jJ JoL*y> MYKllÂYL IBN MÂÇOUYA
louçof ibn Ibrahim raconte que ce médecin n'était pas satisfait des (remèdes) nouveaux; il ne leur empruntait aucun argument dans ses discours. Il ne s’accordait avec aucun médecin sur une chose (remède) qui n’était inventée que depuis deux siècles. 11 n’employait ni l’oxymel, ni la rose, à moins quelle n’eût été confite dans le miel, ni le djoulâb, fait avec l’eau de rose ; il ne s’en servait que composé de roses bouillies dans de l’eau chaude, et il n’en faisait pas usage avec du sucre. En résumé, il n’employait rien de ce que les anciens n’avaient pas expérimenté.
Je lui demandai, un jour, ce qu’il pensait de la banane. «Je ne l’ai pas vue mentionnée, réponditil, dans les livres des anciens, et cela étant, je n’ose ni la manger, ni la faire manger aux autres. »
Al-Mamoun avait de l’admiration pour lui; il le préférait à Djabraïl ibn lakhtîcbou’, au point qu’il l’appelait plus souvent par son konya 1 (surnom) que par son nom. Il ne buvait de remèdes que ceux dont
1 C’est une marque de considération chez les Arabes d’appeler quelqu’un par son konya. a . i (- — . . Al-Mamoun appelait ce médecin
du nom d’Ibn Iakhtichou’ (qui était son konya.), plutôt que par celui de Djabraïl. Il est d’usage, dans les familles, si le fds aîné s’appelle, par exemple, Ali’mad , que le père et la mère ajoutent a leursautres noms celui d’Abou Al/mad, père d’Ab'mad.d Omm Ahmad, mère d’ Al/mad; le fds prend à son tour le nom de son père, et ajoute à ses autres noms celui de fils d’un tel . Ces surnoms sont
ce médecin avait préparé pour lui la composition et la confection.
«Je voyais à Bagdad tous les médecins lui témoigner des égards qu’ils ne manifestaient à aucun autre. » ( Voy. I. A. O. fol. 1 o5.)
Comme on le voit par ce qui précède, Ibn Abi Oçaïbyya ne parle dans son ouvrage que de Mâçouia Abou H'annâ et de ses deux fds : Iouh'annâ et Mikhâyl; il n’est pas question d’un troisième fds, appelé, suivant Abou Djàfar, labia , fds de Mâçouia. On est amené à conclure que le copiste aura peut-être écrit par erreur le nom ? Iah'ya , pour Iou-
h'annâ, et qu’il faut attribuer toutes les citations qui porte les noms d lbn Mâçouia, de Iah'ya ibn Mâçouia, à Iouh'annâ ibn Mâçouia, le plus célèbre des trois dont parle lbn Abi Oçaïbyya , et le seul qui ait laissé des ouvrages.
Cependant, en indiquant les citations d’Abou Djàfar, je vais séparer celles attribuées à Iouh'annâ ibn Mâçouia, de celles qui portent le nom de Iah'ia ibn Mâçouia.
iouh'annâ ibn mâçouia.
Les ouvrages de ce médecin, cités par Abou Djàfar, sont : « Livre de la vue inté-
rieure» (ms. D. loi. i 6 v.), gfdl Lj\jiS' « Livre du
des konya. Mais tes Arabes peuvent recevoir un konya, par une sorte de respect ou par plaisanterie, sans pour cela avoir de fils. Ainsi Djoha, si célèbre par ses facéties, était appelé Aboul-R'oçn (père de la branche).
succès» (fol. 226 r. 299 r.), JL$JI i>LàJS~ «Livre de la perfection» sur les recettes et les traitement^ (fol. 1 84 r.). Ces ouvrages sont compris dans la liste qu’Jbn Abi Oçaïbyya a ajoutée à la biographie de c>. médecin.
Abou Djàfar lui a emprunté des recettes contre : la migraine (fol. 1 6 r. dtims. D.), léthargie (fol. 2 1 r.), insomnie (fol. 2/1), apoplexie (fol. 34 r. v. 36 v.), blancheur de l’œil (fol. 44 v.), ulcères de la bouche (fol. 58 v.), fétidité de la bouche (fol. 66 r.), rhume (fol. 82 v. 83 v. 81 r.), vents de l’estomac (fol. 1 32 v. 178 v.), douleur d’estomac (fol. 179 r. 1 84 v.), jaunisse (fol. 196 r. ), rate (fol. 198 r. v.), ouvertures de tumeurs locales (fol. 75 r.), coït (fol. 2 1 gr.), rétention de menstrues (fol. 226 r. ), blessures (fol. 2991’.), toux (fol. 1 00 v. 96 v.), soif (fol. i 2 1 v.), pour purifier la tête (fol. 17). Autres citations aux folios 242 r. 289 v. Foie, fièvre brûlante (fol. 1821'.), tumeurs (fol. 2 83 v.).
iah'ia ibn mâçodia.
Aucun ouvrage de lui n’est mentionné par Ibn Abi Oçaïbyya. Il est cité dans les cas suivants : bouche (fol. 67 v.), taches de rousseur (fol. 69 r.), palpitation de cœur (fol. 107 v. ), faiblesse d’estomac (fol. 137 v.), ulcères des intestins (fol 1 43 v.) , chute des cheveux (fol. 8 r.), apoplexie (fol. 35 r.), tintement d’oreille (fol. 5o r. 53 r.),- ulcères (fol. 58 r.), gargarisme (fol. 58 r.). dents (fol. 64 v.), bouche (fol. 67).
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