‹ Études sur les beaux-arts en généralChapitre 86 sur 104 · JACOB BENISSANT LES ENFANTS DE JOSEPH · texte numérisé non relu

JACOB BENISSANT LES ENFANTS DE JOSEPH

■celni-d «si Palnû; mettez votre main droite sur sa tête. Mais son père refusa de le faire, et lui dit : Je le sais, mon fils, je le sais. Cehii-ci sera aussi le père d’un l>euple el deviendra puissant; mais son frère, qui est plus jeune, sera encore plus puissant que lui, et sa postérité sera très-nombreuse i. »

Cette scène simple et touchante est fidèlement reproduite dans le thMcau de Rembrandt. Il a peint une figure de femme debout qui regarde avec attention les enfants et Jacob ; c’est probablement Asénath , tiHe de Pwtiphérah , gouverneur d’On, que Pharaon avait fatt épouser à Joseph, et mère de Manassé et d'Éphraïm. Le peintre a donné avec art, à chacun des deux enfants, une expression différente. Ephraïm, croisant ses mains sur sa poitrine, reçoit avec un recueillement profond, quoique plein de naïveté, la bénédiction de son grandpère; cette petite tête a une grâce toute particulière; ses longs cheveux flottants en boudes sur ses épaules, son geste pieux, ses regards baissés, appellent ('attention et semblent justifier la préférence que lui accorde Israël. Manassé a l'air plus vif et plus distrait. Latêtede Jacob est remplie de gravité et de calme; peut-être «’offre-t-ellc pas un caractère assez, religieux : ce fut quelques moments après eetto bénédiction qu’lsraêl prophétisa et annonça àtous ses fils leur destinée future.

‘ Oenèse, ch. xiviu.

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