‹ Études sur les arts du Moyen âgeChapitre 8 sur 62 · A f^aint-Gilles, par ecemple · texte numérisé non relu

A f^aint-Gilles, par ecemple

2>S ÉTUDES SUR LES AliTS AU MOYF.:: A HE.

i,i vie du jialron de l'église'. Ce l'uL |ioiU-èli'e, un souvenir antique qui fil placer en évidence sur les portails les douze signes du zodiaque ; mais je crois que c'est plutôt ù l'ignorance des ouvriers qu'à certains calculs mystiques ou astronomiques qu'il faut attribuer les inlerverlissements qu'on remarque très-souvent dans la disposition des signes.

A part ces sujets, et d'autres faciles à expliquer, et dont la [)osition semble soumise à certaines règles, il serait impossible d'entrer dans le détail ou même de spécifier le caractère de tous ceux qu'on a jetés avec profusion sur les stylobates, les archivoltes, les pieds-droits, sur presque tous les membres de l'architecture. Rien de plus commun que d'en trouver de ridicules ou d'obscènes. On peut remarquer pourtant la prédilection des artistes pour les compositions tragiques et effrayantes, surtout pour la représentation des supplices que l'enfer réserve aux pécheurs. Ils se sont complu à montrer des diables hideux, des monstres bizarres déchirant, tûrlurant des damnés. L'intention d'agir par la teireur sur les imaginations est évidente, et l'on dirait (jue, par ces images de supplice, les artistes ont voulu venir en aide à l'éloquence des prédicateurs*.

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