‹ Études sur les beaux-arts en généralChapitre 22 sur 104 · PAR LOUIS CARRACHE · texte numérisé non relu

PAR LOUIS CARRACHE

Le mouvement qu’imprime aux arts un homme de génie est suivi quelquefois d’une sorte de stagnation qui provient de l’excessive admiration dont il a frappé les esprits ; les yeux uniquement fixés sur lui , on s’endort dans l’imitation d’un si grand modèle ; on oublie qu’H puisse exister ailleurs des beautés capables d’enrichir encore son art ; et l'art, qui cesse de s’enrichir, s’appauvrit; car, en négligeant de chercher dans la nature les beautés dont il pourrait orner son domaine, il perd de vue celles que déjà il avait su en obtenir.

Après Michel-Ange, la peinture était tombée, en

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