‹ Études sur Léonard de Vinci (volume 3)Chapitre 64 sur 81 · Chartularium, tomus III, p. 98 (en note · texte numérisé non relu

Chartularium, tomus III, p. 98 (en note

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Nation anglaise cesse de mentionner les deux frères Albert et Jean de Saxe au moment même où il commence à citer les deux frères Jean et Albert de Ricmestorp.

Mais, pour soutenir cette identité entre Albert de Helmstaedt et Albert de Ricmestorp, que d'invraisemblances il faut accumuler!

Il faut supposer, d'abord, qu'Albert de Saxe abandonne brusquement le nom de sa ville natale et le surnom sous lequel il était célèbre jusqu'alors, pour prendre un nom qu'il n'avait jamais porté.

Il faut supposer que Jean de Saxe, au lieu de retourner dans son pays après son début de maître-ès-arts, comme son frère l'avait déclaré à la Nation, est demeuré à Paris; qu'Albert de Saxe cumule la vie universitaire avec ses fonctions de curé de la paroisse des Saints Gôme-et-Damien, et qu'il reprend en 1862 la charge de recteur qu'il avait occupée neuf ans auparavant.

Et ces invraisemblances ne sont pas les seules que l'on doive signaler.

En 1862, Albert de Saxe est curé d'une paroisse de Paris; il vient de quitter les fonctions de receveur, réservées aux maîtres fortunés ï; il le faut supposer, cependant, si démuni d'argent qu'il ne peut payer son inscription au rôle et que son jeune frère, qui est presque un débutant, lui doit servir de répondant; ne semble-t-il pas plutôt, en cette affaire, que Jean de Ricmestorp se comporte en frère aîné et qu'Albert de Ricmestorp soit le cadet?

D'ailleurs, ce rôle envoyé à Urbain Y le 27 novembre 1862, ce rôle à l'occasion duquel Jean de Ricmestorp fut le répondant de son frère Albert, nous en possédons le textes et ce texte apporte contre la thèse dont nous parlons des arguments singulièrement puissants.

Naturellement, les deux frères Jean et Albert de Ricmestorp y figurent, et voici exactement comment ils y sont désignés ^ :

Maître Jean, surnommé le fils de Bernard le Riche, de Ric-

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