‹ Études sur les arts du Moyen âgeChapitre 55 sur 62 · L'obélisque · texte numérisé non relu

L'obélisque

2. Latin-griego. Notre auteur ne désigne-t-il point par ce terme bizarre le grec ancien, qui déjà était difficile à comprendre pour les habitants de Constantinople illettrés? Peutêtre encore faut-il lire ; en latin y en griego, en latin et en grec; Tinscription est effectivement en ces deux langues. Elle relate en vers très-prétentieux que l'oliélisque fut élevé sous Théodose, par Proclus, en trente-deux jours.

peint les grands exploits qu'en ce temps faisaienl les chevaliers et gentilshommes \ Et parmi ces piliers il y avait trois figures de serpents de cuivre, ou d'autres métaux ^, lesquelles étaient tordues ensemble comme une corde, et, en haut, leurs têles s'écartaient l'une de l'autre ouvrant la gueule. Et l'on disait que ces images de serpents avaient été là placées par un enchantement qui fut fait, car dans la ville autrefois il y avait force serpents et telles autres bêtes venimeuses qui tuaient les hommes et les empoisonnaient ; et qu'un empereur qui régnait alors les lit enchanter au moyen de ces figures de serpents, ce pourquoi d'ores en avant elles ne firent oncques mal à personne dans la ville. Ladite place est fort grande et tout autour fetniée de hauts degrés s'élevant les uns au-dessus des autres et fort élevés, et furent faits pour que s'y plaçât le menu peuple et vît le spectacle. Et sous les degrés il y avait de grandes loges ^ avec des portes donnant sur la place où s'armaient et se

1. Voyez dans Gyllius la description de ces bas-reliefs, dont quelques-uns se rapportent aux travaux pour l'érection de l'obelisque, les autres aux courses du cirque. {De top. C. P. page 375.)

2. Celte colonne aux serpents a été élevée par Constantin, et, suivant Sozomène, ce serait le trépied consacré à Deiplios par les villes grecques après la bataille de Platée (Gyll. £>e top, O.P. 375).

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