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OUVRAGES SUR LA PHILOSOPHIE DE PLATON

Rappelons-nous que les questions les plus importantes de la philosophie de Platon sont résumées dans le Timée, et qu'il n'est peut-être pas une seule de ses théories qui n'entre pour quelque chose dans ce dialogue. Cependant ce serait sortir des bornes de cette notice , que d'entreprendre rénumération des principaux ouvrages modernes sur le Platonisme : on pourra se la procurer en réunissant les indications de Fabricius ( Biblioth. gr. , liv. 3 , c. 3 , § 8, t. 3, p. 141—159, Harles ) , de Brùcker ( Hist. ml. philos., part. 2, liv. 2, c. 6, sect. 1, § 15 — 31 ), et surtout du Manuel de l'histoire de la philosophie, par Tennemann, traduction de M. Cousin.

Ajoutez : 1° Tennemann, System der platonisehen Philosophie ; 2° les arguments de Schlcicrmacher sur ceux des dialogues de Platon qu'il a traduits; 3* les arguments d'une partie des dialogues de Platon, par M. Cousin; U" Diverses dissertations de MM. Trcndelenburg et Brandis sur les idées et les nombres d'après Platon et les Pythagoriciens ; 5° un opuscule de M. Tideman, De deo Platonis, Amsterdam, 1830; 6° le livre de M. Jules Simon, Etudes sur la Théodicée de Platon et cCAristote, Paris, 18&0.

SECTION SEPTIÈME

OUVRAGES SUR L'HISTOIRE ANCIENNE DES DIVERSES SCIENCES DONT IL EST QUESTION DANS LE TIMÉE.

Il est certain que, sans parler des autres dialogues, le Timée seul devrait assigner à Platon une place dans l'histoire des sciences mathématiques et physiques, et que .

KOTICE

pour bien comprendre le mérite et la portée des opinion» scientifiques que ce dialogue renferme , il est nécessaire de savoir ce qui les a précédées et ce qui les a suivies. Ainsi , quoique la plupart des historiens modernes de ces sciences aient fait trop peu d'attention à Platon , l'étude de leurs ouvrages est cependant presque aussi utile pour l'interprétation complète du Timée que celle des historiens de la phttosophie.

§ I. Histoire ancienne des sciences en général.

1° Goguet, dans son ouvrage intitulé Origine des lois, des arts et des sciences , et de leurs progrès chez les anciens peuples (Paris, 1758, S volumes in-&°), fait preuve d'un savoir étendu et varié; mais il embrasse trop de choses pour pouvoir approfondir chacune d'elles. D'ailleurs il ne sort guère des origines les plus reculées, et il accorde fort peu de place à son esquisse de l'état des sciences dans les premiers temps de la Grèce. Il oûre à peine quelques indications pour la recherche des antécédents des doctrines de Platon*

2° L'ouvrage deDutens, intitulé Histoire des découvertes attribuées aux modernes (2* édition, Paris, 1776, 2 volumes in-8°), est plein d'érudition, mais sans critique et sans intelligence des textes : il est difficile d'ouvrir ces deux volumes sans tomber sur une erreur.

S* L'ouvrage de Meiners dont le titre allemand annonçait l'histoire des sciences chez les Grecs et les Romains, traduit en français par Laveaux (Paris, an 7 (1799), 5 volumes in-8°), sous le titre d'Histoire des sciences dans la Grèce, ne répond pas même à ce dernier titre, puisque Fauteur ne va pas plus loin que l'époque de Platon. Ajoutons que ce titre n'est pas justifié par l'ouvrage, même pour la partie qu'il embrasse. Cependant c'est un bon livre : c'est une admirable préface de cette histoire que Meiners n'a pas laite. On y trouve : 1° un excellent résumé de l'histoire

politique et de celle des mœurs chez les Grecs; 2° une critique solide et profonde des sources de l'histoire primitive des sciences; 3° des biographies savantes et judicieuses des premiers philosophes de la Grèce ; 4° une esquisse de l'ancienne philosophie grecque jusqu'à Platon, esquisse qui se recommande par la critique historique, bien plus que par l'appréciation philosophique des systèmes; 5° quelques documents épars, décousus, très-incomplets, sur les opinions des anciens, relatives aux autres sciences. Meiners, en même temps qu'il juge Platon bien sévèrement comme philosophe, ne voit en lui, ni le géomètre, ni l'astronome, ni le physicien, ni l'anatomiste. Où donc l'examen de cette partie du Platonisme serait-elle à sa place, sinon dans une histoire des sciences, qui s'arrête après Platon?

§ H. Histoire de la philosophie ancienne.

Il suffit de nommer Brûcker, Tennemann, Buhle et Ritter, et de faire remarquer que ces historiens sont en gênerai peu favorables au Platonisme.

§ III. Histoire ancienne des sciences mathématiques en général.

Je n'ai pu me procurer l'ouvrage d'Heilbronner : Historia Matheseos unicersœ, Leipzig, 1742, in-4°. Mais j'ai eu, 1* M on tu cl a, Histoire du Mathématiques, nouvelle édition, Paris, an 7 (1799), 4 volumes in-4°; 2° Bossut, Histoire générale des Mathématiques , Paris, 1810, 2 volumes in-8°.

§ IV. Histoire spéciale de t astronomie.

1° J'ai consulté le mémoire de Cassini, De l'origine et des progrès de l'astronomie , dans les Mémoires de l'Académie des sciences depuis 1666 jusqu'en 1699 , t. 8, p. 1 — 52.

NOTICE

1° Je n'ai pu me procurer Weidler, Historia astronomie* r Witienberg, 17M , in -A*. J'ai connu quelques-unes de ses opinion»^ citées par d'autres auteurs.

8 a J'ai eu l'ouvrage très-abrégé et très-superficiel d'Estève : Histoire générale et particulière de l' Astronomie , Paris > 1755, 3 volumes io-12.

U* J'ai eu l'ouvrage de Bailly : Histoire de t* Astronomie ancienne jusqu'à la fondation de l'école d'Alexandrie , Paris , 1775, in-4°; — 2* édition , Paris, 1781 , in-i|*. Bailly a une érudition trèi- vaste, mais de seconde ou de troisième main, et il est égaré par l'esprit de système.

5° J'ai eu les deux volumes de Delambre : Histoire de> l'Astronomie ancienne (Paris, 1817, in-ft°). C'est un ouvrage solide, tiré des sources mêmes. Mais l'auteur dit à peine quelques mots (chap. 1, t. 1, p. 1 — 18) sur toute la période qui précède la fondation de l'école d'Alexandrie ; il en parle seulement pour faire justice des erreurs systématiques de Bailly, et sans s'occuper de les remplacer par une histoire véritable. Dans la suite même de son ouvrage^ il se contente d'extraire des traités anciens sur l'astronomie et ra géographie les documents qu'ils contiennent, et d'en donner de savantes et judicieuses analyses. C'est là une précieuse collection de notices et de commentaires; mais ce n'est pas encore une histoire complète de l'astronomie ancienne. Tant s'en feut que toutes les sources de cette histoire y soient explorées, ou même indiquées : il en est beaucoup qui se trouvent éparses dans une multitude d'ouvrages dont l'objet spécial n'est pas l'astronomiej Delambre les a négligées. Quant à Platon, Delambre n'en a dit qu'un mot : cela valait encore mieux que d'en parler au hasard, comme Bailly.

En résumé, les historiens de l'astronomie que j'ai consultés ont fait l'histoire des observations, des découvertes positives, des applications pratiques ; mais parmi les thnes, ils ne se sont guères occupés que de ceux qui se trou-

vent exposés dans des ouvrages anciens sur l'astronomie. Quant aux systèmes antérieurs à celui d'Hipparque, ils n'en ont parlé qu'en passant , sans s'attacher à en montrer l'enchaînement et le progrès, et la plupart de leurs assertions sur ces systèmes m'ont paru erronées.

M. Bœckh a comparé le système astronomique de Platon à celui de Philolaûs dans un ouvrage dont j'ai parlé plu» haut, d'après M. Stallbaum.

J'ai lu le Philolaûs de M. Bœckh : ce petit volume m'a été très utile , quoique je n'aie pas admis , comme on a. pu le voir, toutes les conclusions de l'auteur sur l'astronomie philolaïque.

J'ai lu une savante dissertation de M. Ideler sur les rap~ ports de Copernic avec l'antiquité , dans le Musatum der A lierthumswiseensekafi , t. 2, p. 893-454. J'y ai trouvé d'excellentes recherches , dont j'ai profité , mais dont j'ai cru devoir modifier les résultats, d'après l'étude des sources.

Sur les antécédents du système de Platon , et par conséquent aussi de celui de Ptolémée, je n'ai connu aucun travail spécial : ce que j'en ai dit est presque exclusivement Le résultat de mes recherches.

§ V. Histoire de la musique chez les Anciens.

J'ai consulté surtout 1° les savantes dissertations de Burette dans les tomes 4, 5, 8, 10, 13, 15 et 16 des Mémoire» de l'Académie des inscriptions et belles lettres; 2° Forkel, Geschichte der Musik, dont le tome 1", in-Zi* , est consacré à la musique ancienne; 3° M. Bœckh, Pindari opéra, t. 2, D* metris Pindari. J'ai cru devoir modifier sur beaucoup de points les conclusions adoptées par ces savants, et j'ai donné mes raisons.

J'ai consulté en outre Barthélémy, Roussier, et plusieurs autres aufeurs que j'ai cités dans la note 23. Si l'on veut une indication détaillée des écrivains modernes sur la

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musique ancienne, on la trouvera dans Forkel, Gesch.der Mus., chap. t\, part. 3, n° 2.

§ VI. Histoire des sciences physiques chez les Anciens.

Je n'ai connu sur ce sujet aucune histoire spéciale et étendue.

1* J'ai trouvé de nombreux et utiles renseignements, épars dans la Physique de Gassendi, 1. 1 et 2 des Œuvres, Lyon, 1658, 6 volumes in-folio. Mais Gassendi a beaucoup de préventions contre Platon. Je n'en citerai qu'un exemple : il déclare que Platon était tout-à-fait ignorant en anatomie, et il croit le prouver en disant que Platon fait descendre la boisson par la trachée-artère dans le poumon. {Phys. 9 sect. 3, membr. 2, liv. 5, chap. 2, t. 2, p. 505.) Mais ce que Gassendi ne dit pas, c'est que la même erreur a été commise par plusieurs des plus habiles médecins de . l'antiquité, et notamment par Galien. V. note 142, § 1.

2° Je regrette vivement de n'avoir pas eu à ma disposition les Eciogœ physicœ de Schneider, 1801 , en deux volumes in-8°, dont le premier contient une riche collection de fragments d'auteurs anciens relatifs aux sciences physiques, et le second, les commentaires du savant éditeur.

3° Je n'ai pu me procurer non plus l'opuscule de Beckmann , de Historia naturali veterum libellas primas, Gœttingue, 1766, in-8°. On connaît l'érudition profonde de l'auteur de Y Histoire des intentions usuelles chez les anciens , GcschichU der Erfindungen , etc.

§ VII. Histoire des sciences anatomiques et médicales chez

les Anciens.

Les principales histoires delà médecine sont, 1° celle de Daniel Leclerc .continuée par Freind; 2° celle de Schulze;

3° la plus récente et la meilleure , celle de Kurt Sprengel, traduite en français par M. Jour dan, sur la 2 e édition , Paris, 1815-1820, en 9 volumes in-8°. C'est la seule que j'aie eue à ma disposition.

Parmi les ouvrages relatifs au même sujet, et qui m'ont été utiles , outre une dissertation de M. Loncq, déjà mentionnée plus haut *, je citerai encore VŒconomia Hippocratica de Foës, Francfort, 1588, in-folio ; 2° la savante Introduction de M. Littré aux Œuvres d 'Hippocrate. Cette introduction, digne annonce de l'ouvrage, et que personne ne trouvera trop longue, forme un très fort volume in-8°.

§ VIII. Histoire ancienne de la géographie.

Pour expliquer l'épisode de l'Atlantide , il faut recourir à l'histoire des opinions géographiques chez les anciens. Parmi les auteurs qui m'ont été le plus utiles, il suffira de rappeler ici les noms de d'Anville, de Gosselin, d'Ukert, de Mannert, de M. Letronne et de M. de Humboldt, et de renvoyer à ma Dissertation sur l'Mlantid* *.

1 ParL 5, MCt V,$8,n*2.

2 MotelS, 1. 1, p. 257 et suif.

DU

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