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Iliade, xn, -Z5S

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2ii ËTUDES SUR LES ARTS AU MOYEN AGE.

leur OÙ l'escalade était possible, furent défendues de bonne heure par des balcons munis d'un parapet élevé et ù jour dans la partie inférienre.

De là, on pouvait lancer, à couvert, des projectiles sur les ennemis qui tentaient de pénétrer par ces ouvertures. Nous avons donné le nom arabe de moticharahy à ces balcons, qui paraissent empruntés à l'Orient. BtcntAl, on imagina de les multiplier et d'en garnir tout le haut d'une muraille. On les appelle macheeoulis ou mâchicoulis^ lorsqu'ils forment ainsi un système de défense continu. L'emploi n'en devint général qu'au xiv" siècle. On en trouve cependant des exemples plus anciens, notamment à Aigues-Mortes et au Puy. Ces derniers, qui datent probablement du xii* siècle, sont les plus anciens que l'on connaisse.

La plupart des mâchicoulis consistent en un parapet, souvent crénelé, et porté sur une suite de corbeaux ou de consoles niéâîocrement espacés.

Ailleurs, une espèce d'arcade, jetée contre les contre-forts extérieurs d'un rempart, supporte le parapet, et tout l'espace vide compris entre deux contre-forts pouvait servir à jeter des projectiles considérables, tels que de grandes pièces de bois. On voit, au château des papes, à Avignon, et dans le bâtiment de l'évéché, au Puy, des mâchicoulis disposés de la sorte. Au Puy, les

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contre-forls sont défendus par des raoucharabys.

La forme des arcs, qui unissent quelquefois les consolesoulescontre-fortsetqui forment l'ouverture verticale des mâchicoulis, on, h. leur défaut, l'ornementalion qui rappelle ces arcs, peut, dans beaucoup de cas, indiquer, avec quelque précision, l'époque à laquelle ils appartiennent. D'abord, ces arcs sont en plein cintre, puis en ogive en tiers-point, ensuite en ogive à contre-courbe, enSn ils reviennent au plein cintre.

Souvent, les mâchicoulis reçoivent des moulures et des sculptures, et deviennent dans les constructions civiles un simple motif d'ornementation.

En cas de siège, pour augmenter la hauteur des tours ou pour suppléer à l'insuflisance de leurs couronnements, on élevait des êchafauds en bois, sur lesquels se tenaient les hommes d'armes. Dans beaucoup de forteresses anciennes, des trous ou des corbeaux, disposés dans la maçonnerie de distance en distance, paraissent avoir servi à soutenir ces êchafauds, que l'on plaçait aussi, comme il semble, à l'extérieur des murailles qui n'avaient point de mâchicoulis. C'est probablement à ces charpentes improvisées, que les mâchicoulis en pierre ont dû leur origine. Le nom de ces êchafauds était hourd, hiirdel; en latin, kurdidum. Le verbe hiirdare exprime l'action d'employer ce

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moyen de défense. Da Cange traduit à tort, ce non» semble, le mot burdicium par eratis Vtgnea qiia 06ducebanUir mœnia, ne ab arietibtta IwderenUtr. Les citations suivantes peuvent indiquer plus exactement le sens de ce mot :

HurdRii turres et propugnacala, murot SubtuB fulcin facil...

{■phiUf^Uot.)

Les mots propugnacula et turres indiquent des écbafauds placés au sommet des remparts, et trèsdifférents des dispositions de défense de la partie basse des murailles étayées en dessous.

s Attorniti suot 4 homincs ad unnn qumiqae çfimmeUu'n GiutodienJuiii et hurdonduin. a (Clmrte citée par Du Cange, au mot HuRDicitiu.)

Par trois fois fut évidemment monstrée (la aaÎDte Vérouique) A tout le peuple, en moult grant référnice, Par un éiesque, lui im bourt, à l'entrée De Snint-Pierre,..

(SuDt-Gelaia.)

Le mot hoiird appartient k la langue d'oïl. Daiis la langue d'oc, on se servait du mol eadafalcs, ecdsfaux, échafaud..

!s at ab ferm htsoaio.

urs sans chaui ni «able, avec doa

illisloire de la croisade contre les Albigeois. N. 39SS.)

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L'ARCHITECTURE MILITAIIIE. 2U

Une miaialure du xv* siècle , représeataot l'enceinte de la ville de Moulins, semble figurer également ce sjrfitèmede fortifications en bois, que l'on établissait en: tempe de âéffs-

Ainsi qu'on l'a va précédenunent, les tours étaient les parties de la fortiticalion qui contribuaient le plus efficacement à la défense d'une forteresse. Leur sommet devait donc neoevoir un certain nombre d'hommes, ainsi que. de» machines et des prorieiiHis de pierres et d'autres projectilaK. Au^i, les toars étaient-elles couvertes par des terrasses, soit voûtées, soit soutenues par ane forte charpente. Malgré le danger du Feu, beaucoup de tours n'avaient que des plates-formes en bois.

Les tours furent qoetqaefois couvertes de teita coniques, les uns portés sur le sommet des créneaux, les' autres di&posés en arrière, de manière il laisser UQ passage libre autour du parapet.

Ailleurs, Boe galerie circulaire, percée de nombreuses fenêtres, tenait lieu de plate-forme, et, comme dans les exemples précédents, la tour était surmontée par un toit conique.

Au reste, nons avons lieu de croire que cbb toits coniqoeB sost rarementdes dispositions originelles, et nous pensons qu'on en trouverait difficilement des exemples avant le xv° siècle.

Snr le sommet des tours, et parfois snr les

courtines, notamment aux angles saillants d'une enceinte, on troure souvent de petites guérites en pierre, destinées à abriter les sentinelles chargées d'observer les mouvements de l'ennemi par dos ouvertures percées de tous les cdtés. On appelle éckanguettes ces petites constructions, ordinairement de forme ronde, et terminées par une calotte revêtue de dalles.

Il faut se garder de les confondre, soit avec les lanternons qui surmontent les cages d'escalier, et qui ont pour but d'empêcher ta pluie de tomber dans l'intérieur, soit avec tes tourelles, placées aux angles des tours, et remplissant à l'égard de ces dernières le même office que celles-ci rendent aux murailles de l'enceinte. D'ordinaire, les échanguettes avancent en encorhellement hors du rempart, afin de permettre aux sentinelles d'en voir le pied.

Enfin, sur les plates-formes des tours, et, d'ordinaire, sur la tour la plus élevée, celle qu'on appelait la guetle, il y avait une cloche que l'on sonnait en cas d'alarme. Souvent la cloche étail remplacée par un cornet ou oliphant, peut-élre aussi par un porte-voix, avec lequel on annonçait la présence de l'ennemi.

L'AIiCHlTECTUBE MILITAIRE.

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