- « tées l'une contie l'autre, qu'on écartait chaque « année à l'époque de la célébration des grands « mystères, et d'où l'on lirait des écrits relatifs à « leur célébration; lecture faite aux initiés, on « les y renfermait de nouveau. » Il y a là une vague ressemblance avec la manière dont se consultaient les livres sibyllins à Rome.
u Sur le Pétrôma, il y avait un couvercle lond « qui contenait un masque représentant Cérès. A « l'époque des mystères, le prêtre se mettait ce « masque sur le visage, et frappait de verges les «dieux infernaux.» — Je ferai remarquer, à ce propos, combien les mystères d'Eleusis étaient répandus dans toute l'Arcadie. Les Arcadiens, si jaloux de tout rapporter à eux , de tout faire naître dans leur pays, avouaient, par le nom seul de ces temples, que le culte leur était étranger. Ceux qui l'apportèrent furent reçus à merveille, si l'on cherche le fait sous la forme mythique : car Cérès, dans ses voyages, fut si bien accueillie à
l'IlKNKK. !71)
Pliéiiée, qu'elle combla de ptésenls se^. liabilanis et leur donna tous les légumes, excepté la lève, (|ui ne put jamais pousser dans le pays. Aussi regaidaient-ils connue impur ce légume, sacié pour Pylhagore.
On ne retrouve plus les temples qui ornaient la ville; mais, sur le promontoire même, il reste (juelques débiis antiques. Quant à la place où s'étendait la ville, elle était, en i85o, recouveite par les eaux , et leur liauteur extraordinaire ' contribuait à f'aiie paraître plus petite l'ancienne acropole.
Le lac de Pbénée n'existait pas dans ranti(piité; à sa place, il y avait une plaine fertile, dont le bas était maiécageux ^. L'époque de sa formation nous est inconnue; mais elle se ratlaclie à un pbénoniène curieux, (pioique facile à exjjlicjuer.
Deux rivières, YOlbius et \ Arounius ^ coulent près de Pbénée, et apportent leurs eaux dans cet immense entonnoir sans issue, que j'ai décrit plus baut. En outre, de toutes les montagnes environnantes descendent en foule des sources et
' Au |)rinlemps de l'année i85(», les eaux, après un hiver pluvieux et Jes neif,'es abondantes, avaient atteint un niveau inaccoutumé.
' Eratosthènes , cité par Strabon , parle d'un marais form»' par l'Allias. Le nom jjaraît nue abréviation ou une cun tipliuu du mot Aroanius.
(le petits courants dont les eaux réunies forment un volume assez considérable. Mais la nature avait pourvu à leur écoulement, en creusant au sud de la plaine deux gouffres où elles se peidaient, pour reparaître dans d'autres pays. Ces katavotlires ' sont, l'un au pied de l'Orexis, l'autre au pied du Sciatliis. Le dernier donne très-vraisemblablement naissance au Ladon, comme le croyaient les anciens. Quant à l'autre, on ne peut savoir où il aboutit.
On comprend tout ce qu'avait de précaire ce mode d'écoulement pour les eaux. Indépendamment des tremblements de terre, qui sont fréquents dans ces montagnes et qui pouvaient détruire les canaux souteirains, il suffisait d'une année pluvieuse, de neiges trop abondantes pour amener un engorgement momentané; des brancbes et des débris entiaînés par le fleuve pouvaient fermei- le passage des eaux. Déjà, dans les temps anciens, Pbénée avait été submergée par une inondation extraordinaire. Plutaïque^ dit
' Strabon les appelle (^£p;6pa, mot arcadien, pour Sdtpaôpa.
(Strab., 1. VIII, p. 389.)
* Les Phénéates attribuaient rinondation à la colère d'Apollon, qui boucha les katavothres pour punir Hercule, leur auteur et le voleur du trépied sacre. Plutarque se moque d'une venj^eauce si tardive, qui n'aurait eu de satisfaction (|ue mille rtff.t après Hercule. (IMut , De sera iiumin. vindirta.)
PUÉNÉE. 1S1
(|u'elle aj-riva mille ans après Hercule : lunis, dans sa pensée, mille n'avait (|u'un sens indéleiniiné et était synonyme de beaucoup.
Tliéopbrasle raconte cpie les eaux s'élevèrent si liant, que les habitants, après avoir consliuit des ponts pour conmiuniquer entre eux , furent obligés d'en bâtir de nouveaux jjar-dessus les premiers '. Pausanias vil sui- la montagne les traces que les eaux avaient laissées: une ligne de couleur différente en avait marqué le niveau ^.
Cet événement préoccupa vivement les anciens, (jui l'expliquaient de différentes nianièies. Stiabon l'attribuait à un tremblement de terre et à l'écroulement des conduits souleir-ains ^.' Pline reconnaît aussi pour- cause un tremblement de terre, mais qui aurait formé subitement un lac par une sorte d'éruption ^. Il est étonnant que lui seul dise que ce phénomène s'est reproduit cin(| fois. Ératosthènes^ l'attribue simplement à l'obstruction des gt)uffres, et fait coïncider- avec leursubit dégorgement le déluge qui avait couvert
' Tliéoph., Hi.st. Plant. ^ 1. V, ch. 5. ' Paus., Arcad., XIV.
^ Strab., \III,p. 389.
* Terrae motus profundiint sorbentque uquas, sicut ciira Pheneiim Arcadi* (|iiitu|iiies accidisse constat.
(Plin., Hi.sc./iut., XWI, 5.) ' Citt- par SlialMui, 1. Mil , p. VS.j.
l'IJide aiî leiiips de Uarclamis (4 le desséchenient de la plaine de Pliéiiée.
Peut-êtie le lac moderne disparaîlia-t-il ainsi quelque jour; mais en i85o, après un hiver remarcpiable par sa rigueur et ses pluies, il étail plus considérable que Jamais; les champs et les vignes cjui environnaient le promontoire étaient suhmeigés. De même, l'Olbius el l'Aroanius, (pji d'ordinaire se réunissent en un seul lit avant d'arrivei- au lac, y entraient alors séparément et à une grande distance l'un de l'autre : tout leur lit commun était sous les eaux. En outie, les katavothies où l'eau se précipite en mugissant étaient ensevelis profondément sous le lac, sans qu'aucun mouvement annonçât leur présence.
Ces katavolhres sont très-fréquents en Grèce, où la multiplicité des montagnes crée à chacpie pas des obstacles à l'écoulement des rivières et des torrents. On en trouve dans la plaine de Tégée, dans la plaine de Mantinée, à Stymphale, etc. Diodore de Sicile ' remarque la répétition de ces phénomènes en Arcadie; Aristole ' les explique par l'action des eaux qui s'ouvrent un passage de vive force.
Si les savants se préoccupaient de ces accidents
' Diocl.. I.XV,c. /,9
' Météor., I , i"î.
PHÉNÉE. 18;{
extraordinaiies, ils avaienl bien autrenienl riaj)né l'imagination du peuple, el les i'ables ne nian- (jnaient pas aulour de ces gouffres mystérieux el bienfaisants. Les Phénéates, dans leur reconnaissance pour Hercule qui avait assaini la plaine, prétendaient (pi'ils avaient été creusés par lui '. Une autre tradition plus poélicpie les signalait comme une entrée des enfers ^. Par là Plulon était descendu lorsqu'il enleva Proserpine. Cette tradition avait un lien évident avec la cérémonie que j'ai rapportée plus haut; elle expli^pie pourquoi le prêtre de Cérès se couvrait le visage du masque de la déesse et battait de veiges les dieux infernaux. La mère châtiait les ravisseurs de sa iille.
Chose singulière! celte croyance à une entrée des enfers s'est conservée juscpi'à nos jours, modifiée seulement par lecbrislianisme. Lesbabilanls de Phonia (la moderne Pliénée) racontent (jue jadis deux démons se disputaient la possession du lac et se livraient des combats acharnés. L'un d'eux s'avisa de faire des balles avec de la graisse de bœuf et de les lancer sur son ennemi. Dès (prdle toucbait la peau du damné ( que l'on sait être de sa nature aussi l)rùlante (pie la tôle rou-
' Cloiioiiis iS(i/rtit., l 'j.
' Pans., ^nn(l.,\\\.
gie), la graisse s'enflammait et lui causait d'atroces tourments; si bien (jue, pour échapper plus vite à son persécuteur, il se fraya à travers les rochers un passage vers l'enfer : les eaux s'y précipitèrent après lui.
Malgré la fidélité de la Iradiiion , comment retrouver dans cette grossière légende la grâce et la poésie de la fable antique?
Deux routes conduisent de Phénée à Stvmpliale : l'une passe entre le Cyllène et le mont Sépia ; l'autre, entre le Sépia et le Gérontium. Cette dernière, après avoir côtoyé le lac du nord à l'est, gravit le flanc du Sépia et passe aux sources Tricrènes. A chaque pas, on rencontre des sources et de petits courants, qui doivent tarir pendant l'été, mais qui grossissent singulièrement le lac, tant que dure la fonte des neiges.
La route de Gérontium doit être la route antique : c'est ce qu'on peut conclure, comme dans presque toutes les montagnes, de cette simple raison que la nature des lieux rend ce seul passage praticable. Mais il y a ici une preuve plus positive : la route passe encore, comme au temps de Pausanias, auprès des sources Tricrènes, limite du territoire de Phénée. Les nynqjhes y lavèrent Mercure après sa naissance ^ Ce sont trois
Pans., Anud., \VI.
PHKNKE. 185
pelils (ilels d'eau (|ui descendent paiallèlement de roches nues et schisteuses; ils n'ont pour eux que d'avoir été cités pai- l'antiquilé.
Quelques heuies de marche, à travers des lieux secs et désolés, amènent au marais de Stymphale.
STVMPllAIJ.. IS-
CllAPn IIK V
SI viMi'iiAi r .
A Slyiii()liale ', se pi-éseiilenl les mêmes phénomènes (\uk Pliénée : des eaux (jiii iic tiouveiil poi:it leur cours, une plaine couveite pai- un lac, un jjfouffie qui ouvie aux eaux un passage souterrain. Mais, (pi()i(pie Slvmpliale ne mancpie |)as d'un certain caractère, on y clierclierait en vain les grandeurs sévères et les beautés de Pliénée. (le qui frappe surtout, c'est la solitude et le silence de ces lieux qu'hahilenl la fièvre et la mort.
' ()(i écrivait quelqudoii ilTÛu.ï<r,Ào<; , ni;iis les Anailirns pioiioMcaiciit 2iTÛ[jLïiaÀoc;, On letnMiv»' rai|>lia ilaiis les mois
La plaine s'étend du sud-ouest au nord-est; elle a environ sept milles de longueur, lesserrée d'un côté par un avancement nu et escarpé du Cyllène^ de l'autre par X JpéUmre. C'est au pied de l'Âpèlaure, au sud, que la rivière Stympliale, après avoir formé un lac quegrossissent différents cours d'eau, se précipite dans un katavotbre pour reparaître en Ârgolide, selon l'opinion des anciens, sous le nom ô^Érasinus. Éialostliènes' lui donne, même dans ce nouveau pays, le nom de Stympliale. On dit qu'on ne peut voir sans une impression profonde, du haut du rocher à pic qui domine le katavothie, les eaux s'engouffrer en tourbillonnant et avec un mugissement continu. Mais à Stympliale, comme à Pliénée, leur niveau s'était élevé par suite des pluies, de sorte qu'elles cachaient leur issue, sans la trahir par le moindre murmure, par la moindre agitation. D'ordinaire, le marais n'occupe que le tiers de la plaine : il en couvrait les deux tiers en i85o, et baignait une partie des ruines de la ville de Stymphale, qui, dans l'antiquité, était située à cin(iuante stades du lac Stymphalide'. Cependant, cette distance a été exagérée par Strabon ; de la ville au katavotbre même, il n'y a pas cinquante stades.
' Cité par Strabon, 1. VIII, p. 38y.
' Strab., ibid.
STYMPHALK. 18λ
Les Slvmplialiens eurent, comme les Pliénéales , à souffrir d'une grande inondation ; ils ne manquèrent pas de l'attribuer, eux aussi, à la colère des dieux. Ils célébraient, en général, avec une grande négligence, les fêtes de Diane, et la déesse fit enfin éclater sa vengeance'. Des brandies d'arbre, entraînées par le courant, boucbèrent l'ouverture du gouffre, et la plaine devint bientôt un lac de 4oo stades. Qnel(|ue tenips après, une biclie pressée par un chasseur se précipita tians le lac. Le chasseur, emporté par son ardeur, l'y poursuivit à la nage, jusqu'à ce qu'arrivés tous deux près du gouffre, ils y furent engloutis. Aussitôt les eaux reprirent leur écoulement : la déesse avait été apaisée par ce sacrifice involontaire. Le pays fut desséché en un jour, et le culte de Diane fut célébié depuis avec la j)lus grande exactitude.
Il ne faut pas se demandei- comment, où l'eau ne peut trouver passage, un homme et une biche sont engloutis. Sans cela, où serait le miracle ? On aurait plutôt le droit d'être rigoureux quand on lit (|u'inie plaine de cin(|uanle à soixante stades devient un lac de quatre cents slades. Mais l'exagération est permise aux traditions populaires: les discuter, ce nest pas seulement leur enlever leurcharme, c'est les détririie. Du reste, cette fable
I P.ms., .-ina,l.. Wlll
190 ARCADIK.
♦aillit èlie rniiesleaux SlMnj)lKilieiis. Klle inspira
à I()liicrale, iijénéral alliénieii, rjui assiégeait en
vain la ville, l'idée d'inonder le pays en bouchant
le katavotlire avec une grande quantité d'épongés.
Un présage, ou la réflexion, le détourna de ce
projet.
Au lao Stvmpiialide se rai tache le souvenir d'ini des douze travaux d'Hercule, «pii marcpia son passage en Arcadie par tant de bienfaits, de (piehpie manière qu'on veuille interpréter les monstiesque la Fable lui donne à cond3attre.x\ussi couiprend-on l'attaclienient inaltérable des Arcadiens pour ce héros.
Les Stvmphaliens, moins heineux que les Opiques qui pouvaient nïontrer les défenses du sanglier d'Éiymanthe, n'avaient que l'image des oiseaux tués par Hercule. Ils étaient en bois ou en pliUie, suspendus au plafond du temple de Diane. « Ces oiseaux, » dit Pausanias ', « sont de « la grandeur des gsues, et ressemijlent, pour la afoime, aux ibis; mais leur bec est beaucoup « plus fort et n'est pas recourbé. >; ISous les voyons, en effet, ainsi représentés sur les médailles de Slymphale et sur quelques vases peints^. Avi-
' Paus., /^rr«r/., XXIII.
=" V. Tischbein , II, i8. Millin, Peint, des vases, passif//. Con, Mus. Flur. Il, XXXVIII , i.
STY.MPHx\LK. 191
'«lies de cliair liuniaine, ils se précipitaient sur les u hommes, les tuaient à coups de bec, sans (ju'au- M cune armure de fer ni de cuivre pût résisler à « leurs coups. Ils étaient originaires d'Arabie; les « Arabes les combattaient victorieusement en se « revêtant d'écoice d'arbre très-épaisse, où le bec « des slymplial ides s'enfonçait et se prenait conmie « les ailes des petits oiseaux dans la glu. »
On reconnaît la gueire des grues el des Fygmées. Il n'y a que les noms de changés et Hercule de plus.
Quoique Stymphale ne soit guère connue que par cette fable, cependant elle n'élait pas sans impoitance dans ranli(|uilé, surtout comme position militaire. Elle commandait une des routes les plus fréquentées du Péloponèse et les communications de l'Arcadie avec Coiinthe et Argos. Les Sty.mphaliens étaient Arcadiens d'origine, connue le témoignent les vers d'Homère '; ils leconnaissaient poui leur fondaleur Stymphélus, petit-fils d'Arcas Mais leurs intérêts coumie leurs sympathies les portaient vers les Argiens, et, à une épo- (pie qui nous est inconnue, ils se rangèrent volontairement parmi les peuples de l'Argolide^. Peuiêlre même cette époque est-elle assez reculée.
• //., Il, V. 6()5.
' Pans., AicniL, XXII